vendredi 12 mai 2017

Pourquoi bloguer? Petit bilan et prise de recul





Je me suis aperçue il y a quelques jours que ce blog avait bientôt neuf ans.
Que je blogue presque par réflexe, que l'écriture, qui a toujours fait partie de moi, a trouvé dans cet espace un moyen de s'exprimer, de se libérer, presque à mon insu.

Une vraie animation s'est créée petit à petit autour de cette activité... j'ai des lecteurs (bon, surtout des lectrices) fidèles, certaines sont des amies, d'autres le sont devenues dans la vraie vie. Certaines arrivent, d'autres partent. La plupart, je ne les connais pas.

En neuf ans, il s'en est passé, des choses, dans ma vie. Et mon blog a, naturellement, évolué aussi.
J'ai eu envie de réfléchir un peu à la raison pour laquelle j'écrivais ici. Pour faire un petit bilan, et aussi, savoir ce dont j'avais envie pour l'avenir.


mercredi 10 mai 2017

Savoir-vivre et bonnes-manières: rappel des règles basiques de politesse sur ce blog



"Ah, merci de m'avoir ouvert ta porte! ça faisait un moment que je voulais entrer, vu que tu m'invites régulièrement à discuter.

Wouah! Mate le parquet, et les moulures! ça claque chez vous! Ca va la vie pour certains, hein! C'est quoi la superficie de votre appart? non, parce que, avant de venir, je me suis renseignée sur les prix de l'immobilier dans ton quartier. Eh ben vous vivez pas chez les pauvres!



vendredi 5 mai 2017

"Au plaisir de Dieu", de Jean d'Ormesson




J'ai refermé il y a quelques semaines "Au Plaisir de Dieu", de Jean d'Ormesson.

Je ne connaissais aucun livre de ce pourtant très célèbre écrivain (j'ai honte). J'avais essayé de lire "Une fête en larmes" il y a quelques années et je l'avais laissé tomber... à croire que c'est plutôt par celui-ci que j'aurais dû commencer. 
Ce livre est un bonheur... et je me demande pourquoi j'ai du attendre l'âge canonique de 35 ans avant de le rencontrer!

J'avais une image positive de l'auteur, plutôt attirée par sa culture, son esprit, son humour et son charme. Ses points de vue engagés, aussi. Et puis son style, sa classe, son raffinement des beaux-quartiers, un peu suranné, rassurant... qui donne envie de s'installer confortablement dans son salon, au coin du feu avec un bon verre de vin, et de l'écouter raconter mille histoires...

"Au plaisir de Dieu" est, tout simplement, le livre de l'histoire de sa famille, une grande famille dont le fief était, pendant des siècles et jusqu'à il y a quelques années, le château de Saint-Fargeau (renommé "Plessis-Lez-Vaudreuil" dans le livre).

Jean d'Ormesson a ressenti le besoin, au moment de la vente du domaine familial après des années d'une stabilité et d'une continuité aujourd'hui disparues, de retracer le parcours de ses ancêtres, leur histoire. Avec toute la vérité et l'honnêteté dont il a pu être capable, sans en faire un hommage exagéré ou des éloges de la première à la dernière page (une famille est tellement complexe, et le point de vue de chacun sur ses membres, notamment ceux qu'on n'a pas connus, est tellement subjectif), mais avec fidélité, loyauté et passion pour ses ancêtres, du temps des croisades jusqu'à celui de ses parents (l'arbre généalogique au début du livre faisant foi!)

mercredi 26 avril 2017

Aimer être enceinte... (ou pas): et vous, alors?

(une photo prise la semaine dernière.. si si!)


Y a-t-il des femmes parmi vous aimant la grossesse? et d'autres ayant plus de mal à vivre cette période?

Je vais attaquer le dernier trimestre, et comme à chaque grossesse, ça s'accompagne d'un petit coup de mou. Les six premiers mois se sont merveilleusement passés, j'ai quand-même la chance de n'avoir quasiment aucun désagrément lié à la grossesse, mais là, ça y est, ça commence à faire long, comme le disait Florence Foresti...

Je commence à m'inquiéter devant les épreuves qui m'attendent... physiquement je me mets pas mal la pression pour "tenir". Je sais que je ne vais pas avoir le choix... je vais devoir m'occuper des trois grands jusqu'à la fin, sans faiblir.
Et parfois je me dis que je ne vais pas forcément y arriver (bon j'ai réussi à chaque fois... mais ce pessimisme diffus augmente tout doucement... ce qui est sûrement un peu logique, mais pas forcément rationnel: tout va peut-être merveilleusement se passer jusqu'au dernier jour)

Jean-chou donne tout ce qu'il a, mais ce n'est pas un auxiliaire de vie/psy/taxi non-plus... il est super pris par le travail et ne peut pas être au four et au moulin. Il est présent au maximum, assure avec les enfants, est patient plus que de raison, me dit tout le temps qu'il me trouve belle (quelle gentillesse de sa part, j'ai beaucoup de mal à le croire) heureux de sentir l'arrivée de son deuxième fils approcher... je n'ai absolument rien à lui demander de plus!

Moralement j'entame aussi ma période la plus dure... comme à chaque fois, je suis un peu désespérée des déformations de mon corps. J'ai l'impression d'avoir mille deuils à faire: mon apparence, mon modeste potentiel de séduction, l'éternelle question "mais comment mon ventre va-t-il retrouver le chemin pour redevenir plat à nouveau?", et puis tous ces plaisirs, ces petits paradis artificiels, sur lesquels j'ai du tirer un trait, et qui rendent, du coup, la vie plus monacale, moins savoureuse. 

Ne serait-ce qu'après une journée bien crevante avec les enfants pendant les vacances... j'avais l'habitude pour évacuer les tensions de boire une coupe de champagne/aller au yoga/sortir/faire un resto en amoureux/mettre des fringues sexy (ou juste bien coupées)/boire plusieurs autres coupes de champagne/ faire des galipettes/tout ça en même temps...
Là, quasiment tout m'est strictement prohibé. Je suis fatiguée. Moins dynamique. Je m'écroule de fatigue le soir et j'ai mal au dos. Du coup je suis aussi moins drôle.
Et c'est super frustrant par moments. 

et comme souvent, c'est parce que certaines choses sont interdites qu'on en a subitement bien plus envie... Je n'ai jamais été spécialement fanatique de sushis, mais en passant devant notre petit izakaya préféré à Nice (Quoi, vous ne connaissez pas le génial Maïdo?), maintenant, je salive avec un brin de masochisme. Tous ces détails peuvent paraitre bien superficiels à toute personne non enceinte... mais ajoutés à la longue liste des choses interdites, ça a son petit côté supplice chinois.

(J'ajoute que le manque de yoga se fait sentir... encore une "addiction" que j'ai du mettre en suspens... la prof que j'adore est partie en voyage 6 mois -elle sera de retour cet été, ce qui tombe bien-, une autre de mes profs est géniale mais son cours est trop physique et athlétique maintenant pour mon état... et une autre prof, dont les cours me paraissaient plus accessibles, m'a clairement fait sentir qu'elle était mal à l'aise avec le fait que je sois enceinte... et la perspective d'un yoga prénatal, pour le coup plus mou et moins fun, me fait moins envie...)

C'est parfois dur d'être une femme, quand-même (ça, c'était la sentence existentielle à la con)

Ma "force" c'est que je reste lucide et mesurée sur cette période et mes sautes d'humeur... je sais que c'est une période à vivre, qui me paraîtra loin une fois le bébé là... je sais que je suis de ces femmes qui aiment être mères dès les premiers instants (le séjour à la maternité, pour moi, malgré les plateaux-repas servis à 18h et la foule de gens qui viennent taper à la porte 24/24 est quasiment la définition du paradis sur terre, tant la fusion avec un nouveau-né me procure de bonheur, imaginez un peu) mais qui n'aiment pas particulièrement la grossesse. J'ai donc plutôt confiance pour l'après.

Mais il me reste quand même 3 mois à tirer et ça me met parfois en colère de voir que la terre entière continue de tourner, que Jean-Chou continue d'avoir mille possibilités pour relâcher la pression, alors que pour moi tout est en suspens (je suis totalement égocentrée, je le reconnais) et que j'aimerais bien être traitée un poil comme une princesse. Pas trop, mais un peu sacralisée quand-même, vous voyez?
Ajoutons à cela que ma petite dernière est très dure en ce moment (quoi, ça fait 3 ans et demi que je dis ça?): à peine une période de progrès dans son comportement est-elle passée que l'on en paye le prix juste après, avec une grosse phase de régression, faite de caprices, de crises, de tentatives de négociation... Je gère ses émotions et crises minute par minute en ce moment, comme le lait sur le feu, et c'est épuisant.

Inutile de préciser que je ne bénéficie d'aucun traitement de faveur particulier, je ne suis pas spécialement aidée (même si je trouve que je fais déjà partie des privilégiées), et que je ne caresse même pas l'éventualité de me plaindre (sauf auprès de Jean-Chou, sur ce point on peut dire qu'il est servi), tant je crains que ce soit mal vu. du genre "tu les as voulus tu assumes". 
Je sais que lorsqu'on fait le choix de faire un quatrième enfant, dans la société dans laquelle on vit, on n'a pas spécialement le droit à l'erreur, et c'est le genre de remarque à laquelle on peut s'attendre; je ne préfère par les provoquer. Alors je fais mon maximum pour être forte chaque jour, et donner l'image de quelqu'un qui ne se plaint pas. Car si on a fait un peu plus d'enfants que la moyenne, on est une femme forte, n'est-ce pas? 

Je suis super indépendante, et je ne suis clairement pas très douée pour demander de l'aide (par orgueil un peu, parce que j'aime bien n'en faire qu'à ma tête, et aussi parce que j'ai de gros doutes sur l'éventualité de recevoir une réponse positive, tant tout le monde, et c'est bien normal, est occupé et a sa vie à gérer) ... issue d'une famille où chacun est tres indépendant et tres occupé... ce qui a beaucoup d'avantages, et forcément quelques inconvénients aussi (disons que nous ne faisons pas partie de ceux qui peuvent caser leurs enfants super facilement pour avoir un week-end en amoureux).

Alors voilà. Objectivement tout va bien. J'ai une super vie. J'ai beaucoup de chance d'être enceinte alors que d'autres ne le peuvent pas. Mon bébé bouge énormément et me donne plein de signaux positifs. Je suis en bonne santé et j'ai peu de désagréments. 
Je viens de recruter un baby-sitter, un lycéen qui vit dans notre immeuble... ce qui matériellement pourra m'apporter beaucoup. On a une femme de ménage depuis des années (depuis la naissance de notre deuxième enfant), et c'est une grande chance.
Mais voilà... ce n'est pas tellement sur l'organisation ou le matériel, que j'ai des petits coups de mou.

J'éprouve plus une fatigue généralisée, un bouleversement d'émotions, une impatience .. dont j'attribue une partie de la responsabilité aux hormones... mais aussi au fait que je ne me sente pas forcément comprise, dans ces périodes-là. J'éprouve aussi, et c'est moins glorieux, une sorte de sentiment d'injustice, une frustration, voire parfois un enfermement... qui me font avoir hâte d'arriver au terme de ma grossesse.
Comme pour chacune de mes grossesses, je suis un peu seule avec mes inquiétudes, en fait... même si cela ne se décèle pas le moins du monde quand on me voit. D'un côté, j'adore ces moments un peu à part dans ma vie de femme, je réussis à savourer le plaisir de fabriquer une vie, patiemment, jour après jour... et de l'autre, j'aimerais parfois avoir des pauses. Que ce ne soit pas forcément H24. Les ambivalences...

J'ai conscience aussi que, contrairement à une première grossesse, où l'on prend sûrement beaucoup plus le temps de se centrer sur son nombril, de se chouchouter, de s'écouter.... les journées passent sans que je consacre beaucoup de temps, ni d'énergie, à me centrer sur mes ressentis autour de ce futur bébé. 
Je ne fais pas de préparation à l'accouchement, je n'ai pas spécialement envie de faire toutes ces choses que je trouve un peu artificielles, sur lesquelles on peut avoir tendance à se ruer quand on est enceinte pour la première fois, comme l'haptonomie, le chant death-metal prénatal ou l'aqua-poney de grossesse ou que sais-je encore.
J'ai sûrement tort, je perds peut-être l'occasion de me poser un peu et de me préparer... et d'un autre côté j'ai pleinement confiance en mes capacités pour ce qui concerne l'accouchement, et toute la suite. Je me sens, tout simplement, prête, et ne ressens pas le besoin de me mettre en maillot de bain moche Arena pour flotter maladroitement, tout ventre dehors, avec plein d'autres femmes dans mon état, dans une piscine municipale, au son d'une musique à visée relaxante, mais qui aurait toutes les chances de me stresser un peu plus.
Le fait de ne pas être centrée toute la journée sur ma grossesse, bien occupée que je suis par mes enfants déjà présents, présente aussi l'avantage de faire passer les choses plus vite.

Alors voilà... à celles qui font partie du groupe de celles qui "adoooooorent être enceintes" et vivent un rêve éveillé du premier au dernier jour: j'ai besoin de vos trucs et astuces.
Ca me paraîtra exotique, et ça me donnera peut être quelques idées! 
Les autres, les comme moi, n'hésitez pas non-plus à vous exprimer... ça me rassurera sûrement sur mes ambivalences.

Parce que, je le sais maintenant, et je vois bien que je le ressens de manière identique pour la quatrième fois... je ne fais pas partie de celles qui aiment particulièrement cette période, où l'on est forcée à mettre son corps entre parenthèses. 
C'est aussi pour cela que j'ai allaité seulement mon aînée, et que j'ai ressenti comme une libération le fait de donner le biberon à mes enfants suivants dès leur naissance: Dès que je sors de ce bain d'hormones, que je me libère de ce carcan de la grossesse (et de ce qui peut prolonger cet état, comme le fait d'allaiter par exemple), que je retrouve mon corps, que je m'amincis, que je retrouve mes seins, mon ventre, juste pour moi, je retrouve enfin le gout, l'envie, le plaisir, l'énergie. Peu importe si mes nuits sont entrecoupées de réveils-biberons.
Et la vraie vie peut enfin commencer, et je peux enfin me donner tout entière à mon nouveau-né, et à mes autres enfants, à mon homme aussi, libérée de toutes ces entraves.
Je peux tout simplement redevenir enfin femme, ce qui me semble bien plus difficile quand je suis enceinte (la sexualité faisant aussi partie des domaines à reconquérir... et j'ai toujours ressenti très vite, après chaque naissance, une forte envie de redevenir femme, et pas que mère, pour mon Jean-Chou).
Je n'ai, par exemple, jamais ressenti de "nostalgie" sur mes grossesses précédentes. J'ai eu des désirs d'enfant très forts... mais jamais de désirs de grossesse. Vraiment pas. Cela ne m'aidera donc pas à spécialement "profiter au maximum" (j'ai toujours eu du mal à comprendre ce conseil...) de cette grossesse qui je pense sera la dernière... en revanche, profiter au maximum d'un bébé, ça, je sais faire.

J'en parle de manière d'autant plus lucide que je sais que certaines femmes, au contraire, disent clairement ne se sentir bien, précisément, que dans les périodes de grossesse et d'allaitement. Et je suis vraiment étonnée par la différence de ressentis qu'on peut avoir sur cette période de la vie.

D'ici là, je vais essayer de profiter de moments off, avec la reprise de l'école, jusqu'à début juillet, pour recharger au maximum mes batteries, essayer de prendre un peu de recul (je suis consciente que les vacances avec les enfants sont des périodes éprouvantes pour les nerfs et l'énergie  et qu'enceinte les difficultés sont démultipliées, ce qui peut jouer sur mes perceptions et mon moral).

Mais la grossesse, pour moi, c'est cela aussi... pas seulement cette jolie image d'épanouissement sur papier glacé, mais une épreuve, un chemin parfois un peu escarpé, un bouleversement en profondeur, une révolution intérieure. Dont je sais que je ressortirai plus forte, comme je l'ai été après chaque naissance... mais dont je n'ai pas envie de nier les difficultés (Même si j'ai conscience que la franchise de mon discours pourra heurter les certitudes, en forme d'images d'Epinal, de certains)

Merci pour votre écoute. Je n'attends pas de solutions venant de l'extérieur (je les ai toutes en moi...), en revanche je serai curieuse de lire vos ressentis, pour en mesurer la variété, et prendre du recul.


lundi 17 avril 2017

Dublin avec les enfants




Pendant cette première semaine de vacances de Pâques, nous sommes partis tous les cinq à Dublin.
On avait envie de faire un dernier petit "family-building" avant la naissance du bébé...

Comme notre petit trip à Edimbourg avec eux il y a deux ans et demi nous avait laissé un super souvenir, on a eu envie de visiter une autre capitale de la Grande-Bretagne.
(pour tous nos voyages en famille, la rubrique est ici)


vendredi 7 avril 2017

Petits bonheurs... (printemps 2017)




Retrouver Jean-Chou pour un déj en amoureux, sur la Prom'... histoire de se voir, de papoter un peu tranquilles, et ailleurs que sur notre canapé, épuisés, le soir (on passe certes des heures côte à côte chaque nuit, mais on n'en pas moins cette impression de ne pas avoir beaucoup de temps pour nous en ce moment...). Ce sont toujours des petits moments de bonheur!
On entend souvent cette phrase un peu cliché: "oh à Nice, vous êtes toute l'année en vacances!"... 

lundi 3 avril 2017

L'accouchement dans la littérature: le point de vue du mari, dans "Anna Karénine" (Tolstoï)



Il y a des choses de la vie, banales et universelles, qui sont, paradoxalement, assez peu traitées par les écrivains, et même par les artistes en général.
Parmi celles-ci, il y a l'accouchement.
(Cette exception venant contredire la géniale et très juste citation d'Oscar Wilde, selon lequel, pourtant, "La vie imite l'art")

Le fait que je sois déjà passée par là, et ma grossesse actuelle, m'y rendent peut-être encore plus sensible: je trouve que l'accouchement est une des aventures les plus intenses physiquement et émotionnellement qu'il soit donné de vivre à une femme, et paradoxalement je lis rarement des textes le décrivant (et ne parlons même pas du cinéma, j'attends toujours de voir un accouchement réaliste -et donc, au passage, une bonne actrice?-)


jeudi 30 mars 2017

De croire à la politique mon coeur s'est -encore!-arrêté



Voutch


Avec les primaires, tout d'abord, puis le début de la campagne pour les élections, je pensais reprendre, petit à petit, goût à la politique.

Finalement, la prépondérance extrême donnée aux affaires au détriment du fond et des idées, l'hégémonie terrifiante des médias, pour qui un et un seul candidat est valable et qui traitent de manière tres inégalitaire les candidats (j'en veux pour preuve, par exemple, le dernier "interview" de Marine le Pen par Pujadas sur France 2 il y a deux jours, ou évidemment l'intervention ubuesque de l'insoutenable Christine Angot face à Fillon...), et la manipulation des masses évidente qui en découle, le déni de démocratie auquel on assiste, à droite comme à gauche, quand le vote des gens qui ont pris la peine de se déplacer pour aller voter aux primaires n'est tout simplement pas respecté, l'opportunisme et les retournements de veste de tous les côtés, me font à nouveau ressentir du désintérêt, voire du dégoût pour cette campagne.

Pour tout dire, je comprends qu'une partie des gens, en réaction au spectacle pathétique auquel ils assistent, veuillent voter encore plus aux extrêmes.

mardi 28 mars 2017

Alimentation et hygiène de vie... quelques considérations terre-à-terre pour cette quatrième grossesse



J'ai relu un billet que j'avais écrit il y a deux ans... et qui reste parfaitement d'actualité aujourd'hui.
Je l'avais écrit quand ma petite troisième avait un peu plus d'un an, et que j'avais -enfin- eu le déclic pour me motiver à perdre les kilos que je n'arrivais pas à perdre naturellement (j'y écris précisément les raisons de ma motivation).
Quatre mois après, j'avais publié le bilan et les progrès accomplis ici.

Au bout de deux ans, et évidemment avant de tomber enceinte à nouveau, je n'avais pas repris de poids. Je pense que ce qui a fonctionné, c'est que c'est tout sauf un régime, que j'avais entrepris (je n'ai jamais fait de régime de ma vie et la simple idée de ce mot me parait folle)... mais un "simple" rééquilibrage alimentaire. 
Plutôt que de me priver drastiquement pendant une courte période ultra-frustante, en focalisant de manière anti-naturelle sur les calories, la balance... pour évidemment me lâcher encore plus une fois le "régime" terminé... j'avais entrepris de modifier, sur le long terme (voire pour toujours), certaines de mes habitudes (certaines que j'ai, il est vrai, modifié drastiquement). Et ça a été super efficace.

Enceinte, aujourd'hui, ce sujet reste évidemment, pour moi, d'actualité, et important.

(je re-précise, par prudence, comme dans mes billets précédents sur le sujet, que c'est éminemment personnel, subjectif, que mon rapport à mon corps est quelque chose qui n'a rien de général... il n'y a donc ni leçon, ni jugement adressé à celles qui ne voient pas les choses comme moi, mais plutôt une petite réflexion sans prétention et un simple partage sur mes "bonnes pratiques"... parce que selon moi, ces choses-là restent, tout de même, et à fortiori lors d'une quatrième grossesse, super importantes pour avancer dans la vie en étant bien dans sa peau et dans sa tête. Même si je sais que cela peut passer, aux yeux de certains, pour des préoccupations "superficielles"... au fond de moi je suis persuadée de l'inverse ;-)

jeudi 16 mars 2017

Trois, puis bientôt quatre enfants: Leurs écarts d'âge.




Quand j'étais dans ma phase "tableau excel, swap et autre bilan comptable avantages/inconvénients, pour ou contre un petit quatrième" (la phase de questionnements un peu ridicules, a posteriori), la question de l'écart d'âge de cet éventuel bébé avec ses frère et soeur s'était posée.
(tout comme chez Mini-reyve, je viens de lire son billet)

Mes enfants ont bientôt 9 ans, 6 ans et demi, 3 ans.

"Et il y va avoir un gros écart entre l'ainée et le dernier, et est-ce qu'un bébé ça va les intéresser, et est-ce que ça ne va pas carrément les gêner, et, et...
En somme, et pour pousser un peu le raisonnement à son maximum... et si ce bébé naissait trop jeune?" (hé hé).


lundi 13 mars 2017

Quatrième grossesse et regard des autres

  

 Pendant ma troisième grossesse, j'ai reçu énormément de réactions négatives de la part de gens plus ou moins proches, et notamment de beaucoup d'inconnus, ce qui avait le don de... m'étonner. Ca m'a endurcie, clairement. (Fort heureusement, ma famille, la plupart de mes proches, avaient tous accueilli la nouvelle avec joie... le modèle de "trois enfants" étant vu comme très normal par beaucoup de mon entourage, ouf).

Beaucoup de remarques, de commentaires, de sourcils levés (voire d'airs dégouttés). 
C'est là que j'ai compris que j'allais commencer à être un peu décalée par rapport à ce qui est promu dans la société.
 
Pour ma quatrième grossesse, j'ai l'impression, bizarrement, que la nouvelle est acceptée plus facilement. Je suis évidemment bien plus distanciée des remarques toxiques, j'ai évolué, pour me protéger (bien obligée...)
Et peut-être que je dégage, maintenant, plus d'assurance.
 En fait, pour être plus précise, il y a une vraie différence: j'ai l'impression d'être entrée dans une autre catégorie, celle très spécifique des "familles nombreuses", terme aussi péjoratif que positif selon qui l'emploie... et que l'heure n'est plus au débat. On n'est plus le cul entre deux chaises, on a déjà "basculé"... c'est irrévocable et les gens l'ont acté.


vendredi 10 mars 2017

"Comment éviter de se fâcher avec la terre entière en devenant parent", de Béatrice Kammerer et Amandine Johais.



Un des avantages de ma petite rubrique "lecture" sur mon blog, c'est que je reçois régulièrement des bouquins, des premiers romans ou des essais... et j'aime beaucoup m'atteler à lire ce qu'on m'envoie, quand ça rentre à peu près dans le cadre des sujets que j'aborde ici (même si je suis plutôt très ouverte à la découverte!) et en faire ma critique.
Je fais aussi, et principalement, des critiques de livres que je me suis procurée toute seule, comme une grande.

J'ai, cette fois-ci, reçu le livre de Béatrice Kammerer (diplômée en science de l'éducation, fondatrice des Vendredis Intellos, un site participatif d'éducation populaire aux questions de parentalité et d'éducation, journaliste chez Slate et mère de cinq enfants) et d'Amandine Johais (diplômée en droit des affaires, rédactrice web, blogueuse, et membre des vendredis Intellos depuis le début, mère de trois enfants).


"Comment éviter de se fâcher avec la terre entière en devenant parent: la parentalité en 9 questions qui divisent" (éditions Belin)... voilà un titre complet et accrocheur!

Lectrice régulière d'essais, je ne suis pas pour autant fan des livres de conseils en tous genres sur l'éducation, la parentalité, plus globalement les guides "psycho" censés nous apprendre à mieux vivre, voire à vivre tout court.
J'aime lire pour réfléchir, me documenter, comprendre... pas pour chercher des réponses toutes faites.
Je suis donc plutôt du genre à fuir les ouvrages de "développement personnel", souvent très marketing, de gourous auto-proclamés, ou, peut-être pire encore, les énièmes bouquins de "blogueuses influentes"sur l'inépuisable sujet de la maternité, qui sont souvent vides et caricaturaux, et dont la fausse impertinence se démode très vite.

Je vous avertis donc tout de suite: ce livre n'entre pas du tout dans cette catégorie.


mercredi 8 mars 2017

DIY: fabrication d'un petit bureau "maternelle", optimisation des chambres et préparation du nid pour l'arrivée du petit quatrième



Dans la série "frénésie de bricolage, optimisation de rangement des chambres d'enfant, et hyperactivité pendant la grossesse", voilà une nouvelle petite réalisation...

Voici un moment que je voulais transformer une simple petite table de jeu grise, en notre possession depuis quelques années (modèle ici, avec la chaise assortie) en un bureau un peu plus organisé pour ma petite troisième, en petite section cette année, afin qu'elle puisse un peu ranger ses feutres, feuilles et autres dossiers importants.


mercredi 1 mars 2017

Mais comment faites-vous pour accorder du temps à chacun de vos enfants?



"désolée les enfants, vous allez devoir aller sur cette jolie plage, mais tous les trois en même temps. Soyez assurés de mes scrupules les plus intenses. "


"Il faut consacrer du temps à ses enfants". "Au sein d'une fratrie, attention à bien consacrer du temps à CHACUN de ses enfants". "Il faut individualiser ses enfants".

Vous aussi, vous l'entendez parfois, cette règle, dans la bouche de votre entourage? Cet objectif que se fixent beaucoup de jeunes mères, ce credo qui freine même certaines dans l'envie de donner un petit frère ou une petite soeur à leur premier né, trop effrayées à l'idée de créer des injustices entre eux?
C'est même parfois vous-même, comme une grande, qui vous créez cette petite voix intérieure, celle qui vous rappelle à votre culpabilité maternelle...


dimanche 26 février 2017

Vacances de février... à domicile




Et si je renouais un peu avec ma rubrique des Petits Bonheurs? Des photos, peu de texte... pour se remémorer les petits moments simples et agréables de la vie avec les enfants, les bonheurs d'ici et maintenant... 

Ici, pas de vacances pour nous en février cette année... j'étais souvent seule la journée avec les enfants. 
Pas spécialement stressée à cette idée, j'étais même plutôt ravie d'avoir deux semaines à fond avec eux, pour qu'ils déconnectent du rythme effréné de la vie quotidienne, faite de contraintes horaires, d'activités un peu partout et d'un peu trop de "dépêchez-vous!".
Ma grossesse ne me gêne pour l'instant aucunement et ne m'a pas enlevé d'énergie... je suis même consciente d'être plutôt à fond en ce moment, assez hyperactive, pleine d'envies et décidée à ne pas gâcher une seule journée (avant que les forces ne me quittent, à la fin...).

lundi 20 février 2017

Alors, c'est comment d'être -encore une fois- enceinte?




Eh oui, c'est vrai, ça, ça change quoi? Eh bien ça change tout, et rien à la fois.


Ca a beau être la quatrième fois, c'est toujours une nouvelle aventure. 

Avec d'un côté les mêmes joies (les mouvements du bébé, les RDV mensuels chez le gyneco pour l'échographie), les mêmes projections, rêves, fantasmes (et le plaisir des petits vêtements à acheter...), mais aussi la fatigue qui ressurgit, les privations et les frustrations (la vie sans apéro n'est plus vraiment la vie, n'est-ce pas... et puis rien ne lui est interdit, à l'homme, ni sport ni bouffe ni excès ni rien...) les mêmes zones d'ombre aussi (il faut accepter ce corps qui prend des formes, s'engraisse comme par magie des le début, alors que je fais tout de meme attention... et à chaque fois c'est une épreuve pour moi, une consternation de découvrir de la cellulite et des rebondis à des endroits où j'avais bien pris soin de les maintenir éloignés, avec l'éternelle question: mais comment vais-je retrouver forme humaine après? Je cogite déjà à un petit programme de remise en état de la bête apres l'accouchement, ambiance boxeur qui doit se retaper et s'assécher avant de remonter sur la balance )...



dimanche 12 février 2017

Couture: une Reine des Neiges revisitée...



Et voici ma dernière réalisation couture.. Carnaval de l'école oblige, une Elsa revue et corrigée pour ma petite dernière, en taille 3 ans (mais qui pourra être rallongée et durer quelques années).


jeudi 9 février 2017

DIY "un coin à soi": optimisation du rangement de mon mini-atelier de couture.





Voilà trois ans que j'ai décidé d'apprendre (toute seule) la couture... manuelle et créative, dotée de charmants nains à habiller, je me suis logiquement prise de passion pour  cette activité.
La petite frustration bien connue de beaucoup d'amatrices (en terme de couture, par convention, j'accorde directement au féminin, hein, c'est mon côté réac), c'est celle-ci: où diable ranger tout le matériel? Où s'installer pour coudre?


lundi 30 janvier 2017

Interlude cuisine: Mes lasagnes.




Une fois n'est pas coutume, et sans transition aucune par rapport à mon dernier billet, je ne vais vous parler ni grossesse, ni même politique, primaires, démocratie ou encore Trump, mais... lasagnes.

Ayant posté une petite photo hier sur les réseaux sociaux, et après avoir reçu des demandes, je vous publie donc ici ma petite recette!

Ces lasagnes n'ont pas de recette d'origine précise, elles sont le fruit d'essais personnels et peaufinages répétés, souvent le dimanche soir d'ailleurs, depuis des années et des années.
Le résultat commence à être vraiment pas mal, à en juger par les yeux qui brillent et la bouche qui salive de mon italien de mari, à chaque fois que j'apporte le plat sur la table, ainsi que ses râles de satisfaction et autres onomatopées de plaisir, une fois le plaisir consommé.


samedi 21 janvier 2017

"Quatre ou pas cap"... la suite.





Je vous remercie beaucoup pour tous vos mots suite à mon précédent billet. Ils concrétisent un peu plus le bouleversement que je suis en train de vivre.
Et, au vu de vos commentaires, j'ai comme l'impression d'avoir, en exprimant mes tergiversations très personnelles, touché à un sujet universel. Quelque soit le nombre de vos enfants, il a remué les certitudes de certaines d'entre vous, voire poussé d'autres dans leurs retranchements! 
Je suis bien consciente que j'ai semé les graines, sans le savoir, de discussions de couple enflammées sur l'oreiller (pardon!)... ce qui aura peut-être pour conséquence, qui sait, de faire mentir l'année prochaine le chiffre décroissant de la natalité que l'INSEE vient de publier, hé hé!


vendredi 20 janvier 2017

Quatre ou pas cap? Questionnements sur le désir d'enfant et monologues intérieurs.




Je crois que là, c’est bel et bien fini, on est arrivé au bout.

On a enfin trouvé notre équilibre avec nos trois enfants. La petite dernière a mis tellement de temps à faire ses nuits... Et tous mes efforts pour retrouver ma ligne? mon corps enfin remusclé, mes maillots deux-pièces, et mes jeans fétiches, que j'ai rachetés en plusieurs quantités? 

La grossesse... quelle épreuve, quand-même, la grossesse! Sans parler de l'accouchement... le dernier a été difficile, douloureux, risqué... l’hémorragie de la délivrance, tu te souviens? Où quand ton gynéco se transforme en vétérinaire de campagne… Du sang partout, une vraie boucherie. Jusqu’aux coudes, il en avait.


mardi 17 janvier 2017

"Tombée du Nid", "Petit à Petit" (de Clotilde Noël), des livres qui poussent à réfléchir sur l'accueil de la trisomie 21 et du handicap.




Cela fait quelque temps que j'ai reçu le deuxième livre de Clotilde Noël, "Petit à Petit", et je n'avais pas encore pris le temps de vous en parler.

Dans un premier billet, je vous parlais de mon coup de coeur pour son premier livre, "Tombée du nid",  écrit à partir de son journal et retraçant le chemin que cette mère de six enfants avait parcouru, avec son mari, pour adopter un enfant trisomique.
Le livre se terminait une fois leur petite Marie enfin accueillie chez eux.