mercredi 29 avril 2009

Souvenirs...


C'est drôle, les souvenirs. Certaines dates nous ont tellement marqués, que nous nous rappelons globalement tous ce que l'on faisait au moment de ces évènements.

Par exemple, le 11 septembre:
J'étais en Corse, avec mon chéri, et on avait passé la journée à marcher dans les montagnes de Corte. On avait mangé de la truite grillée à midi, et on s'était même disputés à propos du concept de manger la peau ou pas. Le soir, en rentrant à l'hotel après une journée super agréable, on a vu tout un tas de clients collés devant la télé, et on s'est fait cette réflexion: "ils sont quand même cons tous ces touristes, ils viennent en Corse et tout ce qu'ils trouvent à faire c'est mater la télé." Ce n'est qu'à l'heure du diner, au restaurant, quand on a vu que tout le monde faisait une drôle de tête, et que nos portables ont recommencé à capter, qu'on a compris.

Et la première fois que vous avez retiré des Euros, vous vous en souvenez?
Pour moi, il devait être 5 heures du matin, rue Vaneau, dans le 6ème arrondissement à Paris. On sortait de la soirée du réveillon, passée dans le beau duplex d'un ami, tous déguisés sur le thème du T: moi en Tahitienne, mon chéri en Taliban-Touareg-Tête de Turc, un copain en moine Trappiste, d'autres en Trésor, Toutankhamon, Travelo, Touriste ou Truc en plume... Je me suis endormie dans "notre" studio, rue saint-Jean-Baptiste de la Salle, après avoir rangé mes billets de 10 Euros, tout neufs, dans mon porte-feuille.

Quant à la finale de la coupe du Monde de foot, en 98?
J'étais avec des amis du lycée, dans un bar de la ville de notre enfance, le bien-nommé Fun-Café, c'était sûrement la première fois que je regardais un match de foot jusqu'au bout, et ensuite on a passé la nuit à défiler dans les rues, assis sur le toit de la voiture d'un copain, hystériques.

Et la mort de Lady Di? C'était en aout 97.
J'avais 16 ans, j'étais en Seine-et-Marne, dans la maison de famille, avec tous les cousins, mes grands-parents, oncles, tantes... Je portais une robe Zara Beige, je passais mes coups de fil à mon amoureux de l'époque dans une cabine téléphonique, 10 fois par jour, (et je ramenais toujours du pain ou un journal pour justifier mes absences), il faisait une canicule impressionnante.

Et je me souviens aussi de la mort de John. F. Kennedy Junior...
C'était en juillet 99, je passais l'été en Californie, dans une famille, et j'étais toute seule dans leur maison, devant la télé, à attendre une copine avant d'aller à la plage à Huntington beach: toutes les chaines passaient en boucle l'évènement, l'accident d'hélicoptère, et les américains étaient tous effondrés. Je me souviens même que je mangeais des céréales carrées fourrées au chocolat devant NBC News.

Et vous, vous souvenez de ce que vous faisiez le 11 septembre? Et à l'élection de sarkozy? et lors du pasage à l'Euro? Y a -t-il d'autres dates qui vous semblent marquantes?

mardi 28 avril 2009

Mes lecteurs savent écrire: aujourd'hui, le texte de Mathilde.

Dites, les gens. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais ce blog, il a aussi été créé pour vous laisser le champ libre, pour vous exprimer. C'est la rubrique "Mes lecteurs savent écrire".
Une chance, ce week-end, quelqu'un me l'a rappelé! (j'allais presque oublier moi-même cette rubrique). Il s'agit de Mathilde, qui m'envoie son texte.
Mathilde, longtemps parisienne, a quitté, en octobre dernier, avec homme et bébé, son train de vie bien tranquille, pour partir vivre en Thaïlande! (Ce serait un peu long de vous expliquer comment je l'ai "connue" webèment parlant, disons que, comme avec Evy, il y a un rapport avec le concept d'ancien collègue retrouvé sur la toile!).
Aller-simple pour Koh Samui au départ, le billet de retour pour la vie parisienne est finalement réservé. Elle raconte son quotidien sur un blog, From Paris to Samui, et crée des bijoux, Mekong Moon.
je mets en ligne, aujourd'hui, son texte!

L’homme seul

Cet homme a décidé, peu avant l’âge habituel de la retraite de tout quitter. Sa femme, ses enfants, son travail, son pays. Il quitte tout car il a peur de la vieillesse sans doute. Mais lui, il ne se rend pas compte que ce qu’il traverse n’est qu’une petite crise de la cinquantaine. Il a passé sa vie comme un gentil monsieur, toujours bien aimable et comme il faut. Répondant aux attentes des autres, étant toujours bien à sa place, la chemise bien mise et les cheveux aussi.

Il n’a jamais eu d’idées politiques trop dérangeantes, il n’a jamais eu d’ennuis de jeunesse, ces menues bêtises que l’on fait quand on est encore assez insouciant mais que beaucoup regrettent ou craignent de voir resurgir lors d’une carrière de notable par exemple. Non, lui a toujours été quelqu’un que tous respectaient voire admiraient. Il n’est jamais sorti du rang mais là, la cinquantaine déjà passée, il se dit que tant de droiture, cela commence à lui faire comme une raideur dans le dos.

L’homme se sent seul, très seul. Il a eu beaucoup de monde autour de lui dans sa vie, mais il trouve que tout ce monde n’est rien finalement. Qui l’aime vraiment ? Il cogite quelques semaines. Un jour, il a une illumination, mais étrange, il se retrouve comme un cerf dans les phares d’une voiture en pleine nuit, qui panique, ne sait plus où aller et finit par agoniser rapidement après un choc inévitable avec un pare chocs qui n’avait rien demandé. Sauf que lui ne meurt pas. Enfin, pas vraiment. Il décide juste de tout changer dans sa vie donc.

En quelques semaines de plus, tout est réglé. Enfin, pas vraiment. Bien sûr, la femme qui jusque là était la plus heureuse des femmes, ayant échappé à l’adultère, ayant toujours eu la sécurité financière de l’homme qui réussit dans les affaires a du mal à accepter la nouvelle. Bien évidemment, les enfants, désormais grands, se retrouvent comme assommés par un divorce qu’ils n’imaginaient plus possible. Parce qu’il n’est pas de ces hommes qui restaient pour les enfants. Non, il était heureux jusqu’à peu, il n’avait jamais pensé à tout quitter. Son acte a cela de non coupable qu’il n’avait pas été prémédité. Il n’a jamais vraiment su ce que c’était que de faire mal à ceux que l’on aime, mais pourtant, il sait qu’il n’a plus le choix, sa décision est prise et en quelques semaines, tout est donc réglé.

Il part loin avec l’argent qui lui reste. Il en a laissé beaucoup à ses proches d’avant, histoire de tenter de compenser la perte physique et le choc de l’abandon soudain. Il leur a dit : « je comprends que vous soyez fâchés, je vous laisse presque tout, comme ça, votre vie changera à peine, vous n’aurez qu’à vous dire que je suis mort. »

Arrivé loin, il décide de recommencer sa vie. Il fait un peu sa crise d’adolescence, on pourrait dire. Il ne veut rien comme avant, c’est juré ! Il se trouve une nouvelle femme, plus jeune, oui, mais pas exprès. Il ne cherchait pas à remplacer la vieille par la jeune, c’est juste arrivé comme ça, celle là lui plaisait et voilà, cela s’est fait très vite.

L’homme se trouve un nouveau travail, enfin, il se le créée plutôt. L’argent qui lui restait, dans ce nouveau pays, lui permet des quasi folies. Il se construit un endroit où l’on rend les gens beaux et heureux. Les gens viennent et en ressortent effectivement plus beaux et plus heureux. Mais par contre, à lui, qui en est propriétaire, cela ne fait aucun effet. Il fait des enfants tout neufs à sa nouvelle femme.

Et l’homme se rend compte, petit à petit, sans amertume, comme fataliste, qu’il est toujours aussi seul au milieu de tous. Il a refait la même vie qu’avant, il évolue parmi des étrangers qui vivent sous son toit. Il n’est pas amer, il n’a plus le temps car il a pris un peu d’âge. Il est juste déçu et triste, il a tout laissé pour rien. Sa nouvelle vie ne le rend pas malheureux, non, mais elle ne l’a pas rendu différent. Il comprend qu’il n’était pas suffisant de tout changer pour se changer soi. Il aurait du faire autrement. Mais il se sent fatigué maintenant, alors il se résigne. Il accepte sa condition et décide de rendre sa nouvelle famille heureuse en étant un homme bien et bon, comme il a toujours su l’être.

MPK.

lundi 27 avril 2009

Les fiches cuisine de Tante Mildred: aujourd'hui, le poulet au gingembre.


(en photo: Bernard, un poulet chinois très sympa)


"J'aime qu'on m'enduise d'huile", disait Jean Dujardin dans le premier opus d'OSS 117. Mes chéris, je crois que cet homme ne serait pas malheureux de me rencontrer, tant mes talents de masseuse oléagineuse sont reconnus dans le petit monde de la popotte.
Mais ne nous égarons-pas. Si je suis là aujourd'hui, c'est pour vous enseigner comment conjuguer galanterie et four à micro-ondes, séduction et papier sulfurisé, amour et lèche-frite. Mon John-David aime la viande fraîche, comme tous les hommes (et on les comprend). Friand de ma daube provençale, il aime aussi passer des soirées en compagnie d'un poulet au gingembre, dépecé de mes petites mains agiles.
Aujourd'hui, ma recette sera marquée du sceau périlleux (héhéhé, rapport au Péril Jaune, trop drôle, Tante Mildred): C'est sous le signe des arts-martiaux, du "Qi", souffle de vie, et de la nem que commencera ce billet.
Je vais donc vous transmettre cette recette ancestrale, connue dans tout l'Orient, et dont les secrets sont repris jusque dans le Tao Te King, co-écrit par Lao Tseu et Jacky Chan, il y a fort longtemps, là-bas, au pays de la nouille sautée et du jean Levi's à 1 Euro. (A ne pas confondre avec le Japon, pays méprisable s'il en est, si brillamment décrit par Pierre Desproges dans "Les étrangers sont nuls", lorsqu'il dit: "Les japonais sont horribles. Quant aux japonaises (...): Si la Japonaise est la négation la plus absolue de la femme, elle est aussi la négation la plus absolue de la beauté grecque." Mais on s'égare). Revenons à pied par la Chine:

Ingrédients, pour 4 personnes:
6 blancs de poulet
1 bol de bouillon de volaille
1 bel oignon, comme dans chacune de mes recettes, coquins.
1 belle racine de gingembre
De la sauce Soja
Vinaigre, huile, poivre.
Des petites herbes (comme du persil)
(à accompagner avec du riz, tout simple)

Le coeur du sujet:
Procurez-vous les plus beaux blancs de poulet possibles, fermes et tendres à la fois. Mon John-David, comte du Sussex, me les rapporte spécialement de chasse à courre, mais vous pouvez aussi vous fournir chez vos voisins, s'ils ont un jardin. Arrivez discrètement par l'arrière, surpenez-les (les poulets, pas vos voisins), et d'un coup sec dans la nuque, envoyez-les au paradis des volatiles. Si vous êtes croyant, vous pouvez vous signer pour vous rassurer, mais je crois que les chinois le déconseillent. Dépecez-les délicatement, et coupez-les en morceaux. Faites de même avec l'oignon, qui vous fait de l'oeil depuis quelque temps dans sa petite assiette. Moi, souvent, j'ai pour habitude de fermer les yeux et de visualiser Joël Robuchon, se dandinant, en rythme, sur "La belle vie" de Sacha Distel... ça me donne du coeur à l'ouvrage.
Coupez de touts petits morceaux de gingembre, vous vous en occuperez ensuite.
Prenez une poêle enduite d'huile (ah!...), et balancez dedans, dans l'ordre: l'oignon, le poulet,,puis le bouillon. Laissez mijoter le temps qu'il faut, versez de la sauce soja. Puis jetez dans la poêle les petits morceaux de gingembre, pendant 5 minutes. Versez un peu de vinaigre, juste avant d'éteindre le feu.
Servez ce poulet accompagné de riz.

L'ambiance idéale:
Comme dans tout restaurant asiatique, que serait votre plat sans une ambiance et une déco réussies? Une vulgaire écuelle de choses trempant dans un truc liquide, à l'odeur, bien qu'agréable, indéfinissable.
Customisez donc votre chignon en y enfonçant quelques baguettes. Dévêtissez-vous au maximum, et demandez à vos invités de faire de même; la cuisine du riz à la vapeur transformera votre intérieur en véritable hammam, veillez à ne pas faire courir à vos amis de dangers inutiles.
Pierre Desproges, encore, notait pertinemment que, "jusqu'à la fin du siècle dernier, les Chinois portaient des robes avec de grandes manches qui traînaient dans la soupe. Mais aujourd'hui, ils mangent avec des braguettes. En résumé, on peut dire que c'est le pantalon qui distingue l'Homme de la bête". Soyez bien inspirés, donc, de ne rien faire traîner dans la sauce.
Mettez une petite musique d'ambiance romantique pour prouver votre sino-culture, et c'est parti! Vous allez en mettre plein la vue à vos visiteurs, pour un peu ils se croiront dans le 13ème arrondissement, John-David sera tout émoustillé devant tant d'exotisme. Vous pouvez-faire une exception à la règle qui veut que les japonais soient exécrables, et leur reconnaître une qualité en empruntant à leur tradition un peu d'alcool de riz: Le saké égaye les fins de soirées, et l'apparition de ces petits hommes nus au fond des tasses est toujours un moment privilégié et distingué à partager avec ses convives.

Bon appétit, et à bientôt pour d'autres conseils de votre vieille anglaise toute dévouée!

vendredi 24 avril 2009

Mes confrères de la blogosphère: Aujourd'hui, Evy!


Aujourd'hui, mes loups, voici l'interview d'Evy, jeune maman de trois enfants qui tient son blog depuis l'arrivée de sa petite dernière!

Comment ça va?

Plutôt super méga bien!

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
Un jour d’automne entre couches, biberons et sorties d’école, je me suis dit que j’avais une vie trop passionnante et ai décidé de partager mes expériences de jeune maman avec d’autres.
Au départ, j’ai essayé d’être organisée et de m’astreindre à écrire tous les jours, mais bien vite je me suis rendue compte de mon addiction aux blogs et ai mis le hola, et depuis ça va mieux, mon homme et mes gnomes m’en remercient !

Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
En fait je vais te faire une confidence, j’ai toujours adoré me parler à moi-même, genre je te raconte ma life, j’aime réfléchir aussi à mon but dans ma vie, à ce que j’aime. Et tout naturellement en commençant mon blog, j’ai permis à cette partie de moi de m’exprimer par écrit et plus devant mon miroir ;-))

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marqué, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Grosse consommatrice en vacances oui, sinon pas vraiment. Plusieurs livres m’ont marquée plus jeune dont l’Empire des Anges de B. Werber et le Petit Sauvage de A. Jardin. Maintenant je lis des bouquins sur l’éducation des marmots, ah si il y a eu aussi « Frères Sœurs une maladie d’amour, de Marcel Rufo », ce livre m’a permis de me mettre à la place de mes cadets, et de les comprendre enfin !

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
Là je vais décevoir la France entière, j’ai retrouvé la ligne après mes trois grossesses sans faire d’effort particulier, je ne suis pas une lectrice de Elle, ni une adepte de la gym, mon budget produits de beauté est limité, alors ma seule touche de maquillage est le mascara, il est rare que je sorte sans lui.

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?
Ils savent qu’il existe, ils lisent de temps à autre sans laisser de commentaires (Grrrr), je crois qu’ils aiment.

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)
Ma plus grande qualité est aussi mon plus grand défaut (à question de DRH, réponse de DRH), j’aime organiser, planifier et parfois ça casse un peu trop les bonbons de mon entourage, je veux tout diriger… et ce n’est tout bonnement pas possible…

Un dernier mot?
Que font deux ex-collègues, qui ne se sont jamais vraiment fréquentées au boulot, quand elles se rencontrent sur la blogosphère ? Elles deviennent des webcopines !!
Je suis vraiment heureuse de t’avoir re-rencontrée au détour d’un blog !
Merci Marine de m’accueillir chez toi, j’adore ton blog et ton écriture, tu as beaucoup de talent ! Vivement que tu sois célèbre !!!


(Note de la rédaction: Merci Evy!)

jeudi 23 avril 2009

Les hommes riches donnent plus d'orgasmes aux femmes


Hier soir, entre le biberon et l'arrivée du livreur de pizzas, je suis tombée sur le Zapping, et j'ai appris quelquechose -on se cultive comme on peut-: le petit biologiste tout mimi de l'émission Santé sur France 5, entre deux autres extraits d'émission, a tout juste eu le temps de nous expliquer, avec un schéma (preuve irréfutable que c'est un truc scientifiquement vrai), que: "Les orgasmes féminins sont plus fréquents et plus intenses pour celles qui ont un partenaire riche". (voir un article sur la question)

Niark niark niark. Regard en coin vers l'être aimé. Allez, soyons honnêtes, à homme égal, on prendrait le plus riche, non? A homme égal, hein, je dis!
Cette étude est étonnante, voire un peu gênante... En fait, je ne pense pas que les femmes soient si vénales, mais qu'elles ont plutôt un besoin de sécurité. Quoi de plus normal! C'est nous qui nous arrêtons de travailler pour enfanter, qui sommes les plus fragiles sur le marché du travail entre 25 et 35 ans, et je crois que la plupart d'entre nous voulons un homme qui assure un minimum, qui ne soit pas top looser, et cela malgré l'égalité des salaires et des carrièes hommes-femmes (bien théorique, cette égalité, d'ailleurs) ça doit venir d'un truc ancestral.
Dans ces cas-là, d'ailleurs, pour prouver notre argument, on fait référence à Darwin, au concept hyper cartésien de "depuis la nuit des temps", au fait que les hommes sont des chasseurs bien virils et dominants, fiers de leur apareil génital et qui se la ramènent pour être toujours le plus fort-poilu-lourd-relou et que les femmes sont des petites chéries toute mignonnes qui restent assises dans leur grotte toute la journée à coller des gommettes avec leurs nains en attendant que leur homme ramène un ours mort ou des baies fraîchement cueillies.

Bref, cette étude est en train de nous expliquer que le mâle le plus fort et qui a la plus grosse bagnole va sûrement faire grimper les minettes au rideau plus vite. Tu m'étonnes.
Quand on sait aussi qu'en temps de crise et de licenciements massifs (comme aujourd'hui), il y a beaucoup plus de femmes qui quittent leur mari, ça ne redore pas notre image (qui est, on le sait, synonyme de générosité, douceur, passivité, altruisme, compassion, sacrifice, pacifisme, amour inconditionnel et regard habité de mère et de femme épanouie, ben voyons)

Ne tirons pas trop de conclusions... Si les femmes étaient aussi basiques que ça, ça se saurait. Il y a une grande différence entre l'orgasme et le bonheur... Alors, certes, je pense qu'une femme recherche souvent la sécurité (moi par exemple, j'ai ressenti un plaisir non-feint en voyant que mon cher et tendre s'était commandé sur Amazon "Comment bien préparer sa retraite" et "placements financiers, le coin du banquier") mais encore une fois je trouve que cette étude britannique enfonce des portes ouvertes., évidemment que plus les conditions matérielles de vie sont réunies, plus les relations sont légères et agréables! Sûrement qu'un type qui réussit aura plus de succès qu'un autre qui se fait plus discret! Mais ça ne signifie pas que le couple moins friqué sera voué à l'échec, ou sera moins heureux... enfin, je crois?

Je suis encore jeune et niaise, donc si vous avez un avis sur la question, exprimez-vous, j'apprendrai sûrement beaucoup!

mercredi 22 avril 2009

"Elle" aide les grosses vaches que vous êtes à rester fashion

(en photo: Une grosse selon Elle)

Oh qu'elle a raison, Pénélope Joli-coeur, sur son bog: (voir ici son dessin.)
J'avais déjà fait référence à l'article de Elle (un chef d'oeuvre) dans ma rubrique de Josiane d'hier, dans mes conseils graisseux à Thècle.

Elles se sont fait un rail de trop, les filles de la rubrique beauté de Elle, ou quoi? Pour celles qui ne l'auraient pas lu, elles rassurent les lectrices rondouillettes en leur donnant des conseils pour rester beeeeeeelles: En effet, elles vous apprennent que vous autres, tous les thons qui faites du 38 (et +, cela va de soi), vous pouvez quand même rester désirables et vous habiller correctement, malgré votre aspect dégueulasse. Révolutionnaire, hein?
Donc, faire du 36, c'est être juste correcte niveau silhouette, et au delà, ben, soyez soulagées, vous pouvez quand-même être heureuses et ne pas vous jeter du trottoir (de toutes façons ce serait perdu d'avance, vos bourrelets ne vous feraient que vainement rebondir sur l'autre trottoir).
Toutes les grosses baleines à couenne qu'elles nous montrent sont Scarlett Johansson, Eva Mendes... bref, que des filles minces avec des seins, quoi. Quand je pense qu'elles nous sortent des articles anti-anorexie une fois l'an... Il faudrait un peu de cohérence, chez Elle, merde.
Je suis ravie de lire qu'il y a encore un ou deux mois, quand je me laissais encore aller en 38, j'étais une obèse morbide selon les codes de la fashion!
Alors, les grosses, heureuses quand-même?
Je vous embrasse sur vos joues potelées.

Le point bouquinage du jour: David Lodge


Salut lecteurs! Il ne faudrait pas que j'oublie d'enrichir ma super rubrique "critique littéraire"! Bon, je n'ai de critique que le défaut, loin de moi l'idée de me proclamer Critique avec un grand C.
Mais j'adore lire, et même si en ce moment mon rythme est un peu irrégulier, voire complètement anarchique, j'aimerais vous parler d'un auteur que j'adore, et que j'ai découvert il y a quelques années grâce à une ancienne amie:
David Lodge! Cet auteur anglais écrit à a perfection, et est surtout servi par de super traduteurs français, aux éditons Rivages (lisez sa bio ici)

Bref, si vous aimez l'esprit, l'humour anglais, la critique du quotidien, du monde universitaire et des petits milieux élitistes, des principes religieux, de la morale bourgeoise, et si le choc des cultures, ça vous branche, il faut absolument vous vautrer dans ses livres, qui sont un régal.
L'auteur a un sens de la formule de génie, qui me fait vraiment rire, tout en critiquant assez finement la société (anglaise, mais aussi américaine)

Je n'ai pas encore tout lu, mais j'ai commencé par lire "Hors de l'abri", sorte de mémoires de l'auteur, de souvenirs d'enfance, ses premières amours, avant la guerre, entre l'Allemagne et l'Angleterre. Il raconte son passage à l'âge adulte à travers ce voyage initiatique. Emouvant et passionnant. Son style ironique et critique se développera dans ses oeuvres suivantes.

J'ai adoré lire "Changement de décor", racontant un échange de poste, sur un semestre universitaire, entre deux professeurs de littérature: l'un anglais, engoncé dans sa petite vie monotone, et l'autre, Californien, bon vivant allant de fêtes arrosées en soirées peu recommandables. Changeront-ils aussi de vies? Là encore, le monde universitaire en prend pour son grade, et les clichés de l'Amérique flamboyante des années 70 mis à mal.

J'ai été vraiment passionnée par "La Chute du British Museum", récit acerbe et hilarant sur la vie d'un étudiant catholique à Londres, qui passe son temps à bosser sur sa thèse, et à s'évertuer à ne pas mettre en route un 4 ème enfant avec sa femme, tout en s'efforçant de respecter les principes stricts du Vatican pendant les années 60.
Sur la forme, chaque chapitre est écrit à la manière d'un grand écrivain (comme kafka et sa "Métamorphose" par exemple), c'est jouissif, et moi qui suis loin d'etre férue de littérature anglaise, j'ai trouvé ces pastiches littéraires accessibles. L'étudiant travaille notamment sur Oscar Wilde, et sa célèbre citation "La vie imite l'art" a enfin pris sens pour moi à la lecture de ce livre: Ce n'est pas l'art qui imite la vie, au contraire: Chaque évènement, chaque chose apparemment extraordinaire qui se passe dans nos vies, figure déjà, sans qu'on le sache, dans un livre, classé quelque part dans le monde, dans une bibliothèque. Nous nous croyons uniques, mais chacune de nos histoires d'amour, des combinaisons qui les composent, de nos déceptions ou de nos pensées, a déjà existé, a déjà été racontée par quelqu'un d'autre, il y a dix ans ou plusieurs millénaires, et existera à nouveau après nous. Ca fout le vertige, non?
Le récit de cette passion pour la littérature nourrie par le personnage principal, alliée aux problèmes bien plus matériels et angoissants que sont la contraception pour un jeune couple catholique pratiquant, donnent lieu à des situations très drôles et piquantes. Ruez-vous sur ce livre.

Enfin, j'ai commencé " Jeux de société", je vous le raconterai peut-être une prochaine fois, mais avec ma manie de lire 4 ou 5 bouquins à la fois, ce n'est pas dit que je n'en finisse pas un autre avant. je sais aussi que je dois, un jour, lire "Thérapie", un incontournable d'ironie et d'humour, et puis aussi le dernier né de David Lodge, "la vie en sourdine"(traduction du jeu de mot, titre original, "Deaf sentence"), moins drôle, plus amer, sur la vieillesse et la perte de l'audition de l'auteur.

Connaissez-vous cet auteur? Qu'en pensez-vous? Peut-être que j'aurai donné envie à l'un de vous de s'y mettre?
à bientot mes poulpes.

lundi 20 avril 2009

Les conseils beauté de Josiane


Enfin me revoilà! Josiane is back pour vous servir! J'ai été absente quelque temps mes lecteurs, à cause que j'étais en cure à Leeds. Vous savez, outre-Rhin, là où il fait que tomber de la flotte du matin au soir et où qu'on boit pourtant pas que de l'eau avec ses fish & chips. J'en ai profité, d'ailleurs, pour aller faire une visite à ma vieille tante Mildred. Bref, l'air marin du centre de l'Angleterre m'a fait le plus grand bien en tous cas; tout va mieux, merci de vous être inquiétés. J'ai un teint de pêche et des bas nylon tout neufs.

J'ai bien potassé toutes vos questions beauté, posées dans un de mes précédents billets (c'était ici). Je vois que certains de mes lecteurs prennent leur capital beauté au sérieux, et cela les honore. Les autres, je pense que vous faites fichtrement fausse route, mais encore une fois, ça vous regarde, qu'est ce que vous voulez. En espérant que ma cure dans cette foutue île m'aide à vous répondre le plus clairement possible. Allez c'est parti:

Comment avoir des longs cils? des lèvres pulpeuses? un déhanché de folie? (d'une certaine "Ally")
Alors, Ally, tu commences fort, parceque déjà, si tu ne réunis rien de toutes ces qualités à la base, y a du boulot. D'un coté, soyons lucides, si je suis là, c'est bien pour vous sortir de votre galère, pas juste pour vous complimenter sur vos corps parfaits! (ça se saurait)
Les longs cils, tu auras beau épuiser tes stocks de mascara Boréal ou Gemémé-bellyne, ça n'y fera rien. C'est une question d'hormones à la base. Que moi, j'ai pas ce souci puisque je suis dotée depuis la naissance d'un système pileux avantageux qui fait que mes cils ils sont longs et fournis naturellement, et ceci partout sur mon corps. Dans ma cure, d'ailleurs, ils avaient halluciné les angliches, sur à quel point mon poil est brillant.
Les lèvres pulpeuses, ça, aussi, c'est triste pour toi que tu ne les aies pas au naturel. Es-tu riche? Si oui, je peux te mettre en relation avec Emmanuelle Béart qui pourra t'indiquer les meilleures échoppes de Barbès et Montmartre. Ils font des trucs très bien dans les boutiques à Botox du Marché Saint-Pierre, pour pas hyper cher non-plus, tu peux sortir de là avec deux jolis boudins à la place des lèvres.
Ensuite, pour le déhanché, mais que veux-tu, Ally: Moi, après avoir fait 4 enfants à mon Gégé, je peux te dire que je n'ai plus ce souci de fesses plates et de hanches tristes que tu mentionnes. Sois patiente, ton bassin s'élargira bien assez vite grâce à l'amour conjugal et aux spécialités de la Franche-Comté (Gégé il est de là-bas).

Une certaine "Thècle" me demande: Comment être belle et ronde?
Pouaaaah! Une grosse sur mon blog! (oui, Marine, ce blog est aussi le mien j'te frais dire). Nan, j'déconne! Comme dit plus haut, Thècle, tu te seras aperçue que je ne suis pas la reine des sylphydes mais plutôt une femme épanouie et plantureuse. Une réponse: Achète le Elle de cette semaine: ils te montrent comment quand tu es ronde comme Laetitia Casta ou Monica Bellucci, tu peux quand même ne pas te suicider tout de suite, en tirant parti de tes malformations graisseuses (à condition qu'elle soient placées pile au bon endroit). Les hommes préfèrent les rondes, c'est bien connu. Et tu verras que même si Laetitia Casta a du se battre toute sa putain de vie contre ses complexes de grosse, elle réussit tant bien que mal à être heureuse, en nous livrant au passage une belle leçon de vie. Car rappelle-toi que la beauté est bien à l'intérieur, Thèclounette. Attends, je te relis et je vois, dans le Larousse, que "ronde" ça veut aussi dire "Ivre". Si tu n'arrives toujours pas à t'assumer aussi bien que la Bellucci, l'alcool est peut-être une solution à envisager! Quant aux magasins qui vendent de la taille 42... Là désolée mais je fais seulement du 40 en jean Levis, je ne peux pas t'aider.

Au tour de Céline, à présent, de nous demander comment allier maquillage parfait et flemme, pot de nutella et maillot de bain;
Ma petite Céline: pour le maquillage, une solution, qui lie rapidité et éclat des couleurs (C'est Loana qui m'a livré ce petit secret): Le matin, dans le metro ou dans ta voiture, il te suffit de prendre ta trousse à maquillage: remue-là bien dans le sens des aiguilles d'une montre, ouvre-là et fous ton visage dedans, d'un coup sec, l'espace de 2 à 3 secondes. Frotte légèrement afin que les pigments, aléatoirement, se fixent sur ton visage fraichement sorti de l'oreiller. Voilà qui est fait! Tu es prête à affronter les embruns du périph' telle une beauté des magazines.
Quant au Nutella en maillot, ma foi, outre le fait qu'une amourette avec Benjamin Siksou pourrait te faire fondre de bonheur en un mardi soir, une chose très simple pour ne pas grossir, bêtasse: pratique le gym-kilos! (que tu es jeune dans ta tête!)

Enfin, Evy nous demande, bien naïvement, comment s'habiller casual sans être toujours en jean-baskets, et avoir bonne mine sans mettre de fond de teint.
Déjà, Evy, ici on parle français. Plutôt que "casual", j'emploierais ici des termes plus Femme-Actuelle tels que "décontractée", "relax", "chouette c'est dimanche". Donc, si tu vas à la messe en jean-baskets, c'est ton droit le plus strict, mais je te conseillerais de ne pas te négliger à ce point. On peut être mère de famille est rester distinguée, Evy, j'en veux pour preuve mon style toujours exigeant. Je porte généralement, pour rester "home wear" comme disent les jeunes, un ensemble blouse en tergal et col en macramé fait-maison de la plus belle facture (j'ai appris à fabriquer des napperons dans un camp au Maroc lors d'un stage chez les Jeunesses Scandinaves il y a peu, et j'ai eu l'idée de recycler le concept, grand dieu!). Le soir, pour sortir et plaire à Gégé, rien ne t'empêche d'enfiler un joli serre-tête, mais point n'est besoin de dépenses inutiles! Que viens-faire l'idée du fond de teint dans ta question? On n'est pas des putes, bon sang!

Ah, j'oubliais, ma mascotte Radio Bière Foot avait laissé un commentaire, lui aussi.
Sacrebleu, Radio Bière Foot, j'ai rien compris à ta question beauté. Tu veux quoi, au juste? savoir comment avoir des triceps en béton? Avoir toujours l'air bronzé même quand tu vis à Longwy 13 mois par an? Nan, parceque si c'est pour nous faire l'intellectuel qui veut réfléchir en écrivant bien des longues phrases, je crois que tu t'es trompé de station. Je veux bien que tu me prennes pour Einstein ou Alain Juppé, c'est flatteur, même, mais jusqu'à preuve du contraire Josiane c'est le gourou du blush à paillettes et la reine des gourdes, pas la présidente de l'Amérique, merde ! Non mais oh! Une bise quand-même.

vendredi 17 avril 2009

Good luck...


... et bon week-end, qui pourrait commencer, pourquoi pas, par ce petit duo de Ben Harper (d'aucuns savent ici que je vis une amourette acoustique, totalement unilatérale mais néanmoins épanouie, avec ce type depuis mes 15 ans ) et d'une brésilienne, Vanessa da Mata.Ecoutez-moi ça.

Mes confrères de la blogosphère: Aujourd'hui, E-Zabel


Aujourd'hui, une petite interview d'E-Zabel, qui tient son journal de bord d'une working maman parisienne:

Comment ça va?
Mais super bien ! En pleine forme quoi ! Normal, j'ai la belle vie, un boulot, 3 gosses, ah non pardon, 2, l'autre c'est mon homme: il est autonome maintenant, un blog, un appart à Paris... et surtout une femme de ménage et une nounou à domicile !

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
Mon blog a un peu plus d'un an. Démarré discrètement après une dépression post natale pour mettre par écrit ce que je vivais au quotidien. Je me disais que cela pouvait être drôle d'employer un ton d'auto-dérision, justement pour dédramatiser, se lâcher, et déculpabiliser ! Mon crédo : "non ce n'est pas QUE du bonheur, crions le haut et fort !"
J'ai toujours quelques idées en tête, je note sur un carnet qui me suit partout (ou presque). Je rédige rapidement dans la journée et le soir je mets ça "au propre" entre le diner et la glande sur le canapé.

Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
J'ai toujours détesté ça ! D'où ma très grosse surprise quand je me suis vu écrire facilement, vite et surtout y prendre du plaisir. J'étais nulle en rédaction : je préférais les commentaires composés. En fait, mon blog ne m'oblige pas à écrire des romans fleuves truffés de tournures de phrases complexes, mais j'écris comme je parle et ça, ça marche bien et ça me plait !

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marqué, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Pour une détentrice d'un bac dit "littéraire", je suis une inculte. J'ai commencé à prendre plaisir à lire vers 25 ans je pense. Mais je lis lentement et j'ai peu de temps, alors je n'avale pas des tonnes d'ouvrages par an, mais par contre, c'est devenu indispensable pour moi de lire quelques pages avant de m'endormir. Celui qui m'a fait aimer lire c'est Daniel Pennac. A suivi Lydie Salvayre. Sinon, je butine à droite à gauche sans auteur ou typologie de livre préféré.

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
Un SPA au moins deux fois par an et des sorties SEULE ou en AMOUREUX régulièrement.

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?
L'homme est fier. Mes parents ne pigent pas trop pourquoi ils m'ont vu dans le ELLE et le Figaroscope et ne savent pas quoi répondre aux voisins/amis qui leur disent qu'ils m'y ont vu aussi ! Mes amies sont fieres et aimeraient que je développe ça beaucoup plus. Elles profitent un peu aussi des retombées commerciales puisque je partage pas mal les produits/sorties qu'on me propose.

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)
Ma principale qualité c'est mon empathie. Je me mets facilement à la place des autres et je suis très à l'écoute.
Mon défaut c'est encore, même si ça va mieux, mon manque de confiance en moi et puis... je suis paresseuse je trouve, ce qui m'oblige à être organisée et rigoureuse.
Un échec... non franchement, pas vraiment, parfois je regrette de n'avoir pas eu une passion plus tôt afin d'en faire mon métier. C'est vrai que je ne suis pas fiere de ma carrière (si on peut appeler ça une carrière) pro.
Ma plus grande réussite, ba oui, voila, tu vas me faire dire un truc cucul, mais évidemment, ce sont mes enfants. Ils sont réussis. J'veux dire, ce sont les plus beaux du monde, en plus, ils sont ultra intelligents et n'ont aucun défaut :o) hummmmmmmmmmmm

Un dernier mot?
Mot. Ah la lourde !
Euh, merci de m'avoir posé ces questions. C'était rigolo comme exercice, surtout que je le fais subir régulièrement à des mamans blogueuses (tu te venges là en fait c'est ça ?).
Ravie de faire partie de la blogosphère, j'y rencontre des gens super, j'y apprends beaucoup et surtout j'ai trouvé un vrai équilibre dans ma vie de maman active grâce à ce blog. Merci à toutes mes lectrices.

jeudi 16 avril 2009

La journée de la grossesse


Aujourd'hui sur Ladies Room, c'est la journée de la grossesse. Drôle d'idée? Comme s'il fallait promouvoir le phénomène, ou mettre les projecteurs sur l'évènement une fois par an?
Mais noooooon voyons, c'est juste un repère d'internautes qui donnent leur point de vue sur la chose. Y a de tout, à prendre et à laisser... faites donc une petite visite!

Alors oui, quand on est enceinte, on est grosse, on pleure, on a peur, on vomit, on dort, on a mal, on dort, on est fatiguée, on a des boutons, ou pas, les gens nous regardent dans la rue, les hommes ont plein de respect dans les yeux (ça change des sifflets - au fait, merci aux 2 ou 3 types chelou -ou polis- qui m'ont draguée, enceinte de 7 mois) et les autres femmes ont parfois un drôle de regard, on touche plus ses pieds, on entend plein de commentaires tous plus intellectuels les uns que les autres, on a des angoisses, on a des complications, on va à l'hosto en urgence, on a des contractions, des douleurs ligamentaires, on fait toujours autant la queue au supermarché puisque les vieux passent devant nous en nous ignorant, on a mal au ventre, on ne digère plus rien, on manque d'alcool, les taxi nous refusent quand ils nous voient, les gynecos soupirent en entendant nos énièmes complaintes, le regard de l'homme change, on met quelque temps à trouver une position confortable, la libido devient assez étonnante, on se pose des milliards de questions et bizarrement, aucune femme déjà mère ne nous donne vraiment de réponse, on a peur de mourir, on ne mange plus de viande, on a l'air d'avoir des cuisses toutes minces par rapport à notre ventre (alors qu'en fait pas du tout, vous verrez après l'accouchement), on va dix fois aux toilettes pendant la nuit, la péridurale c'est une grosse piquouse qui fait un mètre, le travail avant l'accouchement ça fait un mal de chien, et au moment d'accoucher on n'en a plus tellement envie, on préfèrerait rentrer chez soi tellement le stress et le trac de faire connaissance avec son bébé montent,et puis les gens après ils n'en ont plus que pour le bébé, et nous on se retrouve toute grosse, avec le ventre presque aussi gros qu'avant, des seins qui vont exploser et le teint livide de n'avoir pas dormi depuis 3 jours.

Mais même s'il est de bon ton de critiquer tout ça, de ne pas trop idéaliser cette période, de théoriser...Même si je suis passée par quelques frayeurs, que la grossesse est une grande épreuve, physique et psychologique, et que oui, accoucher, ça fait mal, j'ai trouvé ces neuf mois fabuleux, et l'après encore plus beau!

Voilà, vu que j'ai pas écrit sur Ladies Room, je donne quand même mon avis!

Voir aussi: "avant/ après avoir un bébé"
"le statut de divinité de la femme enceinte"
et les commentaires des gens: "C'est les dents!"
sans oublier le sketch de Florence Foresti...

mercredi 15 avril 2009

Et la gagnante est...


... Céline!
Maître Nadjar et moi avons tranché. C'est Céline qui a répondu le plus vite à mon concours de lundi dernier, avec un commentaire des plus Josianesques. Evy, juste après, mérite aussi tous les honneurs. Apparemment mon concours n'a pas déchainé les foules, mais je ne vous jette pas la pierre, Pierre.
Céline, je te contacterai directement pour t'expliquer comment te rendre au théatre, avec la personne de ton oiche.
A très bientôt pour d'autres compétitions toutes plus rigodrôles les unes que les autres!

Nouvelle star: le débrief du 2ème Baltard


(en photo, Maître Nadjar)


Thomas, le coiffeur méchu: "Dans la maison vide" de Polnareff. J'ai trouvé qu'il avait bien fait son prime, avec son petit côté cabaret, il a presque scaté sur la fin, c'était beau. La semaine prochaine, j'aimerais qu'on le foute sur du Mika, du Balavoine ou du Queen, par exemple un Bohemian Rapsody, un truc foufou.
3 bleus 1 rouge.

Melissa: Mamie Blue de Nicoletta, un peu nonchalante. Elle a une voix splendide. Mais bon. Sa coiffure patère ne remplacera jamais son pantalon panthère.

Lary: Give me something de James Morrison. Le pauvre s'est foulé la cheville à la répèt, la veille. Il a une belle voix ce con. On dirait le fils de Kubiak et de Coquille Jean-Jacques (hein, Cél?)

Damien, le basset fou qui avait cartonné son Chris Isaac la semaine dernière: Là c'est bête, il a perdu les paroles. Il nous a fait une petite cata sur Les Innocents. La vie est un estuaire... sur cet autre finistère, tout ça, quoi.

Liv 2, Che 0. Apparemment ce serait le match de l'année. M'en fous mon chéri, ce soir c'est M6.
(Liv, c'est pas Liv Tyler, c'est Liverpool. Et Che c'est Chelsea, mais pas Clinton) N'essaie pas de me faire croire qu'on voit Benjamin Siksou dans les tribunes.

Mahdi passe. Il est génial, lui. Ce grand Vençois, papa depuis peu (c'est l'argument "émotion"). On dirait le fils de Zidane, de Ben Harper, de Babounda et du clown Bozo. Il a fait son MC se soir, avec "Pastime Paradise". Il chante comme un Jamaïcain, j'adore. Le mardi, c'est Mahdi.
"Je veux bien lui masser la couille gauche", dixit un énième SMS de Cél.
Lio elle est trop con, elle confond "lunatique" et "nonchalant".

Heureusement qu'on a le portable pro pour s'envoyer des SMS avec Cél et son mec. Comme ça il peut nous updater sur le résulat du match. Si il savait comme je m'en fous.
Pendant ce temps, Leila et Dalé nous font une interlude sur I got u babe. Elle est rigolote, une espèce de Joan Baez avec de grosses dents.

Là, c'est Soan qui passe. C'est le fils de Nicolas Sirkis (qui est aussi le père de Thomas, voir plus haut) et d'Yvette Leglaire. Je l'aime bien ce piaf qui chante dans le métro. Il nous a commis une chanson sur Bashung, ma petite entreprise. Quand il desserre le dentier, on voit qu'il a une belle voix. Respect.

Leïla: elle nous fait Nina Simone, My baby just cares for me. Mouais, les collants roses c'est moyen. Elle a une gestuelle étrange, ça doit être ses origines bretonnes. Mauvais démarrage, et les jurés le lui font payer. 4 rouges.

Yoann, le beau gosse qui sait pas chanter: C'est Renan Luce qu'il a décidé d'honorer ce soir. Il sait toujours pas chanter. André Manoukian avait parlé d'une ETC, Erreur Terrible de Casting. C'était salaud mais il n'avait pas si tort que ça. Il va prendre cher: 3 rouges 1 bleu.

Che-2, Liv-2. Score dingue, selon les dires de l'homme de mes rêves (qui est aussi l'homme qui partage mon canapé en envoyant des textos à Gui-Gui depuis une heure, sur les concessions de la vie de couple, le mariage, le foot, tout ça. Ca vole haut.)

Camelia Jordana: putain, 16 piges! Elle nous chante Blondie, "heart of Glass", comme une petite nana qui ne se la pète même pas tellement c'est simple pour elle. L'arrangement disco-électro est planant, on est un peu comme dans une fin de soirée très, très arrosée, la tête qui tourne, le plafond qui tombe... Et ça en jette! "Un crime sans ciseaux qui brillent c'est comme des asperges sans sauce hollandaise, ça n'a pas de goût. Et toi, tu es la sauce hollandaise". C'est Dédé qui dit ça, rapport à Hitchcock. Très concept.

match: 4 partout. Le portable n'arrête pas de sonner.
Guigui, Virginieguilhaume-moi!

Enfin, Dalé: You are so beautiful de Joe Cocker. Il est joli, mais c'est un peu chiant.

Maître Nadjar est toujours aussi maître de lui-même. Il vire Yoann, d'un revers de bouton de manchette.
Bilan: Pas beaucoup de candidats qui sortent du lot, Lio a toujours l'air d'avoir oublié sa culotte, mais ça reste un bon cru. Sinclair était un peu endormi.

J'attends le retour de Maître Nadjar au bureau, et je vous livre, ce soir, les résultats du concours de lundi. Autant vous dire que le suspense sera insoutenable. "Maître Najar doit en avoir une grosse". Cél, au lit!

lundi 13 avril 2009

Aujourd'hui: j'en envoie deux au théatre!

Bonjour les p'tits n'enfants! Aujourd'hui, Jésus réssucite (alors que trois jours avant on n'aurait pas donné cher de sa peau) mais c'est surtout le jour où E-Zabel m'interviewe sur son blog!
Bienvenue donc à ses lecteurs!

Pour fêter tout ça, je vais lancer une sorte de jeu-concours de la mort: le théatre du Gymnase (à Paris...) offre à mes lecteurs 2 places pour la pièce Le siècle sera féminin ou ne sera pas
Il faut donc que je désigne un gagnant. Maître Nadjar, huissier -de justesse-, a sûrement du pain sur la planche en ce moment, alors je vous laisse jusqu'à demain, mardi, (jusqu'à l'heure du Journal de David Pujadas) pour participer. Et ensuite, je réfléchirai à comment vous départager. (Je tirerai au sort, ou alors je déciderai de manière collégiale avec ma concierge qui mérite le mieux son cadeau, compte tenu de la qualité de sa réponse.) Réponse mercredi dans la journée!

Le jeu, donc, ça sera que vous me laissiez un commentaire Josianesque:
Les garçons, j'aimerais que vous m'écriviez ce que vous évoque la fête de Pâques, avec un style un peu "commentaire sportif". Vous pouvez vous inspirer de ma rubrique "Vous avez dit sport?", où Josiane et son mec officient régulièrement.
Et les filles, ben j'aimerais que vous me décriviez, à la manière de Josiane, pourquoi on bouffe du chocolat le jour où Jésus C. il sort de son tombeau, et pourquoi c'est trop cool comme concept. Vous pouvez vous replonger dans la Rubrique de Josiane pour vous imprégner de son style.
Lieux communs, enfonçages de portes ouvertes et commérages seront bienvenus.

C'est à vous!

vendredi 10 avril 2009

Mes confrères de la blogosphère: Aujourd'hui, Violette


Bonjour mes lecteurs!
Aujourd'hui, voici une petite interview de Violette, dont le blog, "Sois belle et parle" complètement fou, méchant et hilarant, me plie en deux de bonheur (ça se dit?)
Lisez plutôt:

Comment ça va?
Pas très bien, j'ai perdu mon bas de pyjama, en fait !

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
C'est lui qui me tient, le vilain. J'essaie souvent de l'abandonner sur une aire d'autoroute, mais il retrouve toujours le chemin de la maison. Alors j'ai pitié, et je le reprends avec moi.
Je ne suis plus du tout organisée quant à la rédaction. Je n'ai jamais de billets écrits à l'avance (ou alors très rarement). Je suis très brouillon du blog alors que dans la vraie vie, je suis plutôt très organisée.

Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
Compliqué. Oui j'ai toujours aimé ça, mais parfois je me sens esclave de l'écriture et je sens l'overdose pointer.

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marqué, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Je lis moins depuis que je blogue (shame on me), mais mes deux bouquins ultimes sont "Si c'est un homme" de Primo Levy et "Le portrait de Dorian Gray", d'Oscar Wilde

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
Pas spécialement, je suis une insatisfaite notoire et je trimballe un certain mal-être depuis de nombreuses années. Pour les produits de beauté, j'ai pas mal de chouchous, pour beaucoup offerts par les marques et je suis super consciencieuse de ma peau. Je mets des tas de crèmes et je me démaquille matin et soir (même si je rentre toute bourrée).

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?
Ma famille ne le lit pas (enfin je crois) et mes potes aiment bien (ou alors, ils sont polis).

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)
Anxieuse, nerveuse, angoissée, sensible, drôle, méchante, gentille, gourmande, alcoolique, narcissique...
Un dernier mot?
Mot.

Et lundi, je vous réserve une petite nouveauté...
à très vite mes loups.

mercredi 8 avril 2009

Ma fille mange déjà des spaghetti "alle vongole".

(photo prise par mes soins, Spiaggia de la Pelosa, Sardaigne)

Ma fille est 3/4 française, et 1/4 italienne. Je suis fière d'en avoir fait une petite ragazza:

D'abord, parcequ'avec son père on pourra continuer à se faire des week-end en Italie avec elle, sans que ça gêne personne là-bas; ce sera une petite reine, elle pourra boulotter ses pâtes, s'en mettre partout, crier pendant le dîner au resto et renverser les bouteilles d'eau frizzante de nos voisins, sereine. On la punira un peu, mais pas trop non plus, puisque tous nos voisins, séduits, applaudiront à ses actes. On n'aura même pas honte. Ils sont à fond bébé-friendly, à un point! c'en est presque trop.

Ensuite, parcequ'à la maison, les pâtes sont sublimement bonnes, par la faute de ma moitié qui m'a vite transmis cette exigeance. C'est le repas sacré, et honte aux visiteurs qui viendraient nous dire: "quoi, encore des nouilles?"

Mais aussi, avoir une fille un peu rital, c'est devoir retourner en Italie, pour son éducation: c'est refaire tout le parcours que l'on aura fait en amoureux: Faire à vélo le tour des remparts à Lucca, en Toscane. Conduire dans les vallons jusqu'à Florence, Pise, descendre jusqu'à Rome. La Piazza di Spagna, boire un verre de vin blanc devant le Panthéon, avec des chips et des olives. Flâner dans les jardins de la villa Medicis, et se perdre dans les rues ocres envahies d'églises. C'est passer quelques jours à Naples, dormir dans le quartier Espagnol, et ne plus rien comprendre à leur accent de Parrains, prendre le train jusqu'à Pompéï, et terminer par une journée farniente à Capri. Faire un petit saut jet-set en sardaigne en Sardinia-Ferries, boire une coupe de Champagne à 40€ dans un bar de la Costa Smeralda, et ne plus avoir asser d'argent pour aller dîner. C'est remonter vers le Frioul et la Vénétie, pour lui montrer d'où elle vient: marcher à nouveau des heures dans ce théatre qu'est Venise, puis aller vers la frontière Slovène, ou les italiens sont plus austères et moins latins, ou l'on sent l'influence slave approcher. On la laissera, si elle a été gentille, accompagner son grand-père pour une virée chez le Lidl d'Udine ( ;-). Et c'est revenir par le Nord, passer par Milan, et faire le tour du lac de Côme, en arrivant par Bellagio, comme dans Océan's twelve (allez, on louera un Riva pour l'occasion) Puis revenir au bercail en passant par Bergame et, juste avant de passer la frontière, faire un dernier tour chez Conad, pour recharger nos stocks de pâtes, antipasti, scamorza affumicata, farine de poichiche et cèpes séchés.

C'est tous les clichés de la vespa, d'Anita Ekberg dans la fontaine de Trévi, et des clowns du cinéma néo-réaliste, qu'on sera "obligés" de revisiter, sur le terrain. C'est les vieux à aller visiter, les maisons un peu froides où il n'y a pas de canapé mais ou tout le monde se réunit, assis autour de la table à manger, la redif du match de calcio en fond sonore dans la télé sur le buffet (que l'on aura pourtant vu au stade deux heures plus tôt). C'est mettre un peu de Grappa dans le café.
On lui expliquera ses arrière grand-parents communistes, qui ont fui Mussolini en devenant des macaroni en banlieue parisienne. Son arrière grand-mère élevée dans les montagnes du Frioul qui s'est retrouvée à vivre dans un hotel à Montmartre. Les traumatismes et les 30 000 morts des tremblements de terre

On devrait aussi lui expliquer pourquoi toutes ces différences Nord-Sud, pourquoi ces provinces si opposées et parfois autonomes, lui dire que là-bas la démocratie n'est pas si vieille et que la stabilité politique est encore fragile. La précarité des jeunes dans le monde du travail, les belles-mères toujours un peu trop présentes, les femmes qui ne font presque plus d'enfants, les gros problèmes liés à l'immigration, clandestine ou non, et les relents parfois réactionnaires d'une certaine droite italienne.

Et puis on devra redoubler d'imagination et d'humour pour pouvoir lui expliquer les conneries de Berlusconi, dont celle du jour: cliquez-ici.

Je suis fière d'avoir fait une petite italienne, "bella come il sole"!

mardi 7 avril 2009

Va te confier à ta mère, et t'amuser avec ton père!


Une amie m'a envoyé un lien vers un article du Monde: Il concerne une étude sur "le travail parental" qui, malgré tous les discours sur les nouveaux pères, l'égalité grandissante et la féminisation du travail, reste toujours dévolu en majorité à la femme.
Pour lire l'interview, cliquez ici.

C'est drôle, et pour le coup, je ne vais en déduire aucune règle générale, mais plutôt parler uniquement de mon cas personnel: Je me retrouve presque totalement dans la description qui est faite dans l'article. Les pères s'occupent plus de l'aspect "loisirs, activités ludiques, extérieures", alors que les femmes s'occupent bien souvent des tâches plus contraignantes: devoirs, habillage, change...? Eh bien, je ne vais pas dire que chez moi c'est le contraire, même si le père de ma fille assume une bonne partie de ces tâches dites "féminines".
Pourtant, je ne me sens pas particulièrement soumise ou coincée à la maison. Si je fais ces choses, c'est que je le veux bien (enfin, je crois! Darwin, qu'en penses-tu?): les rôles se répartissent naturellement, et apparemment la répartition se fait à peu près de la même manière chez tous les couples, mais même si le change de mon bébé, l'habillage, peuvent être des activités contraignantes et routinières, j'aime m'en occuper. Et je suis ravie comme tout lorsque son père décide de jouer au ballon avec ma fille ou de passer une heure avec elle à mettre un cube dans un trou en forme de carré, parceque, parfois, ça me gonfle.
Qu'est-ce que ça veut dire? Que l'homme est au fond rien de moins qu'un animal évolué et que nous sommes dirigés par notre instinct? Que la femme aime l'intimité avec son enfant, reste à la maison par "nature" et que l'homme, chasseur, est un animal de l'extérieur qui va pousser ses enfants à sortir du cocon ?
Tous ces clichés sont sûrement un peu vrai, mais je trouve pourtant mon couple équilibré.
Je n'ai jamais cru que l'égalité homme-femme se matérialisait par la réalisation de tâches identiques (tu laves une assiette aujourd'hui donc je lave une assiette demain, j'ai lu une histoire dix minutes à notre fille ce soir donc tu liras une histoire dix minutes demain), mais plutôt en un partage. Effectivement, chacun dans un couple, avec ou sans enfant, petit à petit trouve sa place, et son rôle. Et une spécialisation va se faire, sans que l'on s'en rende forcément bien compte.
Bon. Est-ce encourageant, ou au contraire triste pour la libération des femmes? je n'en sais rien.
Mais lorsque ma fille part deux heures avec son père en balade le dimanche, c'est peut-être un plaisir pour son père, mais ça l'est encore plus pour moi: c'est synonyme de grasse mat', lecture de la presse devant un petit café, et bain moussant.

Cet article est donc un constat qui me parle... Mais qui ne me donne pas particulièrement d'inquiétudes concernant mon organisation actuelle. Enfin, je sais aussi que dans certaines familles les femmes sont de vraies esclaves domestiques, et que je suis une privilégiée.
Je constate quand même que la mère a toujours le mauvais rôle (regardez-vous, avec votre mère!), et que c'est toujours elle qui se fait critiquer concernant sa relation avec son bébé (trop fusionnelle, pas assez présente, trop mère-poule, ou castratrice...), alors que son homme est généralement encensé dès qu'il arrive à donner un biberon correctement ou à reconnaître son enfant du premier coup dans une foule de 3 ou 4 personnes)- et oui, c'est ça aussi être mère... c'est voir les autres s'extasier devant notre merveille et devant son père, si "présent", alors que nous on se tape au moins 50% du boulot-.
Et vous, qu'en pensez-vous? Une réaction à l'article du Monde? Faîtes-vous à peu près ce constat chez vous, et autour de vous?

lundi 6 avril 2009

Le n'importe quoi du début de semaine


Ouais, salut.
Ce week-end j'étais bien trop occupée à me réveiller tôt pour avoir le temps de trouver l'inspiration. Le billet du jour sera donc une catastrophe littéraire, un truc anti-construit, un amas d'idées qui viennent de nulle-part. Voyez plutôt:

Donc. Si vous êtes observateurs, vous voyez qu'en haut à gauche de mon blog, il y a une petite case "Pub"! C'est Google qui m'a gentiment installé ses réclames, gratuitement j'entends (si en plus il fallait que je paye!). En créant mon blog, j'ai immédiatement associé la passion d'écrire à la vénalité. Ces pubs, en effet, pourraient me permettre d'être bientôt millionnaire (en roupies). Seul hic: j'ai du m'engager, auprès de Google, à surtout ne jamais inciter bassement mes lecteurs à cliquer dessus. Lecteurs, donc, si vous cliquez sur la pub (ce qui me permettra de racheter Bombay dans 6 mois), ce sera en votre âme et conscience, et surtout pas parceque je vous l'aurais demandé. Parceque moi, je suis contre, bien sûr. Voilà, c'est dit.
Et donc ce qui est rigolo, c'est que Google, trop intelligent, il décide lui-même quoi mettre comme pub, en fonction du thème de mes billets. Enfin, du thème... pas vraiment, puisque son robot scanne mon texte et chope des mots-clès. C'est donc plus la forme que le fond, qui compte.
Exemple: Je vous parlais la dernière fois de la mort d'Alain Bashung. Eh ben, ni une, ni deux, Google m'a foutu une annonce pour la vente des billets du prochain concert de Bashung! Fortiches, les petits robots tout mignons de la Silicone Valey, hein?
Donc, là, pour m'amuser, je vais disséminer plein de mots, et on verra ce qu'en déduira "Lunettes de piscine" (c'est ça, que ça veut dire, "google", non?) Avouez que c'est ultra drôle:
Pilosité. Sim. Libido. Morpions. Mozzarella di buffala. Alcoolisme. Pouf. La Redoute. Crottin de chèvre. C'était Jérôme. Fouine. Enterrement. Télé poubelle. Séjour de rêve en Angola. Main d'oeuvre bon marché. Gros seins. Mayotte. C'est l'hopital qui se fout de la charité. Pinceau en poil de sanglier. Les phoques sont nos amis.
Niark Niark Niark... on va bien rigoler, ils vont bien se faire avoir les petits nains travailleurs de chez Google!

Bon, sinon, je relaie l'info de Violette, qui, sur son blog, lance un Cindython. C'est un truc hyper sérieux, tout est expliqué sur son billet, il s'agit d'acquérir aux enchères une photo dédicacée de Cindy Sander qui lui a été offerte, pour filer le tout à une assoc', ou un truc caritatif. Un privilège de dingue, quoi. En plus, elle a des sourcils superbes.

Bisous!

vendredi 3 avril 2009

Mes confrères de la blogosphère


Bonjour mes loupiots!
Vous le savez, je me suis auto-proclamée blogueuse depuis quelques mois. J'ai donc, automatiquement, des confrères blogueurs. Il y en a certains que je lis régulièrement et dont je suis très fan.
Aujourd'hui, Capucine du blog Babillages (qui avait fait un charmant petit billet à propos de mon blog) répond à quelques questions. Elle est super connue dans le petit monde de la beauté, le futur billet que je prépare sur les secrets de beauté de Josiane ne lui seront sûrement pas d'une grande aide, mais elle m'a fait le plaisir de me répondre:

Comment ça va?
Très bien ! Et toi ?!

Pourquoi tiens-tu ton blog? Comment t'organises-tu pour le rédiger?
J'ai ouvert Babillages il y a trèèèèèès longtemps (2 ans en fait) alors que j'étais au milieu de mes études et que je commençais à entrer dans le monde professionnel. Du coup, je me suis dit que mon blog pourrait être une espèce de book en ligne, histoire de montrer de quoi je suis capable. Et puis, aussi, je suis passionnée par la beauté.
En ce moment, je travaille toute la journée (Menstyle.fr du groupe Conde Nast), alors j'essaie de bloguer le soir en rentrant même si c'est assez fatiguant.


Quel est ton rapport à l'écriture? As-tu toujours aimé ça, ou bien est-ce venu petit à petit?
J'ai toujours adoré ça. Petite, j'écrivais des histoires de princesses sur des blocs notes.

Quid de la littérature? Es-tu un gros consommateur de bouquins? Si oui, y a t-il un livre qui t'ait marqué, au point de t'aider à vivre, ou de te transformer?
Je lis moins de livres qu'avant, mais j'aime lire. Mon livre préféré est incontestablement l'Assomoir de Zola. Un classique.

As-tu un secret beauté/ forme/ sex-appeal/ régime sans sel/ bonheur ultime, n'importe lequel, à nous dévoiler et dont mes lecteurs pourraient bénéficier?
Aucun conseil en particulier si ce n'est que parfois, il faut être capable de se détacher des tendances pour être soi-même.

Que pensent ta famille, ton entourage, de ton blog?
Ils sont contents pour moi mais ne lisent pas ma prose. Je les comprends !

Tes qualités? Tes défauts? Ton plus grand échec dans la vie? Ta plus grande réussite? (ça, c'est des questions de DRH, il fallait que je les case)
Ouh la, c'est super intime ça ! Je pense être quelqu'un d'entier. Cela peut être une qualité comme un défaut : je donne beaucoup voire trop, je m'investis beaucoup voire trop... ce qui peut causer quelques déceptions. Ma plus grande réussite... je dirais : être fière de moi. Mon plus grand échec ? Ne pas avoir réussi à être une faux-cul de base pour m'entendre avec toutes les blogo-queens. Tu parles d'un échec ! ;)

Un dernier mot?
Merci tout simplement :)

jeudi 2 avril 2009

Appel à votre générosité!

(crédits photo: Kaoema)

Coucou lecteurs!
Voilà. Je tiens ce blog depuis 4 mois, j'adore écrire, j'adore Internet, et en plus je suis créative. Le seul hic c'est que je suis carrément à côté de la plaque en ce qui concerne le web design, les codes html et tous ces trucs. Je voudrais bien m'y former, d'ailleurs, mais pas trop le temps en ce moment. Donc, j'aimerais bien créer un joli décor pour mon blogounet, avec des couleurs, des fleu-fleurs, des fées, des cigales et des couches-culottes volantes, qui sait (quelquechose qui me corresponde, quoi) sans forcément copier-coller le style d'autres blogs.
Donc, voilà ma requête: Lecteurs, vous connaitriez quelqu'un dans votre entourage qui sache faire ça? Confrères blogueurs, vous faites comment, vous, pour améliorer votre apparence?
Si une bonne âme est connaisseuse, elle peut me contacter à unechambreamoi@gmail.com !
merci mes chous.

mercredi 1 avril 2009

Don du sang et de plaquettes

(en photo: Laurette Fugain)

Y'a des jours comme ça. Il fait un peu grisounet, tous vos amis sont partis à Deauville, votre portable n'a plus de batterie et, à cause de la beuverie de la veille, vous avez jeté le chargeur en même temps que votre poubelle. Vous êtes en RTT, comme un seul homme, et vous ne savez pas comment occuper votre journée. De plus, vous n'avez plus une thune et la virée shopping est proscrite.
Et bien, mon cher lecteur, tu pourrais profiter de ton apparente faiblesse pour te dire: C'est le jour idéal pour aller faire une B.A.! J'ai du temps devant moi, en plus j'ai mauvaise conscience à cause d'un sale coup que j'ai fait à un collègue, alors, plutôt que d'aller brûler un cierge, par culpabilité, pour compenser, autant aller sauver quelqu'un, c'est plus pragmatique.

Oui, rien que ça. Ce que je te propose lecteur, c'est d'aller donner, ce jour-là, ton sang ou tes plaquettes. On n'y pense pas assez, mais c'est une activité gratos, qui donne bonne conscience, te permet de manger plein de Justin-Bridou avec du jus de pomme après (à l'oeil) et qui, accessoirement, sauve des vies.
Quessecé ce truc?
Bon. Donner ton sang, ça, tu sais ce que c'est. Tu as déjà vu des camionnettes devant ton école, ta fac, ou ton entreprise, et tu as peut-être déjà participé. Ou alors tu ne l'as pas fait, par peur de la piqûre, manque de temps ou flemme.
Alors voilà, c'est une idée, un truc qui ne mange pas de pain: pourquoi ne pas te fixer ce petit but pour le trimestre à venir? Surtout qu'en région parisienne, il y a un manque cruel de sang, et autant savoir qu'il vaut mieux avoir une hémorragie en province qu'aux Invalides. Tu te dis: "pourquoi moi, puisque d'autres le feront, de toutes façons?" alors qu'en fait, l'EFS a besoin d'avoir des stocks de divers groupes sanguins, et chaque groupe contient plein de sous-groupes, aux anti-corps plus ou moins rares. Transfuser le sang le plus compatible possible, et pas n'importe lequel, c'est primordial.

Et le don de plaquettes, tu sais ce que c'est? C'est quelquechose de super important aussi, puisqu'il permet à des malades de continuer à se battre contre certaines maladies du sang (comme la leucémie, par exemple) qui détruisent les plaquettes.
C'est le même système que le don du sang, sauf que la procédure est plus longue puisque la prise de sang dure un peu moins de deux heures. Alors non, ne t'inquiète pas, on ne te vide pas de ton sang pendant tout ce temps. C'est en fait une succession de phases d'environ 10 minutes chacune: On t'extrait une poche de sang, une machine le centrifuge pour en extraire les plaquettes, puis te le remet dans les veines, et ce, une dizaine de fois.
Ca ne fait pas mal, c'est juste un peu plus contraignant que le don du sang puisqu'il faut prendre rendez-vous dans un centre EFS, être disponible quelques heures, et ne pas avoir prévu un marathon à la sortie. (on est un peu claqué après, normal).

Alors, c'est vrai que le matin, au réveil, on pense à tout sauf à appeler l'EFS pour leur dire: "Vous faites quoi samedi? ça vous dirait que je vienne vous voir, j'ai une furieuse envie de me débarasser de quelques plaquettes?"
Mais si on décide de faire cette démarche, pourquoi pas en amoureux, ou avec des amis, en sachant que cela nous concerne tous (accidents de la route, hémorragies à l'accouchement...etc... et maladies du sang), on réalise quelque chose de très utile, concret. C'est une manière de donner la vie, en quelque sorte, comme le don d'organes.

Tous les détails sur le don de plaquettes sur le site de l'association Laurette Fugain.
Et les explications concernant le don du sang, sur le site de l'EFS.
J'suis pas toubib, non plus!