dimanche 13 novembre 2011

La femme doit-elle travailler?

Une pauvre femme au foyer réalisant le mal qu'elle fait à sa famille.

Je vous propose de regarder, sur ce lien, une video intitulée "la femme doit-elle travailler?"

Je vous préviens tout de suite: Isabelle Filliozat, une psychologue clinicienne, y fait part des résultats d'une étude selon laquelle les femmes qui s'arrêtent de travailler, plus ou moins longtemps, pour s'occuper de leurs enfants notamment, seraient plus soumises que les autres à la dépression, aux difficultés psychologiques. Et donc leurs enfants seraient moins épanouis, moins bons à l'école que ceux de celles qui continuent de travailler. (pfiou)
Je ne vais pas m'amuser à remettre en cause les résultats de son étude, qui est vraisemblablement fondée et sérieuse.
Ce qui me gêne plus dans cette video, ce sont finalement les conséquences d'un tel discours, très en vogue aujourd'hui.
La question, en elle-même, est assez stigmatisante, et très normative: La femme doit-elle travailler? Et la réponse l'est encore plus, puisqu'elle aboutit à un OUI catégorique.

Le commentaire laissé par une internaute suite à cette video m'a plu, et correspond assez à mon point de vue.
Je suis assez attristée finalement de voir que la catégorie "femmes au foyer" est, pour certaines, une catégorie parfaitement homogène, réunissant les pires clichés: une femme en congé parental est perçue par certains comme une femme coupée de toute vie sociale, souvent faible psychologiquement, soumise à son mari (ou vivant sur son dos), dépressive, voire intellectuellement limitée.


Je crains que cette croyance populaire, loin d'être constructive, apporte finalement une nouvelle norme, un chouilla cliché par ailleurs. Ce qui était jusqu'à il y a peu un modèle de société (la femme à la maison, qu'elle le veuille ou non, et malheur à celles qui refusaient cette règle), a disparu, et c'est une très bonne chose. La femme a désormais la chance de choisir, de décider par elle-même par quel moyen elle s'épanouira. Etant admis que tout choix emporte responsabilité de la personne qui prend la décision, et donc est générateur d'angoisse, et de possibles regrets ("ai-je fait le bon choix?")
Mais finalement, indiquer aujourd'hui aux femmes "vous DEVEZ travailler" n'est pas plus libérateur; la femme qui décide par elle-même, ou qui se voit dans la circonstance de ne pas travailler, est automatiquement vue comme allant à contre-courant, voire rebelle.

Je regrette cette image condescendante de la mère au foyer. On dirait que cela rassure certaines de penser que celle qui fait le choix d'être là pour ses enfants, parce que cela lui correspond à une certaine période de sa vie, parce que cela lui convient tout simplement, et que ça répond à sa conception de la famille, ou bien simplement parce que la vie lui a proposé, à un moment, deux voies possibles et qu'elle a choisi celle-ci, soit à ce point jugée.

Les femmes qui s'arrêtent pour s'occuper de leurs enfants sont toutes très différentes.
Je suis persuadée qu'il y a autant de femmes intéressantes, idiotes, motivées, énergiques, dépressives, créatives, positives, fantaisistes, rigolotes, ennuyeuses, rigides, dans la catégorie des femmes au foyer que dans celle de celles qui travaillent (pour avoir connu les deux "activités", je peux affirmer que j'ai subi des moments excessivement éprouvants lors de certaines "discussions" devant la machine à café).
Je crois aussi que nous toutes, dans notre vie, passons d'une catégorie à une autre, au gré des évènements familiaux. Une femme qui bosse pourra peut-être s'arrêter à un moment dans sa vie... une autre fera le chemin inverse à un autre moment. N'oublions pas non-plus que parmi celles qui travaillent, certaines travaillent bien plus, ont des horaires, des missions ou un statut bien plus contraignants et/ou précaires que d'autres. Idem chez celles qui sont au foyer.

Ces deux femmes sont bien souvent une seule et même femme, à deux périodes différentes de sa vie. Ce genre d'étude, quoique intéressante, a, selon moi, le fâcheux résultat d'opposer les femmes entre elles, de les stigmatiser.  Je trouve que les femmes entre elles pourraient avoir plus de tolérance envers celles qui ne font pas les mêmes choix qu'elles, ou qui vont contre la pensée dominante.

Alors qu'une femme peut faire ce choix pour des raisons qui lui sont propres, qui la regardent, et ce, en complète solidarité avec son conjoint (mais si, c'est possible, on peut considérer le couple comme une association, une solidarité!), il y a souvent des jugement extérieurs très violents, refusant en bloc qu'une femme puisse être au foyer sans être considérée comme un parasite.

Toute femme qui élève ses enfants à plein temps fait face, à un moment ou à un autre, à des jugements plus ou moins acérés, teintés parfois d'agressivité (voire de jalousie?). J'ai lu ou entendu parfois que les femmes au foyer prétendaient mieux élever leurs enfants que les autres, alors qu'il était évident qu'elles allaient se planter complètement, et finiraient seules, répudiées, avec des enfants pas reconnaissants pour un sou. Je ne vous cache pas qu'il est assez troublant de sentir de manière assez claire que certains oiseaux de mauvais augure seraient HEUREUX et soulagés de nous voir enfin nous planter, faiblir, rater, nous faire plaquer par nos maris et renier par nos enfants ("shadenfreude", en allemand; joie du malheur d'autrui).
Ces oiseaux étant en grande majorité de sexe -je vous le donne en mille-... féminin! (le sexe faible, dites-vous?).

Même si je suis assez indépendante dans ma façon de vivre, et assez libre dans mes choix, je suis humaine et donc souvent assez touchée par des propos violents comme ceux-ci, d'abord parce qu'il ne me viendrait pas à l'idée, de mon côté, d'avoir besoin de démonter violemment, avec force clichés et arguments faciles, les choix de vie des autres femmes.
Les femmes de mon entourage sont assez diverses, certaines sont en congé parental, d'autres travaillent tout en élevant leurs enfants, d'autres sont des copines qui n'ont pas encore d'enfants, encore loin de ces problématiques. Je suis globalement toujours assez admirative de la façon dont les mères autour de moi gèrent leur vie, car aucune d'entre elles n'a la vie facile. Il faut tout gérer, la maison, les enfants fatigués, malades, les allers-retours à l'école, le travail pour certaines, les hommes (là, pas trop là, voire pas du tout là pour certains...), sa culpabilité, ses propres frustrations, ambivalences, remises en question, (et il y en a beaucoup, quand on est mère), en essayant de ne pas trop s'oublier non-plus... et finalement, qu'on travaille ou non, nous sommes toutes des mères qui faisons de notre mieux, tout simplement.

Ensuite parce que s'occuper de ses enfants à plein temps, ce n'est pas forcément une posture agressive, une revendication, un message fier lancé aux autres mères pour les dominer, ou une leçon faite à la terre entière. C'est d'abord une chance, un concours de circonstances, un coup de pouce du destin, ou quelque chose de plus ou moins imposé par les évènements, qui nous "permet" de prendre cette décision, pas facile à faire car à contre-courant de ce que veut pour nous la société, les idées bien-pensantes.
 Et puis c'est juste essayer, comme presque toutes les mères du monde, d'élever au mieux ses enfants, selon une conception qui nous parait la moins mauvaise. C'est une manière comme une autre de faire de son mieux, en étant lucide sur les difficultés de la mission, en n'ayant aucune certitude sur la qualité ou non de notre "travail", ni sur les conséquences que notre choix aura sur l'éducation de nos enfants. En se posant des questions, tous les jours. C'est être quand-même assez certaine de deux-trois choses: par exemple que la présence de la mère, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les théories égalitaristes à la mode, n'est pas totalement inutile ni complètement néfaste au bien-être de son enfant (audace!).
 Comme toutes les mères, je crois, humblement... on espère ne pas trop se tromper, n'avoir pas fait fausse route, et que le bilan soit, au bout du compte, positif.

C'est drôle parce que ce discours caricaturalement féministe, qui veut qu'une femme doive travailler plus, pour avoir plus d'argent, donc plus consommer, pour aboutir à la sacro-sainte et bien précise notion d'indépendance a paradoxalement des conséquences presque pro-capitalistes, alors que je ne suis pas sûre que ce soit le propos voulu, au contraire même.
Le travail, la façon d'appréhender la valeur de l'argent, le sens de la vie, la notion de vie de famille, de "réussite", de "dépendance", sont des notions tellement personnelles, intimes même, que je suis systématiquement estomaquée par la promptitude à juger qu'adoptent certaines.

Les motivations pour s'arrêter de travailler peuvent être tellement hétérogènes, elles aussi!
 Elles peuvent provenir d'un raisonnement religieux, spirituel... elles peuvent correspondre à un mouvement engagé, plutôt positionné à gauche, tel que la "décroissance", à un souhait de retour à l'essentiel, à une vie plus simple. Cela peut à l'inverse relever d'un choix traditionnel, connoté plutôt à droite, correspondant à une idée bien cadrée de ce qu'est la notion de famille, avec l'homme pourvoyant seul aux besoins de ses membres... mais ce choix peut aussi résulter d'un hasard, d'un moment de la vie, d'un déménagement, d'une mutation, d'un licenciement, de modes de garde imparfaits... parce qu'on ne maîtrise pas tout! D'une volonté aussi de voir grandir ses enfants parce que les conditions nous le permettent, parce qu'on souhaite de la quantité, et pas seulement de la qualité...
Aussi, j'aimerais des réactions plus humbles de la part de certaines "mères la morale" modernes.
On fait tous, toutes, comme on peut! Il n'y a pas de médaille à décrocher à la fin!
Quelle elle cette femme de 30 ans et des poussières qui peut affirmer aussi franchement qu'elle a fait les bons choix, qu'elle remplit tous les critères de la bonne épouse, bonne professionnelle, bonne mère, présente mais pas trop, bonne citoyenne, bonne personne?
Est-ce que si cette femme à-qui-tout-réussit est en surpoids, je vais aller la chercher pour lui expliquer qu'elle fait fausse route, qu'il faut qu'elle se remette illico aux cinq légumes par jour, sous peine de rater sa vie?
Ou "pire", si l'une d'elles choisit d'aller vivre en Bretagne, vais-je, moi, fille du sud et des cigales, aller la harceler en lui expliquant pourquoi non, c'est définitivement une grosse erreur, pour la réussite de sa vie future, que d'épouser un breton, marin par dessus le marché, parce que les statistiques s'accordent toutes à dire qu'elle finira auprès d'un alcoolique indépendantiste en ciré, qui sentira l'algue verte et fera collection de phares miniatures fabriqués à base de coquilles de bigorneaux, et que ce n'est pas ça, une vie de femme réussie?
Non... c'est sa vie, elle choisit de la mener sans subir l'influence bêtifiante des statistiques... et cela ne me regarde pas.
S'il faut vraiment faire un bilan, un classement... faisons-le à la fin, si vous le voulez bien!

Sur un groupe Facebook, j'ai eu l'inconscience de commenter cette video en regrettant la condescendance de certains commentaires.
Je vous épargnerai ici le copier-coller des ces commentaires bêtes et méchants, mais vous vous doutez bien de leur style:  
"au boulot, vous vivez sur le dos de vos maris", ou bien "à quoi ça sert de se sacrifier pour ses enfants, de leur beurrer leurs tartines jusqu'à leurs 35 ans si c'est pour se retrouver désoeuvrée et sans repères une fois qu'ils seront partis" ou bien, attention c'est gratiné: "les femmes qui disent s'occuper de leurs enfants ont en fait trouvé une super excuse pour ne pas bosser!"
Sans parler de la phrase, condescendante entre toutes, que toute mère au foyer a entendue dans sa vie, méprisante et même teintée d'une pointe de dégoût : "Aaaah! femme au foyer! je ne pourrais JA-MAIS faire ça! Attends, j'admire, hein. Mais rester toute la journée à changer des couches et à regarder mon bébé dans le blanc des yeux... pardon mais j'aurais trop peur de devenir Dé-bile! franchement je sais pas comment tu fais!"
(heuh, c'est un compliment ou tu me traites de conne, là, en fait?)


En fait, je ne comprends pas pourquoi certaines ont à ce point besoin de déverser une sorte de rage, voire de haine, à ce sujet. Comme si le fait que certaines femmes décident, de manière tout à fait personnelle, et en cohérence avec leur propre vie, d’être au foyer, et surtout le fait que ce choix les épanouisse, soit une des choses les plus choquantes au monde.
Comme si en continuant de travailler on était à l'abri de la nostalgie, de la tristesse de voir partir ses enfants, du sentiment de vide qui peut légitimement nous surprendre à ce moment charnière de la vie. Comme si "ne pas travailler", c'était avoir une vie vide, un quotidien creux, une existence spirituellement, socialement et intellectuellement pauvre.

Devant les juges (auto-désignés) de la bien-pensance, c'est à croire que les femmes au foyer mériteraient carrément le bûcher.
Que je sache, leur choix les regarde pourtant! Il y a des comportement plus dangereux pour la société que celui-ci! Elles ne font de mal à personne, leur "tare" n'est manifestement pas contagieuse... pourquoi certaines se mettent-elles alors dans tous leurs états à propos de ce sujet? cela éveille-t-il chez elles quelques envies honteuses, voire quelques frustrations mal étouffées?
Pourquoi ne pourrions-nous pas, entre femmes, faire preuve d'un peu plus d'indulgence, de bienveillance?

Je vais même aller plus loin:
Au lieu de privilégier le bien-être de la mère, au travail ou à la maison selon ce qui lui convient à elle, ce discours à la mode met comme condition à l'épanouissement de la mère le fait qu'elle travaille. Et ce, faisant fi des conditions actuelles du travail, qui peut être aussi, parfois, sclérosant et aliénant (et encore plus concernant le travail des femmes, premières victimes du temps partiel subi, des emplois du temps gruyères).
Je vais vous dire ce qui me gêne, vraiment:
j'ai l'impression que ce discours est créé de toute pièce pour coller à la tendance actuelle, pour déculpabiliser les mères qui travaillent (et elles sont nombreuses... et elles passent toutes plus ou moins par ce déchirement qu'est la séparation avec son tout-petit d'abord, puis par l'ambivalence, la culpabilité, la désagréable sensation de ne jamais être là où il faudrait), au besoin en enfonçant grossièrement le clou en expliquant que les mères au foyer auraient des enfants qui réussiraient moins bien à l'école.
Je trouve cela très démagogique. 
Il faudrait au contraire encourager les mères à avoir un minimum de choix, à aller dans la direction qui les épanouit le plus, travail ou maison, pendant une période pour pouvoir élever leurs enfants au mieux, pallier l'absence de modes de garde, et surtout, permettre à leur image d'être revalorisée... (car les enfants de mères épanouis, qu'elle travaillent ou non, seront épanouis eux aussi). en entreprenant évidemment des changements de société profonds, leur permettant de moins subir leur situation.
Là, on se contente de culpabiliser les unes pour déculpabiliser les autres... c'est politiquement correct, mais ça ne me parait pas progressiste.

Je vous propose, à ce sujet aussi, de lire un article assez intéressant sur ce thème sur Psychologies.com: Arrêter de travailler, qui permet d'aborder et d'éclairer les choix différents des autres de manière constructive, sans jugement.

Et personnellement... j'avoue beaucoup réfléchir à ce sujet (quoi, ça se voit? ;-)... je crois pouvoir constater que, malgré l'absence totale de fondements religieux dans mes choix... mes choix de vie ne sont pas dénués de spiritualité, de philosophie, voire... disons-le: d'une certaine foi.

(Et merde, d'abord! Na!)

          à lire aussi sur ce blog, deux autres de mes billets:
         Les féministes représentent-elles les femmes?
         Sois féministe ou tais-toi 

NOTE, rajoutée le 21 novembre
Merci à la Poule Pondeuse pour le lien vers mon billet 

NOTE  2, rajoutée le 12 janvier 2012: lire le post de Marie des Mamans Testent

NOTE 3, rajoutée le 12 avril 2012:
- Lire "Féministe versus Femme au Foyer" , sur le blog "infosbébé"
- Une critique d'un livre stigmatisant les mères au foyer, très intéressante, sur le blog "grandir autrement": "la femme au foyer est-elle l'avenir du féminisme?"
- Et enfin un article du blog "Hors les Murs", intitulé "Féministes au foyer"


37 commentaires:

  1. "les femmes qui disent s'occuper de leurs enfants ont en fait trouvé une super excuse pour ne pas bosser!"
    Ce n'est évidemment pas une chose vraie dans l'absolu, mais ça l'est pour certaines, il faut le reconnaître aussi... Ma mère l'a toujours revendiqué, par exemple ("Je ne supportais pas d'avoir à obéir à un chef et à des horaires de bureau"). Ptet que c'est pour ça que j'ai pris le contrepied et que je n'ai jamais supporter de rester à la maison, même avec une famille nombreuse ?
    Pour beaucoup de femmes dont le boulot est purement alimentaire, et le salaire bas, oui, via les aides financières, c'est une excellente excuse, et on les comprend. Et ça peut être leur manque de motivation maternelle d'une part, et leur difficulté à réintégrer le monde du travail ensuite quand elles en ont besoin financièrement, qui pousse d'autres femmes à dire "Attention".
    Maintenant, une femme qui gagne bien sa vie, qui fait un boulot qui lui plait, et qui choisit de rester s'occuper de ses enfants à temps complet, c'est une toute autre motivation, en effet. Et dans ce cas, on doit être bien énervée par ces propos-là, en effet.

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    1. Bon,j'ai de la chance : j'ai un bac+5 et j'ai choisi de rester au foyer.
      Mais j'ai une amie qui a juste le bac et a aussi choisi de rester au foyer. Est-elle moins "excusable" que moi ?

      Je pense que dans chaque situation il y a du bon et du moins bon : même en ayant choisi d'être au foyer, il y a des moments où on pète un câble.

      La plus grande difficulté d'une mère au foyer à mon sens est le manque de reconnaissance.
      Autant on pourra excuser une femme qui travaille à l'extérieur si elle n'a pas fait les poussières, autant une femme au foyer "elle n'a que ça à faire" ! C'est un peu cliché, mais c'est malheureusement la réalité de ce qu'on entend...

      Je pense que l'important est quand même de faire ce choix parce qu'on pense que c'est ce qu'il y a de mieux pour nous et pour notre famille.

      Et puis, une mère au foyer, même si elle ne travaille pas contre salaire, peut s'investir dans des associations, suivre des cours, etc.

      En tout cas, malgré les désagréments qu'il peut y avoir à rester au foyer, je ne regrette pas d'avoir été le témoin des premiers pas de ma fille (et pas une nounou), et je suis fière de l'élever moi-même plutôt que de la laisser plusieurs heures par jour avec une inconnue...

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    2. Merci à ce grand homme d'esprit appelé Dr Samura que je ne sais pas comment le remercier pour le bon travail qu'il a Don pour moi et la famille qui je veux partager mon témoignage avec vous tous que je suis marié à Hassan Moel et mon nom est Julie DeShields depuis six ans maintenant, il m'a laissé avec deux enfants avec savoir raison que je ne sais pas quoi do.so un jour où j'étais à mes amis lieu lorsque j'ai exposé ma douleur à son sujet de ma dépression que j'ai être à la recherche qui me permet de sortir puis mon ami m'a appelé pour me rapprocher de son amour me dire sur la façon dont elle a obtenu ce grand homme d'esprit qui l'a aidée à trouver son chemin pour chercher son mari à l'époque que je demande à son contact, elle va rapidement et obtenir son ordinateur et m'a donné sa carte d'identité e-mail et son numéro oui, c'est comme ça que je l'ai contacté pour une aide. Et maintenant je suis si heureux avec ma famille et avec un foyer heureux si vous êtes dans une telle douleur gentiment Via Email SAMURATELLERSPELL100@YAHOO.COM ou appelez 2348103508204 avons foi en lui et il vous aidera
      Julie DeShields.


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  2. @ Oelita:
    oui je conçois bien qu'il puisse y avoir des différences dans la motivation, dans la personnalité des femmes... et que parfois on fasse un rapide bilan cout-avantage pour décider de la vie qui nous convient (marre du métro-boulot-dodo, envie de profiter plus de sa famille, etc).
    Mais... je ne vois pas où est le mal, et ce qui justifie qu'on juge ça!
    on juge la femme par le prisme de son lien au travail... alors que les qualités et défauts des gens vont bien au delà de ce seul point, non?

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  3. Bien d'accord avec toi! On peut noter aussi qu'on jugera rarement un homme qui bosse trop et ne voit pas ses enfants (le pauvre, faut qu'il bosse), alors qu'une femme qui fait de même sera qualifiée de mauvaise mère.

    Paradoxe également: la nouvelle tendance pro-allaitement qui veut qu'une bonne mère donne ce qu'il y a de mieux pour son enfant, c'est-à-dire son lait, et ce au minimum 6 mois (mais 1 an c'est mieux). Et que reprendre le travail n'est pas incompatible avec l'allaitement, il "suffit" d'acheter un bon tire-lait, de trouver un endroit où s'isoler (un bon placard à balais fera l'affaire) et de répéter l'opération 3-4 fois par jour. Donc il faut allaiter, bosser, rentrer pas trop tard, rester femme pour son homme, savoir faire un dîner presque parfait, aller au sport pour garder la ligne, etc..
    Que d'injonctions dont, il me semble, les hommes sont préservés...

    Tout ça pour dire que je suis bien d'accord avec toi: laissons chacun et chacune faire les choix qui leur conviennent et arrêtons de juger ceux qui vivent différemment de nous. Crotte de bique!

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  4. Bonsoir,
    J'ai lu avec attention ton texte, très intéressant, et qui soulève toute une série de questionnements qui m'est familière. J'ai pour ma part arrêté de travailler quand mon fils a eu 1 an pour diverses raisons plus liées au travail, aux projets que nous avions au sein du couple qu'au réel besoin d'être à la maison avec mon fils (même si j'ai vécu cette 1ère année à la maison comme une vraie chance). Mon fils va avoir 3 ans et je n'ai toujours pas repris le boulot. Ma situation est un peu particulière puisque nous sommes à l'étranger et que nous envisageons de déménager encore très bientôt. Mais pour ma part, je ressens très fort cette désocialisation, ce déséquilibre au sein du couple. Et malheureusement, je suis persuadée que beaucoup de femmes qui restent à la maison ne le font pas par vrai choix: manque de places en crèche, peu ou pas de possibilité d'aménager son emploi du temps pendant les 1ères années de l'enfant et encore et toujours ces écarts de salaire entre hommes et femmes qui font que quand un des parents doit quitter ou aménager ses horaires de travail, c'est souvent la femme qui s"y colle. De mon expérience (je pense qu'il y en a évidemment d'autres bien différentes) nous sommes encore dans une société qui n'offre pas encore de vrai choix quand à l'éducation des enfants.
    Alors, je cherche des solutions ... On a une p'tite deuz qui arrive en mars et vraiment je suis en train de chercher des solutions pour ne pas revivre ces 3 années à la maison à temps plein. Evidemment, on rêve toutes d'un mi temps bien payé et super épanouissant qui nous permette à la fois de bosser et à la fois d'être le plus souvent avec nos "anges"!! Non? Moi j'en rêve en tous cas!
    Merci pour cet éclairage parce qu'effectivement la stigmatisation est énorme!
    bonne soirée

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    1. Bah non, on rêve pas toute de ce mi-temps bien payé. Désolée...

      Par contre, le fait que tu aies mal vécu le foyer vient probablement du fait que ça n'était pas un vrai choix.
      Et puis, je reste persuadée que, quel que soit le choix qu'on fasse, même si c'est un vrai choix, on a toujours des moments de doute ou de ras-le-bol. C'est normal, et ça ne veut pas dire qu'on a fait le mauvais choix ou qu'on regrette.

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  5. J'aime bien ce que tu dis sur les différentes périodes de la vie: j'ai été femme au foyer pendant onze ans (oui j'ai vécu la non reconnaissance sociale, les journées enfermées avec 6 enfants dont 4 malades), un mari à horaires de folie, mais la liberté de faire la sieste, de téléphoner 1 heure à une copine en pleine journée, de faire des pique-niques en semaine, de partir à toutes les vacances scolaires.
    Aujourd'hui je retravaille: je suis contente d'avoir trouvé un poste après 11 ans avec reconnaissance de ce que je fais et boulot intéressant, heureuse de me mettre les pieds sous la table 4 jours par semaine à midi, crevée de courir après le temps en permanence, mais gratifiée de pouvoir mettre du beurre dans les épinards.
    je n'aurais pas pu faire hier ce que je fais aujourd'hui, et pas aujourd'hui ce que je faisais hier, nos vies se décomposent en plusieurs périodes...
    Et les enfants dans tout ça? aucun changement dans leurs résultats scolaires, ou dans leurs relations avec nous, ils acceptent les choix faits par leurs parents tant qu'ils sont expliqués et assumés.
    Je pense que oui, nos vies sont difficiles et qu'on cherche toujours à regarder si l'herbe ne serait pas plus verte à côté: du côté du boulot pour les mères au foyer, du côté du foyer pour celles qui travaillent... et que par jalousie, on est prêtes à beaucoup de critique. les femmes qui travaillent sont celles qui sortent ces arguments sur la dépression des femmes au foyer, la non réussite de leurs enfants etc (qu'est-ce que c'est mesquin...), les mères au foyer critiquent les mères qui travaillent, qui délaissent l'éducation de leurs enfants à d'autres (nounous, centres de loisirs), qu'est-ce que c'est petit... et je pense que c'est de la pure jalousie...
    Je pense que l'important est de faire des choix pour une situation donnée à un moment donné, mais ces choix n'ont rien de définitifs, ils répondent à un besoin pendant une période, et je pense que notre société doit pouvoir nous aider dans ce sens.
    Pourquoi imposer le congé parental dans les 3 premières années de l'enfant? j'imagine que certaines auraient plus de plaisir à etre avec leurs enfants autour de l'adolescence qu'à l'age du maternage qui lui peut bien etre confié à une nounou...
    J'aime les lectures de Filliozat, mais je n'aime pas la manière dont elle présente les résultats de cette étude.
    Mais j'aime bien ton billet, alors merci!

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  6. Je n'entends pas, dans cette vidéo, que la femme doit travailler à n'importe quel prix. Filliozat précise qu'il serait mieux que la femme puisse avoir une vie sociale épanouissante, à savoir travailler à temps partiel et implicitement, avoir du temps pour s'occuper de ses enfants. Tout cela sans perte de salaire et en ayant accès aux postes à responsabilités. Voeu pieu, certes, mais qui me semble progressiste. Tout comme pouvoir alterner dans une vie d'adulte, selon ses envies, périodes consacrées à l'éducation des enfants et périodes de travail. En revanche, elle devrait amender ses affirmations que les mères au foyer sont plus souvent malades, dépressives et leur progéniture plus souvent en situation d'échec. Car j'ose croire que son étude a pris en compte la plus grande diversité des situations socioprofessionnelles et qu'elle est affinée...Enfin, j'observe qu'effectivement, certaines féministes ne semblent pouvoir exister que dans une guéguerre stupide opposant les femmes entre elles. J'observe surtout que cela n'a pas une importance cruciale et que chacune fait bien comme elle veut et surtout comme elle peut. Je ne vois donc pas pourquoi certaines devraient se sentir culpabilisées, au travail ou à la maison. L'avis des autres, surtout lorsqu'il est péremptoire et réducteur, on s'en fiche ou je m'illusionne ??!!

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  7. Hello Marine,
    J'imagine que tu fais référence à la page Facebook Maman travaille où tu as commenté cette vidéo..? Si c'est le cas, j'ai un peu parcouru le tout et je n'ai vu nulle part quelqu'un te disant que tu "vivais sur le dos de ton mari".. ou d'autres phrases que tu cites ? Si ?
    Sur le fond, pour moi oui il est inconcevable de vivre sur les frais de quelqu'un. A titre perso je ne prétends pas faire les bons choix à coup sûr(et toi-même :) ? on se demande en lisant ton post...) ni les imposer à qui que ce soit. Mais il me serait invivable de dépendre des revenus de quelqu'un d'autre, que ce soit mes parents, mon mari, ou qui sais-je. N'y vois pas un jugement, juste un choix personnel !
    Concernant cette vidéo, ce que j'en comprends c'est simplement qu'être uniquement mère n'est pas souhaitable pour l'équilibre d'une personne d'après cette psy. Tu penses sincèrement qu'elle se trompe ? Elle semble étudier le sujet depuis un moment, je pense qu'on peut a minima lui accorder un peu de crédibilité...
    Si on pouvait se contenter d'une seule activité, la Mâternitude ;), tiendrais-tu ce blog ? Développerais-tu d'autres activités ?
    Puisque tu fais référence au groupe Maman travaille que je n'anime plus mais que j'ai quand même créé, je me permets de te dire que tu n'y trouveras aucun juge de bien-pensence comme tu dis. Quand j'y lis les échanges qui s'y sont tenus, sincèrement j'ai même l'impression que les deux pauvres filles qui ont voulu défendre leur droit de travailler - sur un groupe consacré aux mères qui travaillent... ça se tient jusque là- se sont fait un peu envoyer pêtre à coup de "j'ai mieux réussi ma vie scolaire car ma mère a je cite "sacrifié sa carrière".
    Pour ce qui est du féminisme, tu sais, avec Maman travaille on se fait injurier par des féministes qui trouvent qu'on "pense avec notre utérus"; et nous trouvent rétrogrades; mais aussi par des personnes nous accusant (comme toi si je comprends bien ?) d'être trop féministe, justement.
    Pourtant en 2011 je n'ai pas l'impression que le comble du féminisme soit de vouloir permettre aux mères de travailler, de subvenir à leurs besoins, si ? Et cette question est posée en toute bienveillance...

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  8. Au dela du fond du débat femme au foyer / Femme au travail, ce qui me dérange dans ce genre de video (études, etc...) c'est justement de toujours devoir opposer les gens.
    Pourquoi faudrait il systématiquement opposer les "femmes au foyer" aux "femmes qui travaillent". D'ailleurs même dans les expressions, il y a déjà discrimination. Une femme qui ne travaille pas, doit elle toujours rester au foyer, à la maison?

    J'aime à penser que nous pouvons avoir le choix travailler, rester s'occuper de nos enfants, buller sur le canapé, bosser jusqu'à 23h, etc... Bref et si après tout l'mportant c'était d'être équilibrée et heureuse? Et si (soyons fous) les enfants les plus heureux étaient ceux dont les parents sont bien dans leur vie?

    Il y aura toujours des intégristes du travail (exemple avec les commentaires que tu as eu, déplorables) et des intégristes du surmaternage (comment ça tu as osé reprendre le boulot alors que ton bébé n'a que 3 mois? mais tu ne l'allaites pas? mais tu ne t'épanouis pas que dans la maternité?)

    En bref un peu de nuance dans ce monde ferait du bien! Laissons à chacune le choix. Cette société où tout est codifié me fait peur, comme si le bonheur se quantifier à cocher les bonnes cases. mais moi mes cases c'est pas les mêmes que celles des autres!!!!

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  9. (Alors petite réctification: je viens d'aller relire la conversation sur le mur en question et je n'avais pas vu les derniers échanges, donc effectivement il y a bien les phrases que tu cites.)
    @ Marjolaine: avec Maman travaille, la volonté c'est ça justement, se dire qu'une seule et même mère est TOUT alternativement. On passe par des phases "congé parental" ou "congé maternité" puis des phases "carrière"... Pour moi tout ça vient alimenter le débat et je ne trouve pas qu'il soit malsain d'écouter les propos de gens qui ne sont pas d'accord avec nous: c'est pour ça que je pense qu'Isabelle Fillozat mérite l'attention et le respect sinon de sa fonction, du moins de son point de vue; tout comme je viens sur le blog de Marine lire ce (long :) ) article dont je sais pourtant qu'il ne partagera pas mon point de vue :)
    C'est ça qui permet de réfléchir, non ? :)

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  10. Ma mère est mère au foyer et m'a apporté tous les bonheurs de ma vie.
    Ce fut une grande richesse de l'avoir, elle me préparait mes repas en rentrant de l'école, était tout le temps là et a fait de moi une petite fille très heureuse et épanouie.
    Pour moi, elle travaille (car on vit dans une grande maison et que c'est beaucoup de boulot).
    Quant à elle, je l'ai toujours trouvée pleine de projets et loin de déprimer.

    je ne suis ni contre les femmes qui travaillent, ni contre celles qui decident de devenir mère au foyer.
    Pour moi, il faut chercher son épanouissement personnel. Le sien passait par ses enfants, tout simplement

    Merci pour l'article

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  11. Je passe sur les préjugés dont est aussi affublée la mère/femme qui travaille (autoritaire, impatiente, "moins disposée"...), mais n'oublions pas que pour la plupart des femmes mères ou non, la question ne se posent pas, elles n'ont pas le choix et DOIVENT travailler, cela fait-il d'elles des personnes "moins disposée" que les femmes au foyer (qui jouissent d'un véritable luxe de nos jours, hors congés parental bien sur...)? non je ne pense pas et heureusement. Je ne crois pas que les femmes travaillant ce font ce genre de "tableau" de la femme au foyer, non elles n'ont pas besoin de cela pour justifier leur vie, l'inverse en revanche, je ne sais pas...
    L'argent conditionne maleureusement beaucoup nos vies, qu'on le veuille ou non.

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    1. J'ai un peu de mal avec cet argument de l'argent.
      Pour moi, on a toujours le choix.
      Perso, je n'ai pas eu de congé maternité ou parental car j'ai accouché juste à la fin de mes études. Donc pas d'aides !
      Au début, mon mari était en emploi précaire, il a même eu une période de chômage. Maintenant, ça va mieux. Mais jamais il ne nous est venu à l'esprit de remettre en cause le fait que je reste à la maison pour m'occuper de notre fille.
      Nous vivons bien car nous n'avons pas besoin de grand chose. Ce qui ne nous empêche pas de nous faire plaisir, de bien aimer manger et de voyager.
      A côté de ça, nous n'avons pas de crédits (pour une maison ou autre). Alors que d'autres jurent qu'il est indispensable d'être prorio.
      Comme je le disais : tout est une question de choix...

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  12. "Pour moi, il faut chercher son épanouissement personnel. Le sien passait par ses enfants, tout simplement
    "

    rien à ajouter!

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  13. sinon Marine, peux-tu mettre le lien vers le "mur"?merci

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  14. pfff nan mais franchement les gens m'enervent ! Deja, est-ce que chacun ne pourrait pas vivre sa vie et élever ses enfants comme il l'entend ? ralala les jugements les jugements les jugements...

    Pour ma part je trouve qu'être mère est foyer est bien plus courageux que de retourner bosser, c'est un véritable sacrifice pour le bien-être de sa famille et de ses enfants. Et je ne sais pas si j'aurais un jour le courage de faire ce sacrifice !

    Et rien ne m'horripile plus que l'expression "vivre sur le dos de son mari" ouhouh les gens ! ce genre de décision se prend un couple et j'espère bien que la notion de salaire n'est pas "pour soi" genre "je suis sympa, je partage", mais pour le bien être de toute la famille aussi !

    Nan mais BREF, je suis totalement d'accord avec toi ! Chacun sa vie, chacun ses choix, et c'est tout !

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  15. @ marlène:

    en effet, c'est un lien sur le mur de la page Maman Travaille qui m'a "inspirée".
    Je n'ai pas voulu citer la page fan dans mon billet, notamment parce que je suis fan (et le resterai), que je respecte cette page, ainsi que sa créatrice (toi, donc), que j'adore lire le blog Maman Travaille, et que je fais la différence entre des propos tenus par 2 ou 3 personnes (et qui en ont tout à fait le droit!), et la ligne "éditoriale" de votre assoc', que je trouve super.
    Mais oui, franchement, ces propos m'ont fait cogiter.

    Je ne souhaite en aucun cas dire que l'étude de Filliozat est mauvaise... d'abord parce que comme je l'ai dit, je la trouve intéressante, et puis, qui suis-je pour critiquer ça? Pas grand-chose ;-)
    Je déplore simplement les conséquences négatives que ce genre d'études peut avoir, notamment dans la distinction des mères en 2 groupes: celles qui travaillent, et les autres.
    Et, évidemment que je suis d'accord avec toi, une femme ne peut pas être que mère pour s'épanouir. Bien sûr!!!! simplement, essayons d'admettre que même en s'occupant de ses enfants, on peut développer plein d'autres activités et aspects d'une vie de femme.

    Mon propos est donc plutôt de dire qu'on pourrait trouver un terrain d'entente, voire de tolérance, plutôt que jouer à comparer qui sera meilleure mère que l'autre, laquelle obtiendra de ses enfants des meilleurs résultats scolaires que les autres... ça, je trouve ça mesquin.

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  16. d'ailleurs Marlène j'aime ton ton, car tu es une fille assez engagée, qui assume ses propos et n'hésite pas à les défendre avec force, avec la véhémence de ta jeunesse et la fougue qui te caractérise(oui bon je délire un peu là)... et pourtant, malgré tes avis parfois tranchés, tu es ouverte à la discussion, au débat, tu évolues même dans tes idées. C'est ça le plus important!
    Ce n'est pas si fréquent, on peut être "Bornée 2.0"...
    Je tente aussi d'être le plus ouverte possible à la discussion, j'aime bien le conflit d'ailleurs... je trouve que c'est en discutant avec ceux avec lesquels on est le moins d'accord qu'on apprend le plus de choses!

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  17. Il n'y a pas que le luxe de ne pas manquer de sous qui permette aux mamans de rester à la maison avec leurs bambins, il y a aussi la maladie qui peut obliger une mère à rester chez elle et ce n'est pas drôle quand on n'a pas le choix...

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  18. J'ai pas lu l'article en entier, n'y tout les commentaires, mais J'AIME.. le 1er commentaire est assez court et sans tabou et je pense qu'il y a du vrai dans les propos d'Oelita. Je crois que je vais tout lire après ce commentaire.

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  19. Et j'ai tout lu... Et je retiens : "C'est un choix de couple à un moment donné qu'il est important de d'expliquer aux enfants". Eh oui, des enfants ça ce fait à deux, donc ça s'élève à deux aussi. Papa, Maman on a tous un rôle à jouer dans cette aventure humaine qui a un début et beaucoup de péripéties...

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  20. Le problème de cette vidéo, à mes yeux, c'est que cela réduit la pensée d'un auteur à une caricature. Le résumé du livre sur son site est beaucoup moins excessif que ce qu'en dit la vidéo parce que justement il n'y a pas d'impératif :
    "Comment travailler, élever ses enfants et s'épanouir avec eux ? Parce qu'elles travaillent, certaines femmes ont du mal à faire face aux problèmes posés par les vacances scolaires, la cantine, les devoirs, la nounou... Elles culpabilisent, parfois même jusqu'à la déprime.
    Isabelle et Anne-Marie Filliozat analysent et démontrent ce sentiment de culpabilité injustement ressenti par les jeunes mères, en démontrant qu'il est possible de concilier vie professionnelle et vie familiale, sans préjudice pour l'enfant, et qu'une activité peut, au contraire, contribuer à son épanouissement."

    C'est juste dommage, et là je te rejoins tout à fait, qu'on ait tendance à se déculpabiliser ou à justifier ces choix en critiquant celui des autres (parce que la culpabilisation existe dans les deux sens). Mais je ne suis pas certaines que ce soit ce que fait Isabelle Filliozat.

    Personnellement, je serai, je pense, incapable de choisir d'être mère au foyer volontairement. Pour plein de raisons, mais d'abord pour des raisons d'indépendance financière. Et là où je ne suis pas du tout d'accord avec toi, c'est quand tu dis que : "C'est drôle parce que ce discours caricaturalement féministe, qui veut qu'une femme doive travailler plus, pour avoir plus d'argent, donc plus consommer, pour aboutir à la sacro-sainte et bien précise notion d'indépendance a paradoxalement des conséquences presque pro-capitalistes" => ce n'est pas une question d'avoir plus d'argent, ou que le couple puisse consommer plus, c'est une question pour moi d'avoir un revenu propre, de rester un individu indépendant qui peut dépenser (ou choisir de ne pas dépenser) de l'argent qui lui appartient en propre et cela ne me semble absolument pas incompatible avec le choix d'une vie anticapitaliste ou de la décroissance. J'irai même plus loin en disant qu'à mes yeux, si un couple fait le choix de la décroissance, il est beaucoup plus cohérent que chacun travaille moins, et profite davantage de temps passé en famille plutôt que l'un s'arrête pendant que l'autre continue à travailler autant.

    En dehors de ça, je suis d'accord avec ton article sur l'importance du choix libre et du fait qu'être mère au foyer peut apporter à une femme tout ce don elle a besoin pour être épanouie. Oui, on peut être mère au foyer et avoir une vie sociale épanouissante, heureusement !

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    1. Je suis absolument d'accord avec chaque mot de votre intervention. Avant d'être une femme, avant d'être une mère, je suis une être humain indépendant. Je ne mettrai jamais mon sort d'individu libre dans les mains de quelqu'un fut-il mon mari que j'adore ; Et n'y voyez aucun féminisme là-dedans. Sans être obnubilée par l'argent, je tiens à mon indépendance financière -sinon j'aurai l'impressin d'être réduite au statut d'enfant-. Bref, travailler et être indépendante financièrement va, pour moi, avec la condition d'adulte. Et puis, pourquoi faut-il que cela soit la plupart du temps,pour ne pas dire toujours, la femme, qui doive arrêter de travailler ? Pourquoi, les deux parents ne prendraient-ils pas la décision de moins travailler tous les deux montrant ainsi à leur enfants qu'il n'existe pas que "maman au foyer pendant que papa travaille -et voit moins ses enfants- pour ramener l'argent ? Je pense que sortir de ce schéma traditionnel ferait beaucoup de bien aux mères et à la société.
      Merci de m'avoir lue; Et courage et épanouissement à toutes les mères, qu'elles soient au foyer ou non.

      Theodora

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  21. J'ajoute encore à mon roman à propos de deux petits détails qui me font réagir par rapport aux expériences que j'ai vécues (souvent indirectement).

    A propos du départ des enfants de la maison. Comme tu le dis, travailler ne met pas à l'abri de souffrir de la prise d'indépendance des enfants. Mais l'expérience que j'ai (qui n'a pas valeur de généralité, c'est juste un témoignage) c'est que cette "séparation" a été plus difficile pour les mères au foyer, dans mon entourage, et surtout qu'elle a été plus difficile pour les enfants de mères qui ne travaillaient pas, parce qu'elle s'accompagnait d'une certaine culpabilité (type ma mère a fait ses choix de vie en fonction de ses enfants, difficile de faire son propre choix de vie sans la prendre en compte sans avoir l'impression de lui tourner le dos).

    A propos de cette phrase : "Sans parler de la phrase, condescendante entre toutes, que toute mère au foyer a entendue dans sa vie, méprisante et même teintée d'une pointe de dégoût : "Aaaah! femme au foyer! je ne pourrais JA-MAIS faire ça! Attends, j'admire, hein. Mais rester toute la journée à changer des couches et à regarder mon bébé dans le blanc des yeux... pardon mais j'aurais trop peur de devenir Dé-bile!" Forcément, exprimé comme ça, c'est méprisant. Mais finalement ce n'est pas si loin de ce que m'a dit ma belle-mère, qui a pris avec un congé parental de quelques mois pour s'occuper de mon petit frère, mais qui a vécu comme un vrai soulagement son retour au travail. Elle est ravie pour les femmes qui s'épanouissent comme femme au foyer. Mais à ses yeux, cela ne lui procurait pas assez de stimulation intellectuelle et effectivement elle a dit plusieurs fois que s'occuper d'un bébé à temps plein lui donnait un peu l'impression de devenir débile. Ce n'est pas pour autant qu'elle estime que les mères aux foyer sont (ou deviennent) débiles. Simplement elles doivent trouver d'autres satisfactions que ma belle-mère n'a pas su trouver dans cette même activité.

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    1. En même temps, quand tu es mère au foyer, il n'est pas interdit de t'investir dans une association, de rencontrer d'autres personnes, de faire des visites culturelles avec tes gamins, de prendre des cours (même via internet si tu ne peux pas te déplacer), etc.
      C'est une question de motivation et d'organisation.

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  22. Super post... J'ai bossé, j'ai arrêté, je suis mère au foyer... il y a des jours ou j'en ai marre comme n'importe quel boulot, je ne gagne pas d'argent à faire ce que je fais ni points retraite... j'adore mes enfants et j'adore aussi être sans eux, j'en ai besoin même. Je ne juge pas celles qui travaillent (et je vais sans doute bientôt en être) je ne juge pas celles qui font le choix de ne pas gagner d'argent et de rester à la maison... et qu'on se le dise quand on bosse on est aussi mère au foyer... il faut quand même faire le reste après sa journée de boulot... donc tout ça ne veut rien dire. Que chacun fasse ses choix en conscience et en étant heureux... c'est en étant bien dans nos pompes qu'on fera de nos enfants des hommes heureux, responsables, citoyens, amoureux bien dans leur vie et leur coeur... c'est ce que nous dégageons de doux et d'heureux de nous même de notre couple de notre famille qui sera un atout pour les hommes de demain... et après tout c'est ça qui compte non que nos enfants et nos familles soient heureux... à chacun sa méthode et merde à touts celles qui s'y croient et qui critiquent... dans un sens comme dans l'autre. Alors je dis Mort aux ayatollah en tout genres... (comme celles de l'allaitement ou du biberon, vaste sujet également)... En fait je pense qu'il ya beaucoup de frustrées.... et ça rend acerbe, mauvais, jaloux et critique... dommage !
    Merci pour ton post que j'aime et qui me met en rogne... j'aimerai tellement qu'on arrête de regarder dans l'assiette du voisin... ça ne rend pas heureux et ça rend mauvais...
    Mon com part un peu dans tous les sens.... passionnée !!!!

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  23. J'aime beaucoup ce billet !!

    Mais travailler ou ne pas travailler, c'est avant tout une question de politique : il semble que le dénigrement actuel de la mère au foyer aille de pair avec la volonté de supprimer la rémunération du congé parental. On entend souvent dire que l'existence de ce congé pousse les femmes à rester à la maison, à laisser tomber leur boulot, etc. C'est sûrement vrai.

    D'un autre côté, si cette indemnisation n'existe plus, seules celles qui ont un conjoint fortuné et compréhensif pourront faire le choix de rester avec leur enfant.
    Le problème paraît insoluble, et la plupart des femmes seront toujours soumises au modèle de société ambiant...

    Perso je ne vois pas bien en quoi le rythme métro-boulot-dodo permet d'avoir une "vie sociale épanouissante" ? (il suffit de jeter un coup d'oeil sur le blog "Terminus pavillon, Sucy en Brie" du Monde pour se poser des questions..)

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  24. bonjour, c'est un article qui fait beaucoup reléchir... en ce qui me concerne, j'aimerais une solution où le père ET la mère prennent plus de temps pour leur enfant. comme le dit très bien un des commentaires un enfant se fait à deux, et parfois on oublie qu'il y a des pères dans les débat sur le travail des mères.
    comme j'ai du le dire dans un autre de tes commentaires, l'énorme majorité des parents au foyer sont des femmes et ça me gène. Il y a certainement des femmes qui sont forcées de ne pas travailler et des hommes qui aimeraient s'arrêter de travailler... il y a un problème de mentalité très profond en fait...

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  25. Je trouve cet article très intéressant mais c'est dommage que tu n'évoques pas les pères la dedans. Comme si l'éducation des enfants n'étaient que l'affaire des mamans (dans le cas où il y a deux parents bien sur).

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  26. je pense que l'égalité veut que l'homme et la femme travaille,
    je gagne suffisamment pour que ma femme ne travaille pas, et pourtant elle travaille, ainsi elle a "comme elle le dit" une vie sociale et se sent utile

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    1. Je préfère l'équité à l'égalité.
      Et je préfère aussi garder ma liberté, de choisir la vie que je veux, même si elle implique que je sois considérée comme "inférieure" à mon mari sous prétexte que je ne travaille pas à l'extérieur...

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  27. Je n'ai lu que le début pour le moment mais je ne peux pas m'empêcher de répondre maintenant tellement je suis choquée. G bac plus deux, mon conjoint me traite comme une princesse, et je suis beaucoup plus épanouie depuis que g arrête de travailler. Je pense que la dépression je l aurais faite au travail si j avais repris. C certain même. C surtout la. Société qui veut nous faire croire qu on est plus heureuse au travail. La seule chose qui m à déprimée quand je suis devenue femme au foyer c les réactions et les critiques des gens, même d anciennes femmes au foyer!!!.nmais aussi la peur de ne pas retrouver un travail plus tard pour pouvoir avoir une retraite(mais on ne sais même pas si on en aura une). De toutes façons je ne suis pas une feignais se, le jour ou je voudrais reboiser je ferai n'importe quel travail .

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    1. Alors moi en ayant travaillé 17 ans dans la vente avec des horaires difficicile avec un mari et un enfant j ai fais le choix d arreter ^pour etre assistante maternelle Jai le temps d'étudier ma religion faire du sport faire des plats équilibré m'occuper de ma maison ,emmener mon fils dans une école privé,dialoguer avec des amis et la familles et d'etre heureux en famille.Ras le bol des tansports des week end en semaine des jours férié travaillé nous sommes esclaves du systeme et nous laissons nos enfants entre leur mains pour leur éduquation.
      Mon enfant était très dissipé quand je n'étais pas présente car je n'etais pas trop disponible depuis que je suis plus présente il a appris a etre moins turbulent.

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  29. Ma mère a fait les deux, d'abord au foyer, puis elle a repris la vie active. En tant que son fils, j'ai eu du coup à assumer jeune certaines responsabilités, comme par exemple aller ou revenir de l'école seul, faire des petites courses, etc. J'étais responsable de ma chambre, j'aidais au repas, à la vaisselle, au ménage. Et je crois que ça m'a aidé à mieux comprendre comment fonctionner la vie. Et au final, à devenir adulte.
    Je n'ai aucune idée de ce que cela aurait donné dans le cas inverse.

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