vendredi 18 octobre 2013

Le petit troisième...



C'est étonnant, de faire un petit troisième.
Les premiers mois de ma grossesse, je ne me suis pas posé une seule question. J'étais dans la zénitude et la confiance absolue en l'avenir. Profitant à fond de l'harmonie familiale, et de ce nouveau bonheur.
Je me disais: je connais, j'ai déjà vécu ça, je vais gérer.

Et là, à mesure que le terme approche, de plus en plus de doutes et de questions m'assaillent, comme une débutante: vais-je pouvoir aimer ce nouveau petit être, autant que ses frère et sœur? Aurai-je une place à lui faire, alors que notre système familial est si bien huilé? Serai-je prête? Le bouleversement ne sera-t-il pas trop dur?
Jean-Chou, en face, est d'une stabilité et d'un calme qui me rassurent... Et qui me font vraiment défaut! Je suis toute en ambivalence, en sensibilité. J'ai l'impression parfois que l'arrivée de ce futur bébé modifiera la famille, plutôt que de s'y ajouter comme une richesse supplémentaire... Un peu comme un "annule et remplace". J'ai du mal à faire dans la nuance.

Lorsque je vais rendre visite à mes copines qui viennent d'accoucher, dont une du troisième et qui nage dans le bonheur, je reste là, admirative devant leurs nouveaux-nés qui sentent si bon, et leur relation à deux, comme incapable de me souvenir à quel point j'ai vécu les mêmes sentiments, les mêmes instincts.

Alors, je replonge dans les archives de ma mémoire, dans les textes que j'avais écrits pendant ma deuxième grossesse... Et je prends du recul en m'apercevant que je me posais les mêmes questions... Pour finalement aimer comme une folle le deuxième autant que le premier.
Finalement, qu'on attende son premier enfant ou son huitième, les questions sont peut-être toujours les mêmes?

Qu'en dit votre expérience?