vendredi 27 février 2009

Mauvaises mères


Bon, les filles (et les hommes aussi, égalité!). Je viens de découvrir un blog vachement sympa, drôle et tellement réaliste! Mauvaises Mères, ou la vérité sur le premier bébé. (Le bouquin du même nom est sorti, d'ailleurs. Peut-être une idée cadeau pour une future maman?)
Je ne commenterai pas ici pendant des lignes et des lignes... Mais allez y faire un tour, ça déstresse, et ça déculpabilise les jeunes mamans (dont je fais partie, à fond!) qui ne font pas les petits-pots maison, qui ne stérilisent pas les biberons (ben non, c'est complètement inutile, faut se le mettre dans la tête), qui utilisent leur Babycook pour faire leurs mojitos, qui déposent leur bébé chez la nounou, alors qu'elles sont en RTT, pour aller se recoucher, qui s'occupent peu de l'avenir de la planète puisqu'elles utilisent des couches jetables, continuent d'acheter des lingettes au parabens parce que c'est quand-même bien plus pratique, et qui n'hésitent pas à déléguer plutôt que de prendre deux ans de congé parental pour être les seules à choyer leur merveille. Et pourtant, faisant fi des injonctions des ayatollahs fanatiques de Laurence Pernoud, prônant l'esclavage maternel, ces femmes, elles aiment leur enfant à la folie! Elles ont aussi une vie, tout simplement!
A lire, donc.

jeudi 26 février 2009

Avant/ Après... avoir un bébé


Avant... j'avais huit heures de sommeil. Maintenant, j'ai besoin de huit heures de sommeil!
Avant... je me demandais où trouver de la place pour un bébé, entre la vie, le couple, le boulot, etc. Maintenant, il y aurait de la place encore pour 2 ou 3!
Avant, je m'habillais en 36. Maintenant, "36", ça me fait penser aux congés payés ou à Quai des orfèvres. Enfin... Le 38, c'est pas loin. C'est l'Isère... (ou l'âge officiel d'Adjani? bref.)
Avant, j'avais décidé: "Je veux un bébé". Pourtant, c'est la nature qui a bel et bien décidé. J'ai du attendre et cesser de vouloir tout maîtriser.
Avant... c'était beaucoup de questions "un bébé, oui, mais et ma carrière? et ma vie cool? et mes sorties? et mes dépenses?" Maintenant, c'est quelques réponses, notamment "ce qu'on croit essentiel ne l'est plus!"
Avant, le stock Maje du metro Mouton-Duvernet était mon dressing. Maintenant... c'est à ma fille qu'on offre du Burberry, plus à moi!
Avant, je passais mes week-end chez le coiffeur en bas de chez moi, rue Sophie Germain, à papoter, ou à boire le thé avec les copines. Presque tout le temps dans les salles obscures, ou allongée sur mon lit en train de bouquiner. Maintenant, mes week-ends passent toujours aussi vite, alors que tout ça, je le fais beaucoup moins!
Avant, j'étais angoissée, j'avais toujours peur de quelquechose, peur de l'avenir ou peur d'avoir peur... Maintenant, je me pose encore des questions, mais mon nombril est beaucoup moins imposant! Une petite personne passe avant tout, et mes angoisses, sont, du coup, un peu plus constructives.
Avant, j'étais légère, instable et folasse, maintenant, je suis toujours un peu légère, instable et folasse, mais moins.
Avant, je ne savais pas à quoi ça ressemblait, un bébé, de près. Maintenant, je n'en cotoie pas beaucoup d'autres, mais j'en connais un plutôt bien, et j'apprends tous les jours un truc nouveau! et je trouve ça littéralement passionnant, de devenir mère!
Avant, j'avais très envie d'écrire, mais sans avoir vraiment idée de pourquoi, comment, sous quelle forme et dans quel but. Maintenant, ben c'est un peu pareil, sauf que j'écris (oui, pour toi, lecteur)
Avant, j'avais des amis sincères et fidèles. Maintenant, ces amitiés se sont pour la plupart confirmées, certaines ont disparu, sont en suspens, et d'autres se sont créées.
Avant, j'étais heureuse, amoureuse et insouciante. Maintenant, je suis heureuse, amoureuse, et plus du tout insouciante. Pourtant, j'y ai gagné!
Avant, j'étais égoïste, impatiente, indépendante et catégorique. Maintenant, je suis encore un peu égoïste et impatiente, sauf pour ma fille, et je perds peu à peu toutes mes certitudes.
Avant, j'étais en colère, j'avais un avis sur tout, et un regard critique et cynique. Maintenant, je suis toujours la même, mais avec un peu de douceur en plus.
Avant, je trouvais que ma mère n'était pas assez ceci, ou trop cela. Maintenant, je commence à me mettre à sa place, et à me dire qu'elle ne s'est pas si mal débrouillé que ça, finalement.
Avant, je critiquais les façons d'éduquer. J'avais des idées, des théories. Maintenant, je suis en phase d'observation. Je me fais plus discrète, je tente d'être plus tolérante.
Avant, je ne pensais qu'à moi. Maintenant, j'ai peur des drames, des accidents, des "éventualités", des "hypothèses", des faits divers.
Avant, je me couchais après m'être brossé les dents. Maintenant, entre ces deux étapes, je vérifie que ma fille respire bien, dans son petit lit.
Avant, je me réveillais le matin, sans être, parfois, parfaitement convaincue du but de ma journée. Maintenant, je me réveille, et je sais pourquoi.

mercredi 25 février 2009

Affronter l'ennemi de l'administration


Je suis toute énervée. Les gens de la CAF et de la CPAM, c'est des méchants. Je pense qu'on les forme pour ça. Pour être des monstres virtuels, des haines dématérialisées. Le pire, dans tout ça, c'est que cet ennemi avance masqué. On ne sait jamais à qui on a affaire au bout du fil, chaque fois la réponse est différente, et lorsqu'on envoie des mails ou des courriers, on n'a jamais de réponse. Ce sont des sadiques. Déjà, pour mon congé maternité, j'avais reçu mes indemnités avec deux mois de retard (mon compte en banque maigrissait à vue d'oeil à mesure que mon ventre grossissait). Là, la CAF, ils s'amusent à me faire tourner en bourrique avec mon changement d'adresse. Les sommets sont atteints en terme de créativité. Déjà, ils ont mal noté ma nouvelle adresse. Ensuite, ma nouvelle CAF, a, paraît-il, "pris beaucoup de retard". Mon changement de situation sera donc traité en 3 mois, "en étant optimiste" disent-ils. Pendant ce temps-là, ben, plus d'allocations familiales, plus d'aides pour payer notre nounou (ça coûte un smic, une nounou), plus rien. Je les abhorre, je les exècre, je les méprise. Mais le pire, c'est qu'ils s'en foutent complètement, ces serpents. Il n'y a pas plus anxiogène que de se battre contre un ennemi invisible. Et vous, quels sont vos trucs pour combattre cette créature cauchemardesque?

mardi 24 février 2009

Au fait...

Un p'tit message à: mes copines, les copines des copines, les lectrices et même les lecteurs, les êtres humains, les gens au physique flatteur, ou pas, bref toutes ces personnes de goût qui visitent mon blog, et qui sont de plus en plus nombreuses: Prenez un pseudo et franchissez le cap: laissez-moi des commentaires, merde! Merci.

lundi 23 février 2009

Ce soir, gros enjeu télévisuel


(photo réalisée par moi-même, lors d'une de nos légendaires battles télévisuelles du printemps dernier)

Sauf exception, je ne vois pas comment, ce soir, un couple hétéro de base va rester harmonieux. A part ceux qui honorent Vishnou en fumant des choses étonnantes dans la prairie, absolument tout le monde est au courant que, ce soir, sur TF1 il y a des veaux qui courent après un ballon (après la belle symphonie classique du générique, intitulée Hymne de la Champions League), et sur M6, il y a des gamins beaux-gosses qui beuglent l'hymne à l'amour.
Ce soir, c'est bières et "allez enculé" pour les uns, et dîners de fille - sms endiablés (mais kil est booooooooo LOL il chante kom un dieeeeeeeu MDR!) pour les autres. Ce soir, c'est télé contre télé. Alors, nous, on n'a qu'une télé, qui s'allume le plus souvent pour la messe footique, donc qui c'est qui va se mater la Nouvelle Star sur son PC? c'est moi. Mais bon, c'est quand-même une joie que M6 retransmette en direct sur internet.
Entre le Dédé Manoukian, qui rempile pour la septième fois avec ses poils et ses envolées philosophiques (mon préféré), le Philou Maneuvre et ses goûts pointus et ses Wayfarer sur le nez, Sinclair et son toujours aussi joli minois, son regard de blond sexy qui vous déshabille (mon préféré, lui aussi), et Lio, qui, malgré un coquelicot géant tatoué sur son épaule (de loin, on dirait une grosse plaie), un style vulgos bien à elle, un oubli récurrent de culotte -et sûrement les ongles pas très nets sous le vernis-, nous persuade presque qu'elle s'y connaît en musique, cette émission est un ravissement. Un regret: Virginie Effira ("un mix de Cameron Diaz et du marsupilami" dixit Manoukian dans le Elle de cette semaine) n'est plus à l'affiche! Sa remplaçante va devoir assurer.
Enfin, les candidats vont sûrement nous en donner à coeur joie ce soir, entre les casseroles de bal, les autistes eighties'revival, les psychopathes heavy metal et les cagoles fans d'Hélène Ségara. Heureusement, quelques bombes viriles et méchues vont surgir de notre écran, au fil des émissions, pour le bonheur des dames, je n'en doute pas. Mais une question reste en suspens, pour l'instant: Qui va bien pouvoir remplacer dans nos coeurs, le frétillant Benjamin Siksou qui a peuplé nos débuts de soirées '08? Caliente!

Pour finir, allez faire un tour sur le rap d'Amandine du 38, si après ça vous pensez encore que cette fille a été élevée par des êtres humains, je crois que vous allez "adorer aider les pays en difficulté" et apprécier de savoir combien de "Francs-mille CFA" font un Euro. Au passage, permettez-moi d'ajouter que vous ne faites pas honneur au Sénégal.

Martine Marceau













Moi je dis que ces deux là semblent être à l'opposé physiquement, mais en fait, si on regarde bien, Martine c'est juste Sophie avec un cerveau, trente kilos et vingt ans de plus. Même couleurs de cheveux, même petits yeux coquins, même moue boudeuse (bon, il y en a une qui est toujours plus en colère que l'autre). L'une est à gauche et l'autre à voté Sarko en tirant à pile ou face. Au fond, c'est les mêmes. Non?

dimanche 22 février 2009

Week end à deux?


A y est, je suis partie avec l'être inespéré qui partage ma vie, en week-end, en amoureux, sans bébé! Comme je suis fière (et reposée)!
Ben ça fait du bien. C'était un peu bizarre au début, on était dans notre bel hôtel, dans un joli village provençal, et à peine arrivés, on se disait: "Mais qu'est-ce qu'on fout dans ce village paumé, sans notre fille? Est-ce qu'elle va nous reconnaître quand on va revenir?". Au resto, à midi, la chef nous parle de sa petite Célestine, 9 mois, qui fait ses dents. Un sujet modérément passionnant, mais un sentiment étrange de solidarité aparaît, du genre "on est aussi des parents, on se comprend". On hésite entre trouver ça "trop mignon" ou "plutôt chiant". La petite Célestine se met à hurler. On sursaute. De vieux réflexes. Mais non, on peut être cool, notre fille est loin!
A l'hotel, tenu par une merveilleuse petite famille Jacadi-Cyrillus, catho tradi et look d'antiquaires de la rive gauche. Meubles chinés chez "Comptoir de Famille". Foulard en soie, chevalière, sautoir Chanel et maquillage au Monsavon. J'adore. On dort au dernier étage de la belle demeure, juste à côté de la chambre des enfants. C'est un comble, on fait bien attention à ne pas faire trop de bruit pour ne pas réveiller les nains. Le soir, après n'avoir strictement rien fait de productif de l'après-midi, (à part entretenir notre couple et la flamme de notre amour, visiter les 500 m2 du village, admirer la vue, lire la presse people, et essayer les divers savons "fleurs de figuier" de la salle de bains) on croise des couples avec enfants, pour aller dîner. On serait bien avec notre fille, non? Bon c'est quand-même bien pratique de dîner tranquilles. Une bonne bouteille et on commence à l'oublier, notre chérie. Une vraie nuit plus tard, nous sommes réveillés par les cris des enfants du palier d'à côté. Bucolique. Une dernière petite virée au village, un p'tit café au calme en terrasse, et on rentre chez les grands-parents! On a le coeur qui bat en retrouvant notre fille, qui elle, bien évidemment, avait passé un excellent week-end, en remarquant à peine l'absence de ses fiers géniteurs.
Bon, j'ai adoré partir deux jours, finalement, même si les premières heures nous ont parues toutes vides de sens. Notre couple a pu souffler un peu, même si je trouve que depuis la naissance de notre bébé, les moments au calme sont peut-être moins nombreux mais bien plus beaux et intenses. Mais définitivement, je ne suis pas de celles qui arriveront à partir une semaine au bout du monde, comme ça, d'un coup. Il va me falloir du temps, et quitte à être réveillée le matin par des gazouillis d'enfants, autant que ce soit par ceux du mien!

mercredi 18 février 2009

Certains n'en ont pas...

Et une petite citation du jour:
"Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a raté sa vie !" (Jacques Seguela, grand penseur qu'on ne présente plus). Dans la comm', on se lève pas aussi tôt, d'habitude. Faut arrêter Télématin, Jackie.

Régime sec


Je ne sais pas si vous avez eu l'info: Un seul verre de vin augmente le risque de cancer! tenez, par exemple, cliquez ici
Même un p'tit verre par jour! Nous qui croyions, sacrés français, que le petit verre de rouge était salutaire, on se la jouait "régime crétois, bons vivants et minces comme tout".
Mais ce n'est pas tout. Les chercheurs veulent que les médecins rappellent aux français que: manger trop salé augmente le risque de cancer de l'estomac. Manger trop de charcuterie augmente le cancer du côlon. Manger tous ces trucs augmente aussi significativement le cancer du sein! ben oui pourquoi pas. Et sans parler de la cigarette, hein. Etre en surpoids, mais même simplement de quelques kilos, augmente aussi pas mal le risque de cancer!
Bon, moi personnellement, j'adore les brocolis, lentilles, asperges et autres légumes verts. Je continuerai donc à en boulotter à l'envi. Mais j'aime aussi plein d'autres choses carrément plus jouissives, alcoolisées parfois! Vous imaginez les soirées qu'on doit passer maintenant pour pouvoir mourir en bonne santé? Après une bonne journée de boulot, et les enfants couchés, rien de tel qu'un petit footing d'une trentaine de minutes, puis un petit verre de jus de radis, enfin, affalés sur le canapé, on se régale de Vittel à volonté, et de crudités sans assaisonnement. Ensuite, eh bien, on ne fait pas la gueule, car le stress contribue au vieillissement de la peau. On va se coucher en souriant, le coeur léger et le ventre frustré. Et ça, tous les soirs de la semaine, bien sûr. N'oubliez pas votre libido, les ébats passionnés entre personnes mariées (ou concubins à la rigueur, mais si vous étiez au moins pacsés, les statistiques seraient meilleures) étant, à hauteur de 3 à 4 fois par semaine, chaudement recommandés pour mourir moins jeunes. Une petite soirée rock n'roll sera tolérée, une ou deux fois par mois... avec un verre de vin, pas plus, et une rondelle de saucisson.
Franchement, avec tout le fric qu'on donne à la recherche, si en plus on peut pas risquer un cancer tranquille... nos soirées vont être d'un ennui!
Ils pourraient rajouter, aussi, les chercheurs, que vieillir augmente aussi le risque de cancer. Mais aussi la pilule, tiens, pourquoi pas. Et puis, s'épiler les jambes pourrait augmenter le risque de cancer des poils, non? Et surtout, plus de vernis à ongles, vous pourriez avoir le cancer du doigt. Sans parler des cosmétiques aux parabens, qui rendront stériles vos descendants, par votre FAUTE. Faire trop de brushings, même quand on est brune, peut-être que c'est dangereux pour notre cerveau, aussi? Faire des enfants diminuerait le cancer de l'uterus. Mais faire des enfants, c'est finalement leur donner le risque d'avoir un cancer eux aussi! alors, bandes d'égoïstes, vous faites des enfants pour avoir moins de cancers du sein, mais, outre le fait que vous allez les mener droit vers la mort, vous allez prendre des kilos, pendant la grossesse: inutile de vous rappeler ce que le surpoids vous fait risquer! Ah ah ah! bien embêtées, hein? Votre conjoint va vous quitter, et faire son cancer avec une autre, et vos enfants ne vous remercieront pas.
Je sais, j'exagère, mais j'en ai marre de toutes ces infos (sûrement passionnantes prises une à une)...qu'on nous sert dans la presse. A chaque fois on nous sort un truc différent pour se "prémunir" contre le cancer. Toutes les astuces "anti-cancer" commencent à me poser problème. Et puis, cette idée, en entrefilet, que si on le veut vraiment, on peut ne pas subir cette maladie... que les gens qui ont vraiment de la volonté peuvent y échapper... Encore une façon de nous faire culpabiliser en signifiant, finalement, que lorsqu'on a un cancer, au fond, c'est qu'on l'a un peu mérité. Ca me hérisse... Pas vous?

mardi 17 février 2009

Le désordre et moi


Le grand Philippe Geluck (philosophe grec passant chez Ruquier) a dit: "Au fond, est-ce que ranger ça ne revient pas à foutre le bordel dans son désordre?"
Ah, bravo Phillipe! J'applaudis des deux mains! Le penseur Geluckien a vu juste.
Je suis une bordélique. Je n'aime pas l'ordre. Ou si, j'aime bien, mais je ne l'atteins jamais. Comme si les petites choses qui traînent étaient, pour moi, les derniers signes de vie, distinguant mon appartement de ceux qu'on voit dans les magazines de déco, sublimes mais froids. Hier encore, j'ai repoussé pendant des heures l'échéance de l'aspirateur. Chez moi, c'est propre, attention. Ce n'est pas hyper scintillant, mais c'est correct. J'ai un bébé, quand même! Mais qu'est-ce que ça m'ennuie! En fait, ça ne m'intéresse pas. Ca ne me dérange pas du tout, le désordre, et surtout, je m'y retrouve! Ranger me paraît être une perte de temps, et surtout, pas essentiel du tout. Disons que mon but dans la vie, ce n'est vraiment pas du tout d'entendre: "Mazette, Marine, qu'est-ce que ta maison est bien tenue!". M'en fous. Quand j'ai une heure de libre, que ma fille dort par exemple, eh bien, au lieu d'aller faire des tâches ménagères à la con, j'ai toujours des millions d'autres choses à faire plus intéressantes. Bloguer, lire, rêvasser, traînouiller sur mon canapé. Créer, quoi! Ben oui, j'ai besoin de temps pour contempler, réfléchir, imaginer, avoir des idées. Et le balai me coupe dans mon élan.
Je pourrais aussi vous citer Winston Churchill; "A force de dire: "Si je ne le fais pas, quelqu'un d'autre le fera à ma place", on baise sa soeur". Ca n'a aucun rapport mais avouez que c'est drôle.
Bref. Vous trouvez ça grave, vous, de pas ranger beaucoup?

lundi 16 février 2009

Ce soir sur Arte


Génial! ce soir y a pas de foot! (enfin je crois. Un match de foot est si vite arrivé.) Donc si vous hésitez encore sur votre programme télé du soir, il y a un film magnifique sur Arte, La Chambre des Officiers. André Dussolier, Denis Podalydes et surtout Eric Caravaca forment un casting parfait. Ce film est grandiose! Je vous le recommande!

dimanche 15 février 2009

Ode à l'amour


Allez, on va être un peu sincères aujourd'hui. Qui parmi vous n'a jamais jeté un coup d'oeil à cette fabuleuse émission, à la fois vide et passionnante, ennuyeuse et haletante, vulgaire et bon enfant, nauséabonde et hilarante, la bien-nommée "Ile de la tentation"?
Ne serait-ce que pour une seule émission, voire quelques secondes "en zappant", nous avons tous regardé, médusés, la télécommande en équilibre au bout des doigts, les couples d'imbéciles décidant de tester leur amour sous les projecteurs de TF1.
Eh bien, vous le savez ou pas, mais l'Ile de la Tentation, c'est fini.
A la maison les couples de neuneus, au placard l'équipe de production, à l'ANPE les tentateurs des plages. Finis les Chienna, Fouffa, Vulvy, Testo ou Jean-John, se déhanchant en string panthère sur des décors de cartes postales des années 80. Oubliées, les filles de joie aux cheveux blonds et racines noir-corbeau, aux piercings et chaussures compensées. Terminées, les ruptures sanglantes en direct, les histoires d'amour détruites après la pub, les abdominaux huilés sponsorisés par Durex et les "bip" à chaque gros mot. Adieu, Céline Géraud, journaliste sportive de talent, qui a choisi de diversifier un peu ses interviews en devenant Coach des Couples (Passer de: "Alors, triste d'avoir perdu le match?" à "Alors, déçue d'avoir été trahie par votre jeune mari pour une traînée en silicone?", c'est sûr, ça change). Adieu, donc, à tous ces types attachants, au fond. Aux oubliettes, les starlettes de plage et les "T'y as rien compris, pauvre con!" (Citation de Dany, saison 2008, avec l'accent marseillais).
J'avais découvert l'émission l'année dernière... et ne la reverrai plus. Une larme coule sur mon bikini en lurex. Cul tu étais, culte tu deviendras.

mercredi 11 février 2009

Josiane... prépare la Saint Valentin!


Mes lecteurs,
Notre rubrique de Josiane, aujourd'hui, prendra une couleur particulière. Puisque la Saint-Val' approche à grand-pas, c'est le courrier du cœur que je mettrai à l'honneur aujourd'hui. Vous bénéficierez de toute mon expertise ès-couple, sans jugement aucun (sauf si vous le méritez, bien entendu), ni injonctions morales de bas-étage(sauf si je ne suis pas d'accord avec vous, évidemment). Alors, j'attends vos questions, et c'est sous le signe du rose-tendre, du rouge-passion, du violet-frisson et du parme-zan que je me ferai un plaisir de vous guider dans les méandres de l'Amour. Voici quelques interventions qui vous aideront, je n'en doute pas, à mieux vivre à deux:


1- Ma chère Marine, mon concubin est quelqu'un d'adorable, une vraie crème. Il m'emmène tous les étés en vacances dans une ville différente (en restant en Belgique, tout de même), le nombre de ses infidélités est clairement en baisse par rapport à l'année précédente. Il redouble d'efforts pour entretenir sa moustache et sa Golf tunée, et veut se spécialiser en oenologie-bière. Il m'a acheté un clic-clac, ce sera plus confortable que le tapis lorsque je dors dans le salon. (Il dort mal dans mon lit si on est deux). Il me promet même que oui, cette fois, il est d'accord pour me faire un enfant en 2009 (à condition, bien-sûr, qu'il quitte sa femme. Depuis quinze ans, apparemment, il ne se passe plus rien entre eux.) Il ne veut simplement pas à avoir à le reconnaître à la naissance. Bref, cet homme m'aime, il me le montre bien. Seulement, pour la Saint-Valentin, il a prévu de voir le match de rugby du samedi après-midi, puis d'aller chez sa mère. Je trouve que, pour le coup, il exagère. Je remets tout en question. Est-ce le bon? Josiane

Bonjour Josiane! D'habitude c'est la mesure qui me caractérise, mais dans ton cas la réponse me parait très simple: Quitte-t-on un homme juste parcequ'il n'a pas été à la hauteur le jour de la Saint-Valentin? Si oui, c'est une bien piètre image de l'amour que tu as. As-tu cherché les causes possibles de ton instabilité dans ton enfance? la réponse se trouve forcément dans ton passé. Ton compagnon a bien des points d'améliorations (qui n'en a pas?) mais tu notes toi-même tous les progrès qu'il a déjà réalisés. N'est-ce pas suffisant? Ne sois pas trop exigeante, Josiane. L'amour prend les formes qu'il peut, donne sa chance à cet homme. Ce serait trop bête de se retrouver seule un lendemain de Saint-Valentin. Donne-nous de tes nouvelles! Je te souhaite du bonheur!

2- Bonjour Marine. Tes conseils sont tellement précieux, je tiens à t'assurer, d'avance, de toute ma reconnaissance. Voilà mon souci: Je trouve que la Saint-Valentin, c'est ridicule, c'est du marketing débile, et une énième façon de nous pousser à la consommation. En plus, je suis alter-mondialiste, et ça ne se fait pas, dans ce milieu, de céder aux sirènes du bizness. Seulement voilà. Chaque année c'est la même chose. Si je ne reçois rien pour la Saint-Valentin, malgré tous ces principes auxquels je crois, je suis vexée comme un pou. Un coeur en chocolat, une tulipe, un gros caillou (24 carats), n'importe quoi, ça me ferait quand-même plaisir. Que faire? Josiane

Ma pauvre Josiane, comme je te plains! Je tiens à te rassurer, tout de même; tes faiblesses font de toi une femme, entière et contradictoire. Tu penses une chose, tu dis le contraire... que tu es cliché! C'est vrai que la Saint-Valentin est orchestrée par les grands de ce monde, pour baisser encore un peu plus notre pouvoir d'achat. Mais à l'inverse, cet évènement peut augmenter la libido d'une femme comme toi. Un collier de perles, la nouvelle Fiat 500, des vacances au club option Spa des Cinq Mondes... toutes ces petites attentions que tu te refuses favoriseraient peut-être une Saint-Valentin digne de ce nom avec ton homme! Oublie pour un soir tes préceptes "dreadlocks-banderolles-tennis en toile-sarouel informe" et plonge dans le bling-bling. Le 14 février, accepte les cadeaux, vive le matérialisme et le jetable! (tu verras c'est super jouissif parfois)

3- Bonjour Marine! J'ai pris des cours intensifs de pole dance depuis quelques mois, pour plaire à mon homme le soir du 14 février. Sauf que je viens d'apprendre que ce n'est déjà plus du tout à la mode, maintenant, c'est le tantra ou les trucs un peu louches des pays de l'est qui se font, parait-il. A quoi va servir tout cet investissement moral et financier? Josiane.

Ma chère Josiane. Ne remise pas tout de suite au grenier ta barre de strip-tease! Les modes reviennent toujours, et, même si elle ne servira peut-être plus pour le Grand Soir, tu pourras toujours t'en servir pour étendre ton linge, touiller la soupe géante du quartier, ou créer une belle rampe chromée pour l'escalier de ton entrée. Sois créative, aie du bon-sens, c'est ça que les hommes attendent de nous. A quoi bon se faire des abdos en béton, et des yeux de biche, si la tête ne suit pas? retrouve un peu de sens commun, Josiane, et ton homme restera jusqu'à, au moins, la prochaine Saint-Valentin!

Questions? Remarques? Besoins de Conseils? Laissez-moi un commentaire!

mardi 10 février 2009

"Et pourtant, c'est léger l'amour!"



A lire avé l'accent, s'il vous plaît:
Marius, en revenant à terre après de longs mois en mer,lorsqu'il apprend que leur enfant, que Fanny a mis au monde, a été reconnu par Panisse, son nouveau mari, dit à celle-ci: " Quand on est le père de quelqu'un, c’est pour toujours !"
César, son père, lui répondra : « Quand il est né, il pesait quatre kilos... Mais aujourd'hui, il pèse neuf kilos, et tu sais ce que c'est, ces cinq kilos de plus, c'est neuf kilos d’amour. Et pourtant, c’est léger l'amour ! ... et toi, qu'est-ce que tu as donné? »
« La vie! » « Oui, la vie. Les chiens aussi donnent la vie... Les taureaux aussi. Cet enfant, tu ne le voulais pas. Ce que tu voulais, c'était ton plaisir.. La vie, ne dis pas que tu la lui as donnée. Il te l'a prise : ce n'est pas pareil. »
« Comment! Toi aussi! Mais nom de dieu, qui c'est le père? Celui qui a donné la vie ou celui qui a payé les biberons? »
« Le père c'est celui qui aime. », conclut César.
Je trouve ce passage magnifique (Fanny, de Marcel Pagnol) Je voulais juste le partager avec vous!

Le déni de grossesse

(en photo: ventre à 6 mois de grossesse, dans le cas du déni de grossesse)

Bon, si on était un peu sérieux? Si si, c'est bien aussi parfois (bon, aussi rarement que possible, quand même, faut pas pousser non-plus)
Le 19 janvier dernier, au même moment que le procès du mari de Véronique Coujault, est passé sur France 3 un documentaire sur le déni de grossesse. (pour voir la bande-annonce, cliquez ici)
J'ai vu ce documentaire et je l'ai trouvé intéressant et fort utile! Ce phénomène est complètement méconnu et tabou. Je ne m'y serais pas forcément intéressée si je n'avais pas eu de bébé...Quoique, je n'en sais rien. Je me souviens, lorsque j'étais enceinte de quelques mois à peine, avoir entendu parler du cas d'une fille qui s'était aperçue de son état, au bout de 8 mois seulement. Ma réaction fut de ne pas y croire; "Mais c'est n'importe quoi, à quatre mois je sens vraiment bien les mouvements de mon bébé, et mon ventre est déjà bien rond! Et puis les symptômes de la grossesse apparaissent tellement tôt! Non, vraiment, cette fille divague".
Voilà. Et je crois que la majorité des gens réagissent comme ça, au premier abord.
Eh bien en fait tout est plus compliqué que ça. Oui, car ce documentaire nous montre l'importance du facteur psychologique sur le développement d'une grossesse. Parfois l'inconscient crée des barrières tellement fortes qu'il supprime tous les symptômes liés à la grossesse. Des saignements apparaissent tous les mois, les abdominaux ne se distendent pas, l'utérus ne peut donc basculer vers l'avant. Le foetus se développe donc à la verticale, et le ventre de la mère reste totalement plat! Ses seins se modifient peu, elle ne prend presque pas de poids, et ne sent pas les mouvements de son bébé, et cela parfois jusqu'au terme.
Difficile à croire lorsqu'on a vécu une grossesse, ou qu'une femme de son entourage a été enceinte. Vers la fin, normalement, les mouvements se voient à l'oeil nu!
Le Pr Nisand explique en fait que la perception des mouvements est très subjective! Certaines femmes les sentent dès les quinze premiers jours de la grossesse, alors que c'est techniquement peu probable, l'embryon ne mesurant que quelques millimètres.
Des cours commencent à être donnés à ce sujet dans les facs de médecine, et beaucoup de praticiens restent encore dubitatifs. Pourtant, nombre d'entre eux ne se sont pas aperçus de la grossesse très avancée d'une patiente, lorsqu'elle est venue consulter pour maux de ventre.
Ce documentaire m'a vraiment éclairée sur ce sujet passionnant. Il donne un autre point de vue, notamment pendant le procès des époux Courjault, (la femme est accusée d'un double infanticide). Dans la plupart des cas, le déni de grossesse se termine bien, l'enfant est en parfaite santé et sa mère s'attache, plus ou moins facilement, à son bébé. Mais parfois la panique et le trouble liés à la découverte, le jour de l'accouchement, qu'elles attendaient un bébé, pousse certaines femmes à tuer leur enfant.
Les juges s'identifieront inévitablement à M. Courjault: "On ne peut pas ne pas voir que sa femme est enceinte! Si c'est le cas c'est que le couple ne se touchait plus!"
Alors que le phénomène du déni de grossesse existe bel et bien.
Ces femmes qui tuent leur bébé à la naissance passent pour des "monstres". Mais bien souvent l'acte n'est pas prémédité, et on mériterait de se pencher sur la spécificité d'un tel meurtre, de comprendre le mécanisme psychologique qui touche ces femmes, et donc de prendre en compte toute la complexité et la singularité de la grossesse, ressentie si différemment d'une femme à l'autre.
Nan? Z-en pensez quoi?

Plus d'infos: Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse

samedi 7 février 2009

Timbersport Series 2008


Hier soir il m'est arrivé un truc incroyable. Dans l'immeuble où nous avons emménagé récemment, il y a un accès à plein de chaînes du cable. J'ai donc la joie de compter parmi mes chaînes, L'EquipeTV (oui, comme si le support papier et web ne leur suffisait pas)... mais aussi, bien sûr, Eurosport. Pluralité de la presse oblige.

Hier soir donc, je suis tombée en pâmoison devant une discipline sportive, dont, évidemment, j'ignorais l'existence. M'enfin même mon partenaire de vie est resté scotché, donc apparemment c'était du lourd:
J'ai assisté à la diffusion des Timbersport Series 2008. A défaut de se passer en direct, ça se passait en Irlande (à Kilkenny, même. Pas un hasard que ce soit une ville au nom de bière qui ait été choisie). Et c'est un sport complètement fin et subtil (pour preuve, une petite video)

En français, donc, le Timbersport, c'est le "Bûcheronnage de compétition" (Je crois que ce mot n'existe même pas dans notre dictionnaire).
Attention, j'ai suivi, et, telle une journaliste sportive embarquée, pris des notes! (pour vous donner envie de vous y mettre)

Ce sport se compose de, je crois, six épreuves (J'avais bu beaucoup de Champagne hier, donc j'ai du mal à relire mes notes), dont, par exemple, le Standing Block Chop (tronçonnage à la hâche, à l'ancienne), le Springboard (j'ai oublié), le Stock Saw (ça j'ai adoré, il s'agit de faire des jolies tranches avec une tronçonneuse), le "Single Buck" (c'est une épreuve à la scie passe-partout. Aucun rapport avec le nain. Il faut fabriquer un rondin avec une énorme scie.) Le UnderHand Chop est pas mal non-plus, il s'agit de se mettre debout sur une bûche et de la hâcher par en dessous. Ensuite, on finit en beauté par le "Hot Saw", qui est carrément une tronçonneuse de compétition (c'est les gens de la télé qui l'ont dit), tunée et customisée selon un cadre strict.
Bref, celui qui a la plus grosse et la plus longue est généralement un mec vachement fort. (j'ai bien écouté, la tronçonneuse de compét' elle pèse 42 kg, fait 62 chevaux et 260 km/h, truc de fou, apparemment). Bon, le but est assez simple, il faut couper aussi bien et vite que possible. Comme dirait le type de la télé, "De belles encoches, de belles entailles, c'est la clé du succès".

Je suis sûre que rien que la description des épreuves vous émerveille.
Les participants, eux aussi, valent le détour.
Ils ont tous des coiffures étonnantes, un mélange de coupe à la Tchèque et d'animal mort sur la tête. Physiquement, ils ressemblent globalement à des hooligans, voire à des tueurs d'enfants belges.
Je suis tombée en arrêt devant le Tchèque Martin Kozmarek. Et notre petit français, pour mes lecteurs incultes, c'est Roger Géhin, originaire de La Bresse (me demandez pas où c'est). Tout a l'air musclé chez ces braves gars, mais à travers le survêt en nylon on distingue clairement la petite bouée ventrale, indispensable, j'imagine, à cette discipline.

Moi ce qui m'a fascinée, outre le principe même qu'un tel sport existe, c'est qu'il y a plein de règles à respecter, par exemple ne pas laisser la hâche coincée dans la bûche (sinon c'est pas hyper esthétique), ou bien suivre le marquage sur le bois (lors de la fameuse épreuve des lamelles).
Dale Ryan (C'est le champion des US, espèces d'ignares) m'a émue, hier, avec cette phrase: "J'ai cassé une chaîne hier, j'ai vraiment pas eu de chance". Derrière toute la technologie d'une tronçonneuse tunée, c'est un homme simple, avec ses faiblesses, qui se cache souvent.

Finalement, à la fin de cette journée au vert, c'est le Néozélandais Dand Bolstad qui a gagné le championnat du monde. Il avait l'air content, en tous cas c'est ce qu'il a dit devant les cameras. Le journaliste d'Eurosports s'est permis, chamboulé, d'ajouter: "Il a remporté le 6/6, c'est l'Athlète bûcheron au complet." J'ai bien aimé son intervention, il avait l'air sincère. Et puis ces sportifs sont plutôt fair-play, enfin c'est ce qui m'a semblé.
Pour résumer, j'aimerais vous livrer le dicton propre à ce sport (oui, il y a toute une mythologie autour de ce truc), savant mélange de force, de brutalité, mais aussi de finesse: "La force départage, mais la précision l'emporte".

Alors, des réactions? Une opinion?
Les filles, parlez-en à vos hommes, je suis sûre qu'ils seront capables d'avoir un avis sur la question.

Sondage

J'ai installé deux petits sondages dans la colonne de gauche, pourriez-vous prendre quelques secondes pour y répondre? (vous verrez, ce n'est pas très compliqué). Et si vous avez des remarques plus argumentées à faire à ce sujet, n'hésitez pas à laisser un commentaire sous ce billet. Merci!

jeudi 5 février 2009

Coaching de vie: Réduire ses coûts à la Poste!


Mes chers lecteurs,
La Poste souhaite réduire ses coûts et augmenter ses bénéfices. Soit. C'est remarquable de faire du profit, on en est tous là. Pour ce faire, les guichetiers nous proposent des produits de plus en plus chers et de plus en plus incontournables. Exemple: le Colissimo recommandé proposé systématiquement par le guichetier au lieu du simple Colissimo. Autre innovation, qui permettra à la compagnie d'économiser du papier: l'impression de timbres en ligne (le particulier utilisera donc son propre papier) Franchement, je trouve que c'est une bonne idée, qui répond à un réel besoin.
Mais voilà. Et si nous aussi nous réduisions nos coûts? C'est la crise pour tout le monde!
Alors je vais vous livrer une petite astuce, que j'avais inventée avec mon frère et ma soeur lorsque nous étions tout petits (notre âge ne s'écrivait qu'en un chiffre, c'est dire!).
Nous n'avions pas une thune, mais besoin d'écrire des lettres, comme tout le monde en démocratie (ben oui, on avait des correspondants. Bon, les miens bizarrement ils venaient tous du Ghana, j'avais du mettre une annonce dans un magazine bizarre, bref, pendant 2 ans mes parents ont reçu toutes les semaines des lettres de petits Ghanéens qui voulaient une correspondante française qui leur enverrait du liquide. Enfin ce n'est pas le sujet)
Donc, pour envoyer du courrier gratis, c'était tout simple!
Il suffisait de mettre, en destinataire, une adresse totalement inconnue. Exemple:
"Mlle Rose Bleue, allée des couleurs, 01234 Jaune-en-Rosace". Mais on pouvait s'amuser, aussi, bien sûr, avec le peu de moyens intellectuels qu'on avait; autant lier l'utile à l'agréable, par exemple avec un: "Madame Connasse, 51 rue des Pouffes, 69069 Mescouilles-sur-ton-nez". (Mouaaaarf! c'est fin!)
Au dos de l'enveloppe, à la place de l'adresse de l'expéditeur, eh bien on notait la réelle adresse de notre correspondant. Ensuite, surtout, on ne collait pas de timbre. Et on postait l'enveloppe!
Et voilà, par un raisonnement logique dont je vous épargnerai, par respect, les détails (je sais que mes lecteurs sont rapides et pleins d'esprit), le facteur retournait donc la lettre à -selon lui- l'envoyeur...
Ah! futés les trois minauds, hein?
Eh bien voilà. Aujourd'hui dans ma grande mansuétude et parce qu'un sou est un sou, je vous ai livré notre astuce économique qui déchirait sa race à l'époque! (pas illégale pour un sou, plutôt à peine frauduleuse!). Bon, vous pouvez toujours envoyer vos courriers du bureau... Mais ça a moins de panache, vous ne trouvez pas?
A votre disposition!

Encore un matin...


Il y en a des choses un peu difficiles quand on est jeune parent. Mais je crois que ce qui est le plus dur à vivre, pour moi encore plus que pour le jeune papa, c'est le matin.
Oui, le MATIN. Je sais, certains d'entre vous ont sûrement la chance de très peu le connaître, de le croiser de temps en temps, pour des obligations bien précises. Moi, qu'il neige ou qu'il vente, que j'aie un RDV ou pas, et comme tous les jeunes parents (et boulangers) du monde, le matin, je le connais bien. Et qu'est ce qu'il est long! il est interminable. Je ne pensais pas un jour aussi bien le connaître.
Ma fille se lève tôt, donc. Heureusement, les premiers mois où elle se réveillait aussi la nuit, et plusieurs fois (oui, la Nuit, j'ai appris à bien la connaître elle aussi, et pas pour fréquenter des lieux branchés, un verre de vodka à la main), sont derrière nous. Le matin, c'est donc environ 7h. Ce qui est mignon tout plein, chez ma fille d'amour, c'est que le week-end, bizarrement, elle se lève plus tôt. c'est à dire, parfois, 6h... voire 5h45 quand elle a bien dormi. (Il faudra qu'on m'explique comment les bébés ne savent pas empiler deux cubes de la même couleur, mais font la subtile distinction entre semaine et week-end)
Souci souci souci... moi, le week-end, je me couche plus tard que d'habitude (Allez, ce soir, c'est fête! Après Delahousse, on s'accorde la première moitié de Patrick Sébastien!), comme toute personne un minimum équilibrée. Avec quelques (mili)grammes supplémentaires d'alcool dans le sang que le lundi.
Donc, tous les matins de fin de semaine, je m'insurge. Avant, quand je voyais la douce loupiotte indiquant: "5h59mn", je replongeais la tête dans l'oreiller, un sourire niais sur le visage, en savourant l'idée d'avoir encore 5 heures à roupiller. Maintenant, à 8h00 le week-end, on est douchés-habillés-parfumés-crémés et cernés.
C'est un bonheur de réveiller son bébé (enfin, de se faire réveiller par son bébé), certes. Ma fille sent bon dans la nuque, elle a ses joues toutes rougies et un grand sourire en notre direction lorsqu'on se penche sur son lit. Mais ce serait tellement plus beau une heure et demi plus tard! Au moins, une fois le soleil levé! Ma chérie, avec ta bonne humeur du matin c'est encore plus horrible! Dormir 5 heures à peine, ça me révolte, ça me fout en l'air, ça me scie en deux, ça me bouleverse, ça me donne envie d'aller jeter des pierres dans les vitrines, d'aller hurler dans la rue déserte (dans laquelle quelques papas, hagards, promènent leur poussette, en espérant qu'il ne sera pas trop tôt pour acheter des croissants un dimanche).
Je m'imagine bien embaucher une baby-sitter, mais pas le soir, non: le dimanche matin! Vous croyez que ça existe une baby-sitter grasse-mat'? (à part les grands-parents, hein)? ça ne me dérangerait pas plus que ça de me lever à 6h le dimanche pour lui ouvrir la porte, et me recoucher illico! Elle vient avec son mec si elle veut, (avec ses mecs, même, je ne serai pas regardante sur le nombre), elle dort sur mon canapé, pas de problème, elle se sert dans le frigo, bon, d'accord. Tout, pourvu qu'elle s'occupe de ma fille pendant les deux premières heures de son réveil!
Heureusement que l'être exquis qui partage ma vie se lève régulièrement pour me laisser dormir, parce qu'une jeune maman c'est sensible (Oui, c'est prouvé, et c'est écrit dans les livres). Et parfois je lui rends la pareille, même!
Ah! ça fait du bien de se plaindre. Mais voilà, je suis un peu contradictoire aussi (eh oui! une jeune maman, c'est contradictoire). Une fois la rage passée, les voisins insultés, le gouvernement accusé et les assiettes cassées, je me retrouve donc à avoir du temps pour moi, puisque le tendre papa a décidé de m'accorder ma petite matinée. Mais impossible alors de fermer l'oeil! A présent réveillée, je m'impatiente de voir ma fille. Je meurs d'envie d'aller embrasser ses cuisses potelées, de l'écouter me raconter sa vie en gazouillis, et de la voir jouer, jouer, se mettre debout et tomber sur les fesses. Tant pis s'il est 8h00 du matin. C'est marrant d'être une jeune maman. Il y a des petites tortures du quotidien, insupportables et fatigantes que mon bébé m'inflige( Hurler pile lorsqu'un recruteur me fait passer un entretien téléphonique, me priver de sommeil ou simplement de temps pour moi, pour lire, écrire, ne rien à faire). Mais j'ai beau rêver souvent d' "une chambre à moi", je ne peux pas m'en passer, de ces petites choses énervantes.

mercredi 4 février 2009

Mc Do ou Raclette, ce soir, chérie?


Mais voyons, mon chéri, une Flammekueche, évidemment!
(Les hommes comprendront. Pour les femmes qui ne saisiraient pas immédiatement la blagounette, et pour qui l'image illustrant cet article ne serait pas assez explicite, elle devront se rendre sur l'équipe.fr, aujourd'hui, 4 février, pour comprendre la subtilité de la langue de Molière et de Candeloro.)
Bisous!
http://www.lequipe.fr/

mardi 3 février 2009

Nous et nos stars


"J'essaie autant que possible de privilégier ma vie de famille, les enfants c'est toute ma vie, mais avec le travail, le stress, les horaires pas possibles, ma maison à entretenir et ma carrière à mener de front, parfois je craque."
C'est qui, à votre avis, qui tient des propos aussi poignants? Une ouvrière de chez Peugeot? Une cadre dynamique qui passe deux heures par jour dans son train de banlieue? Une jeune maman célibataire?
Mais non, vous vous mettez le doigt dans l'oeil: C'est Sophie Marceau! C'est Angelina Jolie! C'est Sharon Stone! et toutes leurs copines!
Est-ce que moi, je vais aller me faire interviewer dans la gazette des people pour aller dire que "C'est trop dur d'avoir à gérer 5 nounous, surtout Concepcion, la petite portoricaine dernièrement embauchée, qui est préposée au cirage des chaussures des poupées des enfants, et qui est un peu ingérable, notamment quant on l'emmène avec nous à Aspen l'hiver"? ou bien: "le Spa La Prairie de Montreux a terriblement baissé ses tarifs cette année, franchement c'est le monde à l'envers, si même ça on le démocratise!", voire "Avec John, on fait tout pour avoir un peu de temps en amoureux une fois de temps en temps, mais entre les enfants, nos Falcone qui ne font que se croiser et nos jet-lags complètement décalés, la libido du matin tombe parfois pendant le massage à domicile du soir, et c'est hyper duuuuuuuuuur"?
Non? bon, alors, chacune ses problèmes! Ok, je veux bien que vos maillots Eres soient complètement foutus à cause de l'eau de mer de la Costa Smeralda, mais plaignez-vous en silence, maintenant! Est-ce que moi je viens faire la belle à parler de mes soucis dus à la dame pas très facile de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie?
Si même leurs pires dépressions du post-soldes Hermès nous paraissent, à nous, le bonheur absolu.... alors je ne sais plus quoi dire. Nos magazines féminins sont décidément très proches de nous, mes chéries.
Mes lecteurs, c'était la mauvaise foi du jour. Et vous, z-êtes pas révoltés?

lundi 2 février 2009

Yogi Style!



Coucou mes lecteurs! alors, vous avez passé un bon week-end?
Moi, j'ai fait un truc vraiment sympa: ma copine MC Hoover m'a traînée dans un stage de yoga dimanche. Bon, c'était à 14h30, alors j'ai un peu limité le gratin dauphinois et le vin rouge en famille. Une fois arrivés dans la salle, nos petits corps occidentaux, coincés et endoloris, ont été accueillis par une prof très sympa (et danoise, mais là n'est pas la question). Lumières éteintes, bougies partout, et vue sur la mer (oui, le cours était au bord de la plage)... pendant deux heures j'ai tout oublié! On a beau être un certain nombre dans la salle, tous allongés sur nos petits matelas, on a très vite l'impression d'être seul au monde. Pas de compétition, pas de comparaison avec les autres, pas de course à la performance, au plus beau maquillage pétasse-brushing-décollement de racines ou à la plus belle tenue en lycra fluo des années 80, comme dans la plupart des cours de gym que je déteste au plus haut point. (Non, mais faut arrêter l'académique rose et le string jaune par dessus, j'en profite pour hurler mon dégout de ces trucs là)
J'ai adoré retrouver les sensations que j'avais à l'entraînement de danse: de l'étirement intensif, couplé à une respiration accentuée, et un enchaînement de postures toutes plus physiques les unes que les autres. L'exigence et la douceur, où l'on ne pense plus à rien, sauf à chaque partie de son corps qui est en train de travailler. Puis le cours, de deux heures, s'est terminé par une séance de relaxation, je n'avais qu'une envie c'était de m'endormir sur le parquet. Moi qui ne savais plus trop quoi faire depuis la naissance de mon bébé, j'ai eu la révélation! On est complètement épuisé et heureux après un cours de yoga! Bien plus qu'après un massage, car on n'est pas passif, on n'est pas obligé d'entendre: "Mooooooooon dieu que vous avez la peau sèche! Il faut absolument que vous achetiez ce soin de grande marque, c'est primordial de bien s'hydrater pendant deux heures tous les jours madame! Moooooooon dieu que vous êtes tendue! Il faut venir vous faire masser plus souvent sinon vous ne verrez jamais l'efficacité du soin! c'est complètement irresponsable pour votre capital bien-être!" - (Bon, tu veux pas me masser en silence, C.......!)
Donc, aujourd'hui lundi, petit billet spécial pour MC Hoover! Merci de m'avoir sortie de mon lit dimanche! J'ai mal partout mais je t'en suis très reconnaissante! Mes lecteurs il faut absolument que vous tentiez ça, ça déstresse!
(L'Equipe a commis un titre ce week-end: je ne peux que vous en faire part: La banane à Split)