jeudi 9 juin 2011

La fatigue physique et émotionnelle des mères: un livre pour les mères... et les pères!



Je viens de terminer la lecture de "La fatigue physique et émotionnelle des mères", de Violaine Guéritault, aux éditons Odile Jacob.


Cette psychologue, qui a vécu 15 ans aux Etats-Unis, a voulu montrer que la notion de burn-out, spécifique au monde professionnel, concerne aussi les mères.
Tout comme une personne, au travail, peut se sentir débordée, stressée par l'imprévu, les dérangements incessants, l'impossibilité de prévoir quoi que ce soit, les exigences de productivité... et surtout peut se sentir harcelée, dévalorisée, voire complètement dénigrée par sa hiérarchie...une mère peut aussi craquer. Avec des conséquences physiques et morales.

Violaine Guéritault, dans ce livre, part du principe que les femmes en font plus que les hommes. C'est donc des mères qu'elle parle en grande partie dans son livre. Elle n'est peut-être pas très politiquement correcte... en fait, elle est réaliste.
Le rôle de la mère est très fantasmé, encensé par la société... mais cette même société donne encore peu de moyens aux mères d'être soulagées, aidées, soutenues.
Les mères, qu'elles travaillent ou non, ont des journées gigantesques (éducation, préparation des repas, ménage, courses, visites chez le pédiatres, administratif, couches à changer, allers-retours en voiture, donner le dîner, le bain, laver les dents, couper les ongles, lire l'histoire du soir, etc...), une responsabilité très grande sur les épaules quant à l'éducation, la sécurité, le confort, l'épanouissement qu'elles doivent apporter à leurs enfants. Elles sont bien souvent seules, ou presque, pour tout gérer. Et il arrive que, selon la mère, cette somme de travail exceptionnelle soit rarement appréciée à sa juste valeur, par la société ou par le papa... comme si, finalement, tout cela allait de soi.
Sans les mères, rien ne fonctionnerait plus... mais lorsqu'elles assurent sur tous les fronts, personne ne vient faire aucun commentaire; ce qu'elles font est simplement "normal".

Sauf que toute mère, a un moment ou a un autre, craque. Qui ne s'est jamais retrouvée, assise par terre dans le salon, devant des millions de choses à faire, en se disant; "je n'en peux plus, je craque!".
Jeunes mamans privées de sommeil, ou mamans plus expérimentées épuisées par les responsabilités grandissantes, toutes connaissent, à un moment ou à un autre, des moments de solitude et de désespoir passager. La plupart d'entre elles culpabilisent, très souvent. Et puis elles repartent de plus belles, réussissant à puiser une énergie immense pour continuer à faire tourner la maisonnée, et surtout, s'occuper avec soin de leurs enfants.
Pour certaines, le risque est de s'enfoncer dans cette situation, d'être fragilisée, et de se dévaloriser, petit à petit. Ne pouvant plus faire face seules à toutes les tâches qu'on exige d'elles, certaines se détachent, se distancient affectivement de leurs enfants, et abandonnent la partie (soins prodigués de manière automatique, relâchement dans l'éducation notamment pendant l'adolescence, agressivité, voire maltraitance).

Violaine Guéritault définit le burn-out, nous donne énormément de témoignages de mères. Elle analyse la notion en la rapprochant de la définition du burn-out en milieu professionnel. Puis elle donne des clés, quelques pistes, afin de réussir à souffler. Même si les recettes miracles n'existent pas.
Au fond, on le sait, ce qui nous permettrait de souffler... mais la plupart des mères se mettent, pendant une période, un peu entre-parenthèses... et c'est toujours un peu trop tard qu'on s'aperçoit qu'on aurait du penser un peu plus à nous.

J'ai bien aimé la lecture de ce livre, notamment parce que, même si le sujet est plutôt lourd, on en sort allégée. Son propos est très déculpabilisant... et sort un peu des sentiers battus et du "politiquement correct": ainsi, elle affirme fermement que le baby-blues, par exemple, est surtout du à l'environnement, à la réalité de la difficulté du travail de mère (en plein apprentissage), à l'insuffisance de soutien de l'entourage (et du père surtout), plutôt qu'aux hormones (toujours elles!) ou à des causes à rechercher dans l'enfance de la mère.
La méthode psychanalytique, selon elle, n'a pas d'intérêt dans ce cas précis. Et le recours systématique à l'explication biologique nie totalement le bouleversement que la jeune mère est en train de vivre, et la difficulté de son travail.

Ainsi, la mère se sentira mieux dans son rôle, culpabilisera moins de n'être pas "parfaite", et plus épanouie, si elle a en retour la... reconnaissance.
De la société, de l'entourage... mais surtout de son conjoint. Au travers des témoignages que nous propose l'auteur, les hommes, souvent, en rentrant chez eux le soir, ne comprennent pas bien pourquoi leur femme semble à bout de nerfs. Beaucoup estiment avoir travaillé la journée, et pensent devoir bénéficier de moments de détente (petite bière devant la télé, ordinateur, détente avant de dîner...). Alors que leur femme, qu'elle travaille à l'extérieur ou à la maison, a beaucoup moins de moments pour souffler. Certains hommes trouvent normal que leur femme gère tout dans la maison, pendant qu'ils se reposent enfin après leur journée exténuante.

La psychologue s'attarde sur ces couples qui vivent un bouleversement, pour qui l'arrivée des enfants, et tous les stress qui les accompagnent, sont une cause de fragilisation de leur relation. Ce livre peut sûrement leur apporter quelques explications, et les pousser à plus exprimer leur soutien à leur femme. Mais même chez les couples plus "égalitaires", qui s'entendent bien et pour qui il n'y a pas de conflit, la mère passe par des moments de burn-out plus ou moins importants.
Ce livre est donc à conseiller aux pères.

Ce livre s'attache à tous les aspects stressants, difficile, du "travail" de la mère. En cela, il peut paraître un peu lourd. Au contraire, il est lucide.
Je ne sais pas si une future maman a un intérêt à le lire... peut-être peut-elle le trouver un peu angoissant, voire pas assez concret pour elle. Mais il peut aussi présenter le grand intérêt de montrer un peu plus réellement ce qu'est le "travail" de mère... et donc prévenir la fameuse phrase qu'on prononce quelques jours après l'accouchement; "Mais pourquoi on ne m'avait pas prévenue que c'était aussi difficile?".
Derrière son contenu à l'apparence impressionnante et "plombante", on sort de cette lecture mieux informée, et positive.

Un tabou très fort empêche encore les mères d'exprimer leurs difficultés, leurs doutes (même si ça évolue!), ce qui les isole toutes souvent les unes des autres. Toute jeune maman qui craque régulièrement, culpabilise beaucoup pour des "détails", se croit souvent moins bonne mère que les autres, découvrira donc dans cette lecture à quel point toutes les autres mères sont comme elles.

Et vous? Vous l'avez lu? Ça vous donne envie? Des commentaires?

PS: à l'heure où l'on parle de rallongerle congé de paternité, ce qui peut être une bonne idée... cela permet de réfléchir un peu plus sur le rôle des pères au QUOTIDIEN, et non pas sur ces quelques jours en plus ou en moins après la naissance...

19 commentaires:

  1. Je pense que je vais me dispenser de le lire pour l'instant... Comment? C'est moi qui vais tout me taper à la maison? Les couches ne se changent pas toutes seules? Un bébé ne dort pas 20h/24h, dont 18h la nuit?

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  2. Je crois que j'ai vraiment de la chance, en effet chéri chéri en fait vraiment autant que moi (si ce n'est plus parfois...) en ce qui concerne la maison et notre puce de 6 mois !!! Je n'ai jamais fait de baby-blues car dès que je suis un peu plus fatiguée, il prend la relève sans que j'ai besoin de lui demander. Alors oui, je suis fatiguée par la boulot, les transports, courir toute la journée, etc ... Mais le fait très extrêmement bien accompagnée me facile la vie. Alors merci à chéri chéri !

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  3. Je ne vais pas le lire de suite. je vais attendre un peu.
    Mon homme ne comprend pas pourquoi je suis naze quand il rentre (2j par semaine, je m'occupe de Poulet, je bosse à mi temps). Certes, il fait de longues siestes (2h30), je récupère de la course depuis son réveil. En ce moment, Monsieur Poulet ne mange pas ce que je lui propose, c'est fatiguant.
    Je suis plus fatiguée quand je ne bosse pas. Pourtant j'ai 3h de transport A/R pour y aller.
    Nous sommes des super woman, on peut tout faire :)

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  4. Bah moi, je vais le lire. Je suis convaincue que nous les femmes sommes pleines de ressources et mon mari m'aide aussi beaucoup mais depuis l'arrivée de la petite n°3, je me sens souvent débordée et j'ai des coups de blues parfois... je vais essayer d'y pêcher des pistes pour surmonter tout ça!

    Alexa

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  5. Bonjour,
    Ce que tu dis me parle beaucoup. J'ai un petit bonhomme de 7 mois. Je suis beaucoup aidée par mon homme qui s'implique énormément et nous avons la chance d'avoir un bébé plutôt sympa, qui a compris la notion de jour et de nuit dès la maternité, ce qui est je pense une grande chance. Mais cela ne nous empêche pas d'avoir eu dans les 1ers mois des moments de découragement et de fatigue. Et j'ai eu la sensation dernièrement de m'être fait leurrer par la société et plus particulièrement par les femmes qui n'osent pas dire ou même s'avouer ce qu'elles vivent vraiment. Personne ne m'avait vraiment dit les difficultés que j'allais rencontrer (et je pense que j'aurais sans doute eu du mal à les envisager tant que je ne les avais pas vécues). Ça m'énervait quand toutes ces femmes qui ont déjà des enfants me disaient : "alors, tu dois adorer pouponner?", comme si elle ne se souvenait pas que c'était aussi usant, qu'il fallait s'en occuper non-stop, que ça n'était pas toujours forcément épanouissant et qu'on n'était plus du tout du tout libre de rien. Quand dans la journée, on a du mal à trouver le temps pour aller aux toilettes, manger ou même se laver les dents, c'est épuisant! Surtout que mon bébé faisait des micro-siestes et réclamait énormément les bras. C'est une grosse responsabilité et je me dévalorisais parfois en me disant que j'étais débordée avec un bébé, alors que des tas d'autres femmes réussissaient avec plusieurs (je me le dis encore parfois). Ce serait tellement mieux que le tabou soit levé et que les mères puissent au moins exprimer leurs difficultés, pour se sentir moins seules. J'en ai discuté récemment avec ma sœur qui se reconnaissait beaucoup dans les difficultés que je rencontrais et qui a admis qu'elle aussi ne voulait pas admettre devant ses amis et relations à quel point cela pouvait parfois être dur.
    Pour ce qui est de la responsabilité des papas, elle est évidemment énorme. J'ai dû m'absenter 4 jours lors de ma reprise de boulot après le congé mat' et le papa a dû s'occuper de bébé toute la journée car il n'était pas encore à la crèche. Et bien que mon homme ait toujours été exemplaire sur la reconnaissance de mon travail à la maison et l'aide qu'il m'apporte, quand je suis revenue, il m'a dit : "c'était très dur, j'avais même parfois envie de pleurer. Même si je l'avais entrevu, là j'ai vraiment compris ce que tu avais vécu pendant le congé maternité". Ça m'a fait un bien fou qu'il me dise ça. Pour moi, c'est essentiel que le papa VIVE vraiment ce que vit la maman car tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne peut pas vraiment se rendre compte. Le congé maternité parait apocalyptique quand j'en parle comme ça, mais je tiens tout de même à rassurer les futures mamans, il y a aussi plein de bons moments et on apprend vraiment à connaitre son bébé et à créer le lien avec lui.
    Pardon d'avoir été aussi longue mais c'est un sujet très intéressant. Il y aurait encore beaucoup à en dire...

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  6. merci beaucoup les filles pour vos commentaires.
    @ Biche, ton témoignage me parle beaucoup! tu as très bien résumé!
    personnellement j'ai assuré pour ma fille pendant les premiers mois... puis le contrecoup s'est fait ressentir.
    Ce que j'ai trouvé de plus fatiguant, c'est aux alentours d'un an, lorsque le bébé commence à se déplacer, faire plein de bêtises, devenir autonome, tester...

    Avec le 2ème enfant, c'est encore plus sport, mais paradoxalement, moins difficile: on est plus habitués, plus cools, on a déjà modifié notre vie une première fois avec l'arrivée de la première... alors on était dans de bonnes dispositions pour continuer.
    C'est le premier enfant, je crois, qui est le plus fatigant... parce qu'il nous force à remettre en cause TOUTE notre vie d'avant.

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  7. Je suis complètement d'accord avec toi sur le fait que la grande difficulté avec le 1er enfant, c'est la remise en cause de la vie d'avant. Beaucoup moins de sorties et beaucoup plus de contraintes. Même si j'ai quand même la chance de travailler avec mon homme, ce qui nous permet de nous faire tout un tas de restos les midis et de nous retrouver en amoureux.
    Tu as sans doute raison quand tu dis qu'on est plus cools et moins stressés avec le 2ème enfant. Mais ça me fait quand même beaucoup réfléchir. Quand la famille est loin, on hésite beaucoup!!!!!
    En même temps, je considère comme une vraie chance d'avoir des frères et sœurs. J'ai deux grandes sœurs qui ont 2 et 3 ans de plus que moi et je ne serais jamais plus proches de personne d'autres que d'elles. Et puis, quelle pression des parents sur l'enfant unique et aussi quelle habitude pour lui d'être sans cesse au centre de l'attention. On a beau essayé de faire attention, on est tout le temps sur lui et je pense que c'est normal et difficile de faire autrement.
    Pour conclure, merci pour ton blog qui me permet de réfléchir et de me sentir moins seule vis-à-vis de mes questionnements.

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  8. oui, je vais le lire ce livre et celui de stéphanie Allénou aussi pour comprendre ce qui c'est passé et peut être aussi ce qui va rester de tout ça...je n'ai pas peur pour moi mais pour mon garçon de 5 ans maintenant parce qu'il ressentit des choses et que je ne peux plus revenir en arrière...
    je vais les lire ces livres pour donner du poids à mes arguments quant on me dit : "et alors, faut faire le petit deuxième" alors que je n'ai pas envie du tout de recommencer .. même si on est plus cool avec le deuxième soi disant
    et surtout surtout je vais les lire ces livres et les trimbaler partout avec moi. Et quant on me dira : "les enfants... mais c'est que du bonheur!!!!" je demanderai à la pétasse qui dit çà quel passage elle veut que je lui lise!
    NON, avoir des enfants, ce n'est pas que du bonheur, ça peut être une vraie souffrance aussi et il faut un entourage extra et un père vigilant et présent au delà du possible pour supporter les gosses et leur mère. Le père de mon fils est plus que top....c'est sans doute pour ça que j'ai voulu un enfant avec lui

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  9. En ce qui me concerne: trois enfants, donc deux ados à présent. L'arrivée du 1er: dur car on remet en question toute sa vie d'avant. Avec le deuxième, deux ans plus tard, là ça devient vraiment sportif. ET avec le troisième, accélération totale (le papa change de boulot pour plus de responsabilités et de sous, histoire de faire bouillir la marmite, avec stress intense et horaires à rallonge)...Donc, ce que je retiens de tout cela, c'est que si j'avais su, j'aurais peut-être attendu un peu avant de me lancer dans l'expérience de la maternité, histoire de vivre en couple plus longtemps tous les deux et d'en profiter avant l'arrivée de bébé 1. Et deuxièmement, les papas aident, mais quand ils travaillent 12 heures par jour ou plus (déplacements professionnels), dans des secteurs d'activités hypers concurrentiels, ce qui génèrent du surmenage...peut-on raisonnablement attendre d'eux qu'ils "aident" quand ils se pointent exangues à la maison vers 21H, et repartent le lendemain à 7H30? Résultat, j'ai tout géré à la maison et au niveau de l'éducation, de la santé des enfants. Je pensais que ça finirait par s'assouplir, mais quand ils sont ados, c'est pire, car on remplace la présence physique par une espèce de contenance morale et éducative épuisante pour les nerfs...et plus on est épuisée, plus c'est dur de rester calme et faire face aux négociations intempestives et redondantes. Donc, franchement, je ne sais pas quel pourrait être le remède à tout cela Sans doute de la reconnaissance, car quand on a fait tout cela et qu'on s'entend dire qu'on a la vie facile et qu'on ne fait rien (alors que celle ou celui qui travail et qui présente les mêmes symptômes d'épuisement, voire amplification de maladie chronique comme ça a été mon cas, on l'écoute, on le prend en considération). Et puis je voudrais ajouter que je suis d'accord avec l'histoire du baby blues. Oui, il y a la dépression pst partum, mais ça c'est une affection psy bien spécifique. Par contre, rester juste trois jour à la maternité, rentrer à la maison et ne pas avoir une heur à soi pendant de longs mois pour se poser (voir faire une sieste),c'est dur. Et c'est là que les pères peuvent ne pas comprendre. Le travail à la maison est opaque, et quand il est relayé partout que "mère au foyer" c'est rien, ça n'aide pas. Moi, j'ai beaucoup regretté aussi le manque de solidarité familiale. Les grands-mères se pointent à la maison, s'extasient sur le bébé, s'installent pour boire un thé et manger un petit gâteau, et repartent aussi vite (sans même d'aide au débarrassage) juste avant l'heure du bain et pendant que bb 3 est au sein...c'est du vêcu, et je me demande si ce n'était pas de la hargne voire de la "maltraitance"!!! (heu, pas même un bouquet à la maternité, pas trouvé de fleuriste..vous voyez le genre). Donc dans ces cas là, on se sent désespéremment seule, et c'est encore plus épuisant car on sait alors qu'on va devoir faire face SEULE. C'est ce manque de soutien qui m'a vraiment pesé, au delà du reste. J'ai lu que jadis, les accouchées ne faisaient rien pendant 40 jours, juste allaiter le bébé. Les ainés étaient pris en charge. Je n'en demandais pas tant, mais juste un peu de soutien entre femmes. A la limite, mes amies ont été beaucoup plus présente, mais mères et accaparées également, elles ne pouvaient pas beaucoup pour moi. Je suis donc vraiment pour une vraie reconnaissance du travail que représente d'être mère, et pas seulement les premières années de la vie d'un enfant.

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  10. Quel plaisirs de retrouver ces témoignages... Ce midi encore, avec une collègue mère nous en parlions.
    En ce moment, je suis chez ma mère, j'en profite car ces moments sont rares où je peux le confier et me reposer.
    Courage à vous toutes. :D

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  11. j'ai découvert ton blog en tapant, par hasard ;), un truc comme "mère désespérée". Et je suis tombée sur cet article qui m'a interpelée. J'achète ou j'achète pas?? Bêtement je culpabilisais à l'idée d'acheter ce livre; ça voulais dire que je me sentais donc concernée... Et je l'ai acheté, lu. Je le trouve un peu redondant mais il m'a permis de mettre des mots sur mon état, sur ce que je ressent parfois face à ce métier de mère. ça m'a permis aussi d'en parler à mon entourage mais j'ai encore du mal à en parler aux copines qui semblent tellement épanouies par leur rôle de mère... Alors je dois te dire un MERCI!

    Depuis je viens régulièrement lire tes billets car j'aime bien ton écriture et tes réflexions.

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  12. En la matière je pense que le rôle des belle-mères est prépondérant: apprendre à leur fils à soutenir leur femme, ou leur apprendre à trouver normale qu'elles gèrent tout pendant qu'ils font le mâle!

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  13. Bonjour,
    Je pense être pour ma part en Burn-out maternel. J'ai un fils de deux ans et demi et suis enceinte du deuxième. Je vis très mal le fait de travailler à temps plein + être enceinte + avoir un tout petit. Mon mari est merveilleux et aide beaucoup, sauf que depuis un an, il était très occupé sur son travail + des projets de rénovations. Tout ça s'est accumulé au fil des mois... Aujourd'hui, être une heure seule avec mon fils est mon pire cauchemars. Au début, j'avais trouvé cela facile et n'ai pas chercher à constituer un réseau d'entre-aide. Puis je me suis retrouvé piégée. Le pire est bien l'isolement, la solitude. Une heure seule avec lui et je fond en larme. Je voudrais juste ne plus jamais le voir. Il faut dire que ma grossesse est bien plus difficile que la première, je suis très fatiguée. Bien sûr on a honte, on se demande comment on en est arrivé là. Je pense tout le temps à mon histoire familiale pour y trouver des réponses, mais après tout, beaucoup auraient craquée à ma place. La sociétè occidental n'est pas faites pour les parents, c'est clair pour moi.

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    1. Je ne vois ce site que maintenant! Il est tard pour répondre.... Mais lorsque vous ressentez ce genre de chose ne restez pas seule. J'ai mi du temps à me dire cela! Les grossesses de Maman m'ont semblé tellement simple à gérer (quoique alitée à partir du 4ème mois à chaque fois, Papa prenait le relais et les grand-mères aussi.Nous étions dispatchés mes soeurs et moi pour la naissance de mes frères). Cela devait être pareille pour moi non!? ...
      C'est dur de gérer un premier et une grossesse en même temps (mes 2 ainés ont 14 mois d'écart. Choix personnel que je ne regrette pas mais finalement difficile à assumer surtout avec la reprise du travail...) Je crois qu'il doit y avoir un temps pour tout, un temps pour chaque chose: le travail puis les enfants ou l'inverse, mais pas les 2 en même temps! Comment faire pour que cela change au niveau de la société entière?
      Ne restez pas seule! Et si vous ne vous sentez pas concernée par le baby blues ou le burn out allez donc voir ce site: http://www.maman-blues.fr/ . Préparez vous il y a des histoires qui font "peur", mais elles sont la réalité de nombreuses femmes qui ne doivent pas rester dans l'ombre! Par ailleurs certaines sage-femmes et puéricultrices commencent à se former à la parentalité (soutien des pères et mères dans leur rôle de parents). Elles aident à y voir un peu plus claire. Elles ne donnent pas de solutions c'est à nous de les trouver car il n'y a pas de recettes toutes faites .... mais nous sommes soutenues et comprises dans ces entretiens... Courage!

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  14. Je suis un peu surprise de tous ces commentaires, il ne s'agit que de femmes ayant, a priori des maris exceptionnels, des modèles de couples égalitaires;... ce que je ne remets pas en cause mais, pour le coup cela ne me semble pas représentatif du tout! Que ce soit dans mon entourage amical, professionnel ou familial, ces couples sont minoritaires, et les nombreuses femmes que je connais, lorsqu'elles ne sont pas mères célibataires (ou séparées avec garde majoritaire des enfants), sont bien souvent acculées, assumant les tâches administratives, les courses, les activités des enfants, ménage et préparation des repas. Il y a à l'évidence, un gros problème de manque de considération de la femme et une pression de la société, mais avant tout de la femme elle-même, qui, par excès d'orgueil, d'amour propre et sens des responsabilités exacerbé peine à (s') avouer qu'elle est débordée!!! Je suis une de ces nombreuses mères, je mets un point d'honneur à être irréprochable pour la tenue de la maison, l'éducation de mes enfants, je laisse le père vivre son machisme, son sport... de manière assez libre pour ne pas le contrarier et préserver les enfants de toute tension. Mais parfois, lorsque le soir mon fils se relève, fait son énième caprice, qu'il empêche sa soeur de s'endormir, je pète mon câble et laisse partir une claque....et je pleure....

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    1. Et c'est là que votre mari doit intervenir! Avant votre pétage de plomb! J'ai certe un mari présent mais le week end surtout quand il n'est pas fatigué de sa journée de travail. Et il a fallu plusieurs discussion pour arriver à obtenir de lui qu'il intervienne avant la fessée. Mais voulons nous vraiment laisser nos enfants aux autres? ne pensons-nous pas que nous sommes les seules aptent à les comprendre et donc à les nourrir, soigner, etc ... Car quand mon mari s'occupe des enfants et que cela se termine par un conflit j'interviens .... mais du coup je ne lui laisse pas la possibilité d'avoir et d'assoir son rôle de père.... et je pleure tout le temps, et mon entourage dit que je déprime. Mais non je suis en burn out: totalement épuisée, léssivée, vidée, exténuée, mais encore avec des projets et des envies...

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  15. Merci pour cet article intéressant, qui me donne envie de lire l'ouvrage, et pour vos commentaires enrichissants, qui apportent de nombreuses réflexions. Dans quelques jours, je serais une jeune mère, c'est mon premier enfant, un bébé surprise que nous avons décidé de garder et d'élever. A travers mes lectures, depuis plusieurs mois, je découvre un monde, ou plutôt une réalité qui m'étais jusqu'alors inconnue. Mon conjoint et moi vivons isolés de notre famille (distance, parents actifs et peu présents...) et nos amis n'ont pas d'enfants. Nous sommes seulement confrontés à nos propres représentations, ainsi qu'aux témoignages assez édulcorés des médias. Ayant déjà senti à quel point une grossesse vécue est bien loin de l'image renvoyée par l'opinion, c'est avec désir de comprendre, de savoir à quoi m'attendre, et une certaine appréhension, que je me suis beaucoup interrogée sur "l'après". Je n'ai aucune vision idéalisée et je ne conçois aucune projection idéale, peut-être parce que le monde de la maternité était jusqu'ici totalement inconnu, et que je n'a pas eu le temps de le désirer. La blogosphère et les forums m'offrent un regard brut, et sans interférence, ce qui constitue, je l'espère, une préparation à cette réalité.

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    1. Merci cowgirl pour ton commentaire
      Félicitations pour ta grossesse!
      Tu verras, ça va être une aventure magnifique, une épreuve sur certains aspects, bien sur, mais aussi une bénédiction!
      Le premier enfant est une découverte de chaque jour, fais toi confiance, documente toi, renseigne toi, mais pas trop non-plus, histoire de ne pas te sentir influencée négativement par les êtas d'âme des autres. Tu vivras peut être certains difficultés plus facilement que d'autres... Et si parfois tu trouves ça dur, rappelle toi que tu n'es pas la seule :-)

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  16. Je suis entrain de terminer ce livre et il m'aide beaucoup à comprendre certaines choses: mon épuisement, ma lassitude, mon indifférence, ma colère, mon envie de tout plaquer et de partir. Mais surtout cette situation dans notre couple. Je le recommence vivement! Au moins pour se sentir moins seule, éviter le burn-out aussi (moi je n'en suis parfois pas loin)

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