samedi 29 novembre 2014

Toulon-Clermont a l'Allianz Riviera: mon premier match de rugby!



Pour finir cette année en beauté et entamer cette période de l'Avent avec sérénité, Jean-Chou et moi avons prévu tout un tas de sorties en amoureux pendant les week-ends à venir.

Notre première activité à consisté, pour moi, en la découverte du nouveau stade niçois, l'Allianz Riviera, ainsi que d'un match de rugby. 
Je suis plutôt réticente à aller voir des marches de foot; je n'aime pas beaucoup l'esprit, l'ambiance, les supporters. Le seul match de foot auquel j'ai assisté dans ma vie, c'était en Italie (Udinese contre Sporting de Lisbonne) et je crois que, même si l'expérience sociologique et anthropologique, voire stylistique, m'a intéressée, j'ai eu ma dose de mères de famille hystériques qui crient "va f´enculo" à tout bout de champ à l'arbitre, en compagnie de leur sémillant mari en jogging qui a pris soin d'enregistrer le truc chez lui pour refaire le match tranquillement devant sa VHS en rentrant. Non, franchement, ce sport n'est définitivement pas fait pour moi.

jeudi 27 novembre 2014

"Les Petits Tabliers", café-poussette à Vence



Aujourd'hui, avec une très bonne amie qui vit à Vence, nous avons fait une super découverte: nous sommes allées déjeuner aux Petits Tabliers avec nos bébés.

C'est un café-poussette comme on en rêve: enfin un lieu accueillant pour les jeunes parents et leur encombrante progéniture! (Et franchement, c'est rare... À Nice je n'en connais pas!).
Avec de la place pour les poussettes, un espace entièrement dévolu au jeu pour les petits de tous ages (sécurisé par une barrière), un coin lecture, des rehausseurs de chaises à profusion...
Ma fille d'un an jouait pendant que je déjeunais et papotait tranquillement autour d'un petit verre de vin avec ma copine. La sienne dormait tranquillement dans sa poussette.

lundi 24 novembre 2014

DIY: un Calendrier de l'Avent d'apparence authentique (et certifié 100%bonne mère)

Depuis le mois d'août (ou quasiment), au supermarché, les enfants passent et repassent devant le rayon Noël. Plus spécifiquement celui des calendriers de l'Avent. Vous savez, les calendriers chers, de marques de jouets ou de chocolats, aux couleurs criardes, moches, racoleurs, maquillés comme des camions volés, tentant d'attirer le client en déballant leur marchandise dans une pose aguicheuse...

Bien sur, à chaque fois qu'on passe devant, j'explique à mes enfants que tout ça, c'est rien que du marketing, du folklore un peu vulgaire, que la période de l'Avent, c'est bien différent de ça; c'est l'attente, la patience, la sobriété....
 J'essaie aussi de leur expliquer que tout ça, ça a un prix, en m'appuyant sur moult métaphores imagées accessibles à leurs cerveaux encore naïfs:

samedi 22 novembre 2014

Bientôt un an...



1 an dans 3 jours. 5 dents et demi. Marche depuis une semaine.
Une première paire de chaussures usée.
Bipède.

Fait quasiment enfin (presque) ses nuits. No comment. Ou enfin, si parlons-en... On pensait, naïvement, que pour le petit troisième, ce serait beauoooooocoup plus simple, vu notre expérience: en fait non, pas du tout, mais alors, pas du tout. On s'est fait avoir comme des bleus. Nuls. On a tout essayé, laisser pleurer, intervenir, câliner, être ferme, finalement donner un bib, deux bibs... Rien n'a vraiment fonctionné. L'anarchie totale. Il a fallu composer, essayer de tout faire pour qu'elle ne réveille pas ses frère et sœur, que tout le monde soit à peu près en forme le matin au réveil. On a oublié les beaux principes, paré au plus urgent, improvisé chaque nuit. Donné plusieurs biberons en pleine nuit, parfois. Laissé pleurer, d'autres nuits, quand on s'en sentait le courage. Tout n'est pas encore parfaitement au point.
Je me retourne sur cette année écoulée, et je suis assez fière de nous: on a réussi à gérer plus ou moins la fatigue, la vie de famille avec 3 enfants encore peu autonomes sur tout un tas de points, et aux besoins différents... Des journées fatigantes, et des nuits pas beaucoup plus reposantes. Et on a, coûte que coûte, le sourire le matin au réveil (même si, au milieu de la nuit, quelques heures plus tôt, on a juré/ronchonné-râlé-pleurniché de fatigue)
Pas sûre que pour le premier enfant on aurait géré aussi bien.

Un caractère déjà bien affirmé. Le sourire aux lèvres du matin au soir. Des cris de hyène lorsqu'on la pose dans son lit quelques minutes le temps de prendre une douche ou préparer le repas...  Ou qu'on met trop de temps pour lui apporter son dîner. Mais sinon des rires, des grimaces, des clowneries, des petits cris et soupirs de bonheur et d'excitation, tout au long de la journée.

Une relation déjà unique et différenciée avec son frère et sa sœur: avec son frère, elle s'approche, lui sourit en penchant la tête sur le côté, séductrice et mielleuse... Pour pourvoir mieux lui piquer son jouet et le maltraiter dans son bain (ce qu'il adore, au fond)
Avec sa sœur: toute excitée des qu'elle s'approche d'elle, curieuse de tout son univers, de ses jouets de fille, ses poupées, vêtements, falbalas et élastiques.

Elle se fait trimballer toute la journée par ses frère et soeur: portée, remuée, chatouillée, caressée, embrassée... ils se relayent pour venir dans son lit et jouer avec elle après sa sieste.
Déguisée, coiffée, manipulée... Je dois parfois intervenir pour qu'elle ne devienne pas leur poupée.

Elle joue déjà aux Lego -elle a bien compris qu'il ne fallait pas les mettre à la bouche-, aux voitures, aux Barbie et Kapla. 
Très sociable, elle accepte de se faire garder par ses grands-parents, des Baby-sitters différentes, sans pleurer. Tant que ses frère et sœur sont là, tout va!

Chaque matin au réveil, quand on va la chercher, son père et moi, on fond. On la regarde comme la septième merveille du monde, fascinés par le moindre de ses progrès, par son incroyable beauté, par ses multiples et extraordinaires talents.
On est fous d'elle, et on s'étonne-nous même d'être aussi bouleversés par ce petit bébé: le fait que ce soit la troisième n'y change donc rien: on replonge à chaque fois dans cet émerveillement, cette magie, comme on nous l'avait prédit.
Je me souviens bien de sa naissance, de cet accouchement facile et à la fois éprouvant et risqué... Mais je dois faire un effort pour me remémorer les moments négatifs. On a beau le savoir, on a beau être prévenue, on n'y croit pas... Mais c'est vrai: on oublie le négatif. 
Je me rappelle la frayeur de Jean-Chou, à la fin de mon accouchement, le stress, et finalement, après quelques heures d'inquiétude, une fois notre bébé sur mon ventre, dans ma chambre de ma maternité, tout était derrière nous.

Bizarrement, chaque jour, on est peut-être encore plus sous le choc de la découverte et de la nouveauté. Peut être qu'on en profite encore plus que pour l'aînée (et pourtant, on en a profité!), qu'on a plus conscience de la fulgurance de l'enfance, et du réel miracle qui s'accomplit chaque jour sous nos yeux.
Ce bébé, tonique, remuant, riant, pleurant, rampant, tombant, se relevant... représente la VIE.
Et on a du mal à se projeter, à se dire qu'il n'y aura peut-être plus de bébé ensuite, tant chacun de nos bébés s'est révélé indispensable! 
Qui sait...

On repense souvent à notre vie à deux, avant d'avoir des enfants. On était bien. Et on ne se doutait pas, à l'époque, à quel point on s'épanouirait dans ce rôle de parents. À quel point, malgré les moments durs, fatigants et parfois désespérants, on ressentirait autant de gratitude chaque jour avec eux, on aurait besoin de Remercier.






lundi 3 novembre 2014

Texte d'anticipation... Ma vie en 2029.



Je viens de retrouver un texte que j'avais écrit en 2009. Ingliche Titcheur m'avait proposé ce thème:

"imagine la vie de ta fille dans 20 ans"


Attention... c'est parti! téléportation en décembre 2029!
voilà mon texte écrit il y a... 5 ans! (Je ne l'ai pas modifié):


C'est l'heure du petit-déjeuner. Je suis assise avec ma fille et mon mari Jean-Chou.

Je le surprends à faire un petit clic furtif vers l'equipe.fr sur l'écran intégré à sa main gauche avant d'avaler sa tartine. Pourtant, ça fait bien 30 ans qu'il dit que le foot, c'est un monde de plus en plus fou. Mais bon. De toutes façons, c'était tellement bien, en 98! Maintenant, à l'entendre, tout est pourri.
Il part amener les deux derniers au lycée. Il me fait un bisou et me prévient qu'il déjeunera avec sa grand-mère à midi, elle doit lui raconter son dernier voyage au Japon et l'anniversaire de dingue qu'elle a concocté pour les 100 ans de sa meilleure copine. (Un cours de pole-dance, parait-il).